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lundi, 12 août 2013 12:16

Seconde Partie : Spécial Auditeurs du 10 août 2013 : Le zurkhâne iranien (gymnase traditionnel)

Seconde Partie : Spécial Auditeurs  du 10 août  2013 : Le zurkhâne iranien (gymnase traditionnel)
IRIB- Dans la seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques mails de nos amis internautes et auditeurs, puis, le sport du zurkhâne, (gymnase traditionnel iranien), constituera le sujet soumis à votre bienveillante attention.

 

- Nous donnons, maintenant, la parole à nos amis auditeurs, qui ont réagi aux informations et articles publiés, sur notre site internet, mais aussi, nous répondrons à quelques mails envoyés par nos fidèles auditeurs.

- Claude ABAGUY  commente ce titre : "Les USA devront reconnaitre le droit iranien à l'enrichissement"(Bloomberg)", et de dire :

- Il est à noter que, la non résolution de ce problème, est le but recherché par l'entité sioniste, et tout le pesant lobby, qui, par son poids en cash, insuffle au Congrès américain les désirs et sentiments de l'entité occupante du Proche-Orient.

- Les Etats Unis devront reconnaître le droit iranien à l'enrichissement, mais pas de façon directe. Il faut utiliser une littérature autre que celle qui est utilisée habituellement, affirme le site de Bloomberg, dans son éditorial.

- Stalingrad nous envoie un commentaire sur cette information : «L'Allemagne se dit prête à négocier avec l'Iran», et d'ajouter :

- «Bravo à l'Allemagne, qui va pouvoir vendre des voitures Volkswagen, pendant que Renault et Peugeot ont cédé au diktat américain et se sont retirés d'Iran».

- Cher ami, merci pour votre message, et à bientôt sur les ondes de la radio francophone iranienne.

- NASSER réagit à cette information donnée par notre site : «La fermeture des ambassades américaines, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, la France», et de commenter en ces termes :

- «Ce qu'ils ont semé comme haine, ils en récolteront les fruits, durant plusieurs décennies, encore. Le monde sait qu'ils sont en alliance avec Al-Qaïda contre la Syrie. Ce revirement vient, sans aucun doute, du fait d'avoir refusé d'armer encore plus et mieux leurs poulains, pour cause d'échec, dans la mission, et risque que ces armes se retournent contre eux, d'une part, mais aussi, de voir que les "Frères musulmans" ont été lâchés, en Égypte, après les avoir soutenus».

- Cher ami, nous vous remercions pour votre perspicace participation et à la prochaine !

- Chers et fidèles amis, nous allons, aujourd'hui, vous faire découvrir le zurkhâne iranien.

- Les zurkhâne iraniens —littéralement, «maison de la force»— sont des gymnases traditionnels où l'on pratique, depuis plusieurs siècles, un ensemble d'exercices gymniques et de musculation, appelé, depuis 1934, «sport antique», varzesh-e bâstâni. Dans ces gymnases, on enseignait,

Surtout, l'art de la lutte turco-persane, appelée, en Iran, lutte pahlavâni, en souvenir du titre attribué aux champions de ce sport. Mais depuis la création de la Fédération de lutte libre et gréco-romaine, en 1939, les zurkhâne ont été, virtuellement, déchus de ce rôle pluriséculaire.

- Habituellement, les athlètes exécutent leurs exercices, par groupe de dix ou quinze, dans une fosse d'exercice octogonale, le gowd, au rythme du chant d'un maître de musique, le morshed. Celui-ci est assis sur un podium, le sardam, et s'accompagne d'un instrument de percussion, le zarb, et d'une clochette, le zang. Dès 1941, la retransmission quotidienne, par la radio nationale iranienne, des rythmes d'exercices, permit à qui le désirait de s'entraîner à domicile.

- Plus récemment ont vu le jour des séances de sport antique, dans des gymnases omnisports. Ce phénomène traduit, outre l'apparition d'un nouveau type de sportifs, le fait que les athlètes des zurkhâne pratiquent, maintenant, plusieurs activités sportives : culturisme, haltérophilie, art martiaux, football, etc. Les plus vieux athlètes ne cultivaient que la lutte et le «sport antique». Cette diversification a pour conséquence directe l'introduction de certains mouvements gymniques empruntés à d'autres sports, lors des phases d'improvisation acrobatique (shirin-kâri), traditionnellement, autorisées par le programme gymnique du zurkhâne. Le même phénomène d'emprunt a été constaté, dans les épreuves de lutte, où certains balayages au niveau des jambes sont clairement issus des Techniques du judo, que certains lutteurs pratiquent en parallèle.

