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lundi, 02 septembre 2013 13:22

Spécial Auditeurs du 1er septembre 2013 : le poète Sohrâb Sepehri

IRIB- Chers amis, dans la seconde partie du Spécial Auditeurs, nous vous proposons d'écouter, d'abord, les messages de nos auditeurs et internautes.

Puis, c'est du poète-peintre novateur iranien, Sohrab Sepehri, dont nous vous entretiendrons.

- Amis auditeurs, il est temps de lire les messages de nos amis internautes et auditeurs. Le premier message nous est parvenu de notre chère auditrice belge, Hadassah BORREMAN, qui s'exprime ainsi sur ce titre : «Livraison de 400 tonnes d'armes aux terroristes, en Syrie, ces 24 dernières heures». Elle nous dit :

- «Cela m'échappe. Ce n'est pas la première fois que je me pose cette question. Quelqu'un peut-il m'expliquer comment l'armée syrienne et la police ne puissent pas contrôler ce (les armes et les terroristes mêmes) qui viennent, dans le pays, par les frontières et les aéroports. Je sais bien que la frontière avec la Turquie est longue, mais quand même ! Cela ne vaudrait-il pas la peine d'investir plus de forces, actuellement, limités à 20% ? Cela éviterait d'agrandir le potentiel de danger ... la terreur et l'effusion de sang à venir».

- Chère amie, merci pour votre message et à la prochaine !

- Le deuxième message est d'un cher ami nommé, Vivi NGUGI, qui réagit à cette information : «Guerre contre la Syrie : "Le Hezbollah met en garde"!». Il nous dit :

- «DIEU TOUT PUISSANT, DIEU DES FAIBLES, DIEU DES INNOCENTS,  DIEU DE LA SYRIE, DIEU DU MONDE, nous Te supplions, empêche les Occidentaux de détruire le peuple syrien et la Syrie. Le monde s'écroule dans quelques jours. MERCI DIEU QUE TU AS ENTENDU CETTE PRIERE»

- Cher Vivi NGUGI, nous vous remercions pour votre réaction et nous vous invitons à poursuivre votre correspondance avec notre rédaction. Ami, à très bientôt!

- Chers auditeurs, nous vous proposons, à présent, un programme sur le poète-peintre contemporain et novateur iranien, Sohrâb Sepehri. Mais d'abord, deux infos sur Sepehri :

- A l'occasion du 85ème anniversaire de Sohrâb Sepehri : colloque d'un jour, à Howza-Honari : L'institut culturel de howza-Honari a l'intention d'organiser un colloque, dans les locaux de ce centre, à l'occasion du 85ème anniversaire du poète contemporain, Sohrâb Sepehri. La fondation Sepehri chargée de sauvegarder et propager la pensée de ce poète, organisera, lundi 15 Mehr du calendrier iranien, cette réunion d'un jour, en partenariat avec le centre des créations artistiques de cet institut. Selon Ali-Reza Fini, directeur de cette fondation, divers programmes seront au menu de ce colloque de commémoration.

- Exposition des tableaux de Sepehri : Il a ajouté que des discours seraient prononcés,  et une exposition des tableaux  de Sohrâb datant des années 39 et 40 du calendrier iranien aurait lieu. Ce colloque d'un jour se tiendra, dans la salle Soureh de Howzeh, à partir de 15h.

- Le peintre de la poésie persane contemporaine, Sohrâb Sepehri, est, à n'en pas douter, l'un des plus grands poètes de l'Iran moderne. Il naquit, en 1929, à Kâchân, la ville qu'il affectionnait, surtout, pour son désert. Celui-ci évoque, pour le poète, la solitude, l'immensité et la liberté ; des thèmes qui informent l'œuvre sepehrienne. Par là même, il suggère à son lecteur "imaginaire" d'être " immense, solitaire, modeste et solide". Lui-même, il vécut en solitaire toute sa vie. Reconnu comme peintre, avant d'être élevé aux premiers rangs de la poésie moderne, Sohrâb publie son premier recueil, La Mort de la couleur, en 1962. Viennent ensuite : La vie des sommeils, Les décombres du soleil et L'Orient de la douleur. Ces derniers se font l'écho de la poésie nimaienne.

- C'est dans Les pas de l'eau, Le voyageur, et surtout, L'espace vert, qu'on entend les pas d'une nouvelle poésie, pure et transparente, laquelle est à la recherche des origines, en empruntant la voie de la simplicité. Intimité et clarté y prennent, donc, une place prépondérante. Sohrâb est, effectivement, le poète de l'eau et de la lumière. De ce point de vue, l'eau constitue, dans son œuvre, un purificateur, qui rend neuf les regards. L'eau est la clarté. Elle va à l'encontre des complexités.

- Ce regard paisible qu'il porte sur le monde lui attira, certes, de sévères critiques, de la part des intellectuels de l'époque, qui exigeaient de lui de combattre avec eux les misères sociales. Cependant, le poète reste à l'écart des courants, des idées politiques, ce qui ne veut d'ailleurs pas dire qu'il restait en dehors de son temps. Au contraire, sa poésie, dans son ensemble, est une réaction contre la violence des temps modernes. Dans cette optique, il offre place, dans son œuvre, à tout ce qui aura su adoucir notre monde. L'image et le mot s'y entrelacent, afin de donner naissance à une phrase, qui "coulerait comme de l'eau", et dont la transparence ne signifie en rien qu'elle ne soit profonde. Le mysticisme de la poésie sepehrienne prend son origine dans cette même simplicité, voire, la pureté qu'on trouve, dans son éloge de la lumière, la vérité et l'amour. Le poète cherche, effectivement, par la poésie, aussi bien que par la peinture, à nous rappeler ce commencement originel où  la vie n'était qu'une pluie de fête et de printemps...une vasque de musique. Ce mysticisme s'abreuve, notamment, aux cultures de l'Extrême-Orient. Sohrâb effectua, entre autres, des voyages, au Japon, en Inde et en Chine. D'où vient sa passion, pour des pensées bouddhistes et taoïstes. La nature se trouve, ainsi, au coeur de son œuvre, et sa poésie évoque le Haïku japonais : une poésie courte, pleine de sensations, et qui fait l'éloge de la nature. Celles-ci marquent, aussi, ses toiles.

- La solitude et le voyage constituent d'autres thèmes de la poésie sepehrienne. Le poète aspire toujours au voyage. Cela constitue le côté exotique de son oeuvre. " Il faut partir ", répète, maintes fois, le poète, qui s'ennuie, dans "cette ville", symbole du monde que l'on s'est construit, où "il n'y a personne, pour éveiller les héros dormant au bois de l'amour". Sohrâb concevait, ainsi, toute la vie, comme un voyage, et l'homme, comme un voyageur. En lisant ses poèmes, on est atteint de "cet étrange sentiment qu'a un oiseau immigrant". Et on entend, incessamment, une voix qui chuchote à nos oreilles, et qui nous appelle au voyage :

-On termine ce programme par une info culturelle : Les célébrités iraniennes, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.  Le secrétaire du comité national de l'UNESCO, en Iran,  a fait état de l'inscription  de trois figures culturelles iraniennes, sur la liste du patrimoine mondial. Selon l'ISNA, citant Mohammad-Reza Saïd-Abadi, Nedjmedine Kobra, grand soufi, et Fakhredine Araghi, grand poète  iranien, sont inscrits, et cette inscription sera finalisée, en octobre, lors de la session de l'UNESCO, à Paris.

-Chers amis, ce programme s'achève ici. Nous vous prions de nous faire part de vos critiques ou suggestions sur tous les sujets qui vous font réagir. A la prochaine!

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