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mercredi, 21 août 2013 13:27

Seconde Partie : Spécial Auditeurs du 17 août 2013 : Morshed Valiollâh Torâbi

IRIB- Dans la seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques mails de nos amis internautes et auditeurs, puis, viendra le moment de vous entretenir de sujets culturels, notamment, la narration populaire iranienne.

-Nous donnons maintenant la parole à nos amis auditeurs qui ont réagi aux informations et articles publiés sur notre site internet.

Notre ami Ali réagit à ce titre : «Une seule chose unit les Égyptiens : l'anti-américanisme!», et ajoute :

- «Le peuple américain doit faire sa révolution, la réalité est là, les élites de son pays sont en train de nuire à ses intérêts, dans le monde».

- Cher Ali, merci pour votre remarque, et à bientôt sur nos ondes !

- Hadassah BORREMAN commente cette information «le chef du renseignement saoudien, Bandar Ben sultan, à Poutine : "La crise syrienne n'a qu'une solution militaire"!! », et de dire :

- «C'est certain, plus le temps passe, plus les réelles intentions se dévoilent. Ici, dans cet article, la colère de Bandar montre que les opposants ne veulent pas le règlement de la crise syrienne avec les possibilités légales existantes.  Poutine, de son côté, aurait «écouté, avec patience et très poliment» ce bandit ; il ne resterait que la solution militaire. Je veux croire Assad, qu'il a confiance dans son armée, mais ne serait-il pas aidé, si les missiles russes S-300 étaient livrés ? Il semblerait que Poutine aurait décidé de ne pas les livrer, avant 2014, bien que Damas ait payé un acompte de plusieurs centaines de millions de dollars ! Veut-on nous refaire le même cinéma avec la Syrie, comme ils l'ont fait avec l'Iran ?»

Cher auditrice, nous vous remercions infiniment, pour votre fidélité et vos judicieuses réflexions, et nous vous disons au revoir et à très bientôt !

-Chers amis de la Voix de la RII, nous vous proposons, à présent, un sujet sur le maître des conteurs traditionnels iraniens,  Morshed Valiollâh Torâbi, qui vient, malheureusement, de nous quitter.

- Morshed Valiollâh Torâbi, le grand conteur iranien, est mort, le 3 août, des suites d'une longue maladie, à Téhéran.  Il était né, en 1936, dans la province Markazi, contrée des conteurs virtuoses. Tout enfant, il immigre à Téhéran. Très connu, il était aussi l'un des enseignants les plus célèbres du naqqâli (narration populaire)  et un  acteur de ta'zieh (ta'ziehkhân), autre forme de narration traditionnelle consacrée à l'histoire religieuse de l'Imam Hossein, (béni soit-il). Morshed Valiollâh Torâbi était  le dernier à conter, à la manière safavide.

- Le naqqâliest une forme du  théâtre traditionnel pratiqué par Morshed Valiollâh Torâbi, sans musique, ni supports visuels. Ce que jouait ce grand naqqâl était  basé sur un texte appelé «toumâr». Le mot «toumâr» signifie, en persan, «rouleau de parchemin». Ce texte est construit, à partir de livres iraniens anciens, comme le Shâhnâmeh («Livre des Rois») de Ferdowsi. Les relations avec la littérature persane et les récits religieux sont nombreuses. Un seul individu peut jouer jusqu'à 20 ou 30 personnages. Ce qui est intéressant est la puissance d'expression du conteur. Il construit ses personnages, grâce à sa voix. L'interaction avec le public est continue. Lorsque le spectacle commence, les gens présents oublient qu'ils ont leur verre de thé à la main ou qu'ils viennent d'allumer une cigarette. A l'époque safavide, les conteurs jouaient dans la rue et les marchands venus d'Irak ou d'ailleurs les écoutaient et reproduisaient leurs histoires, en langue arabe, dans leurs propres pays. Morshed Valiollâh Torâb pratiquait un autre type de narration traditionnelle, le pardehkhâni ou souratkhâni. Il relate des histoires, en se basant sur des pardeh, des rouleaux de toiles peintes.