- Les athlètes, lorsqu'ils se réunissent, dans un zurkhâne traditionnel, forment un cercle à l'intérieur de la fosse, selon une organisation hiérarchique fondée sur l'ancienneté. Les vétérans, pish-kesvat, occupent les places d'honneur, à l'intérieur du cercle, les débutants sont les plus éloignés du podium du morshed. Les regards des athlètes convergent vers le maître de la séance, le miyândâr, qui se trouve au centre de la fosse.

- Pour les grandes occasions —ou les compétitions—, les athlètes revêtent le tonbân; pour leurs exercices quotidiens, ils portent un carré de tissu de couleur rouge noué à la taille, le long. Petit à petit, la vieille classification qui organisait les élèves en «débutants» (nowche) et «apprentis» (nowkhâste), est tombée en désuétude, au profit des

catégories d'âge. En effet, après la création de la Fédération de lutte libre, en 1939, l'adoption des catégories internationales, par âge, et les nouvelles techniques d'apprentissage ne passant plus par l'ancien système du maître et de l'apprenti, mais par des cours collectifs, rendaient caduque cette terminologie.

- Plus récemment, le phénomène a commencé à toucher les jeunes maîtres de musiques des zurkhâne. Ceux-ci, ayant appris les bases musicales nécessaires à la pratique de leur instrument de percussion en cours collectif, n'hésitent plus à prétendre qu'ils ont appris tout seul, là où les vieux morshed sont fiers de se remémorer, jusqu'à la troisième ou quatrième génération, les lignées de leur propre maître de musique.

- Les outils de musculation sont au nombre de quatre : des quilles en bois appelées mil, qui pèsent de deux à vingt kg, se manient par paire; des arcs de fer, les kabbâde, dont le poids est fixé à douze ou seize kg, que l'on agite, alternativement, de gauche à droite, au-dessus de la tête; des panneaux de bois, les sang, d'environ quarante kg, chacun, que l'on manie, également, par paire, couché sur le dos; une petite planchette de bois munie de pieds, le takht-e shenâ, sur laquelle l'athlète effectue avec les bras divers exercices de tractions.

- Les origines et l'évolution des formes de ces instruments sont des faits complexes, difficile à étudier. Il n'est guère probable que leurs formes soient la marque d'antiques armes de combat. D'autres mouvements d'assouplissement et d'endurance sont accomplis sans l'aide d'aucun instrument.

- Les défenseurs les plus acharnés de la lutte pahlavâni affirment que l'on enseigne, dans les zurkhâne, une philosophie de la vie, qui trouve son origine dans une vieille tradition morale et spirituelle, maintes fois, recomposée, la javânmardi, la chevalerie mystique islamique. Exclusivement réservé aux hommes, pour d'évidentes raisons de pudeur, le zurkhâne est un lieu où sont surtout exaltées les qualités de l'identité masculine traditionnelle (la mardânegi), pré-requis de la javânmardi, mais que beaucoup confondent avec l'idéal de la javânmardi, elle-même. C'est ainsi que la séance fournit l'occasion de rappeler les devoirs des uns et des autres : devoirs de générosité, d'entraide, de courage, de fidélité, de respect des aînés et de la parole donnée... Autant de moments de prises de paroles valorisantes impliquant athlètes et spectateurs, pendant lesquels des groupes d'amis soudés ont le plaisir de célébrer les valeurs qui les fédèrent. Moments où tout un chacun peut trouver le réconfort d'une vraie solidarité, pour peu qu'il en soit jugé digne. Le zurkhâne est, donc, un lieu d'intégration et de distinction sociale où peuvent s'affirmer certains liens sociaux et qui permet d'exercer son corps».

(Référence électronique : Philippe Rochard, «Les identités du zurkhâne iranien», Techniques & Culture [En ligne], 39 | 2002, mis en ligne le 12 juin 2006, consulté le 08 août 2013. URL : http://tc.revues.org/208)

- Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés de notre radio. Réagissez aussi aux informations et envoyez-nous vos commentaires. Je vous rappelle que vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran et votre propre pays. Chers amis, au revoir et à bientôt sur la radio francophone iranienne !

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