- Et pour finir quelque mot sur cette forme narrative traditionnelle qu'on appelle Naqqāli. Le Naqqāli est la forme la plus ancienne de représentation théâtrale, en Iran, et a longtemps joué un rôle important, aussi bien, dans les cours, que dans les villages. Le conteur - le Naqqāl - raconte des histoires en vers ou en prose, tout en faisant des gestes et des mouvements. Parfois, aussi, son récit s'accompagne d'une musique instrumentale et est illustré par des rouleaux de toile peints. La fonction des Naqqāls relève, à la fois, du divertissement et de la transmission de la littérature et de la culture persanes. Ils doivent connaître les expressions culturelles, les langues, les dialectes, ainsi que la musique traditionnelle de leur région. Le Naqqāli requiert un talent immense, une très bonne mémoire et un don d'improvisation, pour captiver le public. Les Naqqāls sont vêtus simplement, mais ils peuvent, aussi, porter un vieux casque ou une brigandine, durant le spectacle, afin de mieux représenter les scènes de batailles. Les Naqqāls femmes se produisent devant des publics mixtes. Il y a peu de temps encore, ces artistes étaient considérés comme les principaux gardiens des contes populaires, des épopées ethniques et de la musique populaire iranienne.

- Le Naqqāli était, autrefois, joué, dans les cafés, sous la tente des nomades, chez les gens et dans des sites historiques, comme les anciens caravansérails. Cependant, la désaffection des cafés et l'apparition de nouvelles formes de divertissement ont détourné le public des spectacles de Naqqāli. Le vieillissement des maîtres conteurs, les Morsheds, et le désintérêt croissant des jeunes générations ont entraîné une diminution brutale du nombre de Naqqāls talentueux, menaçant la survie de cet art dramatique.

- Et pour terminer cette émission, voici 4 infos culturelles :

- Diplôme d'honneur du festival Louis François, décerné à deux adolescentes  iraniennes

- Deux adolescentes  iraniennes ont réussi à décrocher le diplôme d'honneur et le prix du concours international des Arts figuratifs Louis François, en France. Ce concours de peinture a eu lieu, avec pour thème «Là où je suis né», et parmi les lauréats, figuraient les noms d'Asma Hadj Mohammadi, et Sanaz Rahimi, toutes deux âgées de 12 ans. A ce concours de peinture, qui s'est déroulé, à Troyes, en France, participaient plus de 4.500 œuvres de  50 pays.  Le Foyer  iranien pour la formation instinctuelle des Enfants et des Adolescents avait envoyé à ce festival 768 œuvres de ses membres.

- Grand concert des joueurs de tanbour, pour aider les malades hémophiles : Ce grand concert des musiciens de Tanbour du groupe Mehr-Ayïn  aura lieu, dans la salle Andisheh de Howzé-Honari. A ce concert  participent plus de 80 instrumentistes de tanbour, ainsi que 15 percussionnistes âgés de 5 à 60 ans. Mehrdad Maleki, grand maître de Tanbour, dirige le groupe des joueurs de tanbour, et celui des percussionnistes sera dirigé par Mohsen Taqi-Nejad, grand maître de Daf, en Iran. Tous les revenus de ce concert seront versés  à la Fondation d'hémophilie d'Iran.

- Un photographe iranien habitant la province du Guilan, élu meilleur photographe du concours international de la photographie : Selon le correspondant de l'IRIB, Ali-Reza Ezzati a été élu comme meilleur photographe de cette compétition internationale,  avec une photo intitulée «Le travail des femmes». La dite photo a été choisie parmi les 48 photos envoyées au concours. Les compétitions internationales de photographie, ayant pour thème la femme, «Woman», se déroulent, à présent, en Ukraine.  Cette photo sera, ensuite, présentée, lors d'une exposition, dans ce même pays. Rappelons que la province du Guilan se trouve au Nord d'Iran.

- La grotte Namakdan de l'île de Qeshm, sur le point de devenir patrimoine mondial : Le président du géo-parc de la zone franche de l'île de Qeshm a affirmé que la grotte Namakdan (grotte saline), la plus longue grotte du monde, sera enregistrée sur la liste  du patrimoine mondial. Eqbal Zobeiri a ajouté : «Conformément aux consultations effectuées avec l'Association de Spéléologie, nous sommes en train d'élaborer des directives, pour parvenir à un certain résultat». D'après ce responsable, cette grotte est la plus longue du monde, en son genre, et pour pouvoir l'enregistrer, on avait besoin d'informations préliminaires sur la longueur, la situation géographique, ainsi que d'une carte et des photos de la grotte, et toutes ces informations seront disponibles, en septembre prochain. Selon les Relations publiques de la zone franche de Qeshm, la grotte saline de Namakdan, longue de plus de 6.800 mètres,  a été découverte,  en 1384 du calendrier iranien et passe pour être l'une des sept merveilles de l'île. L'existence de stalagmites de sel, dont certaines ont une longueur de plus de 3 kilomètres, ajoute à la beauté de ce site.

Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés de notre radio. Réagissez aussi aux informations et envoyez-nous vos commentaires. Je vous rappelle que vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran et votre propre pays.

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