This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
dimanche, 04 août 2013 11:36

Seconde Partie : Spécial Auditeurs du 3 août 2013 : Saison Froide

IRIB- Dans la seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques mails  de nos amis internautes et auditeurs  et nous vous présenterons la traduction d'un poème de  Forougfh Farrokhzad.

- Nous donnons, maintenant, la parole à nos amis auditeurs, qui ont réagi aux informations et articles publiés, sur notre site internet, mais aussi, nous répondrons à quelques mails envoyés par nos fidèles auditeurs.

- Un cher auditeur et internaute, qui se désigne sous le nome de Felly, commente cette information : «Démonstration des capacités de défense de la RII, à l'occasion de la "Journée de l'Armée"», et dit :

- «Ahmadinejad a vraiment raison. Les impérialistes américains veulent conquérir la richesse des autres nations par la force».

- Cher Felly, merci pour votre message et à la prochaine !

- Brahim réagit à ce titre diffusé sur notre site : «Le transport du gaz iranien à la Syrie, via l'Irak» et dit :

- «L'Irak, la Syrie et L'Iran doivent créer un espace commun entre leurs trois pays. Je me doute que l'Occident fera des pieds et des mains, pour faire échouer le projet. Et que l'Irak sera confronté à de gros troubles. Mais lorsque la Syrie sortira victorieuse de sa confrontation actuelle avec l'Occident, elle devra, après avoir pansé ses plaies ou pendant, étudier la question avec l'Iran et assurer avec lui, la mise en place de cet espace incluant l'Irak et sa protection, compte tenu que ce dernier ne le peut actuellement. Cette entité de trois pays ayant mis en place plusieurs forces communes verra, alors, enfin, le jour».

- Cher Brahim, nous vous remercions infiniment, pour votre réaction, et vous prions de poursuivre votre correspondance. Ami, à très bientôt !

- Le dernier message de cette édition est celui de Vivi NDUGI, qui commente cette information publiée sur notre site : «Les deux fausses démocraties menacent la vie sur Terre!», et de dire :

- «Les USA, Israël et l'Europe sont à l'origine de tous les malheurs de ce monde. Ils tuent, ruinent les économies des autres pays par des pillages des richesses naturelles, imposent des démocraties par la force,...L'Afrique est témoin de tous les problèmes qui rongent les Africains».

- Cher Vivi,   au cours des 68 dernières années, la plupart des agressions militaires peuvent trouver, comme sources, les États-Unis et Israël. Le reste du monde a raison de voir ces deux gouvernements voyous irresponsables, comme des menaces directes pour la vie sur terre.

- Chers amis, nous vous proposons, aujourd'hui, des extraits du recueil intitulé «Saison froide», composé par  la grande poétesse iranienne, Forough Farrokhzâd, et traduit par Sylvie M. Miller. Le poème a pour titre «amour» :

- Ô Amour unique entre tous,
qu'ils sont sombres ces nuages
conviés par le soleil
pour regarder monter
le jour
Comme si cet oiseau là ne se voyait qu'au tracé
de l'évocation d'un vol
Comme si ces jeunes feuilles que le désir fait soupirer
n'étaient que l'imagination
de marges vertes
Comme si
la flamme pourpre
qui brûle dans la mémoire transparente des carreaux
n'est due qu'à l'évocation innocente
de la lampe

Il vente dans la ruelle
Sur les vieux jardins du malaise
les corbeaux
tournent, reclus et seuls,
et les échelles sont si courtes
Ils ont emporté avec eux
toute la candeur
du cœur
vers le palais des mensonges
Désormais, qui se dressera
pour danser
plonger ses mèches de petite fille dans l'eau vive
renvoyer d'un coup de pied
la pomme qu'elle avait fini par cueillir,
puis respirer ?

Je suis pauvre
pauvre
pauvre
je suis pareille aux silences
entre les mots cléments du pauvre
et mes blessures sont d'amour
toutes d'amour, d'amour, d'amour
j'ai préféré cette île errante
à l'orbite de l'équateur,
à l'éruption des montagnes
et son secret - à cette alliée
dont les plus petits fragments ont fait naître le soleil -
est de s'être morcelée
De même que je cesserai de délimiter les marges,
je cesserai de compter,
et je me refugierai
loin des tracés élémentaires, dans l'évidence des plans larges

Tu étais bon, mon amour
Amour unique entre tous
si bon, lorsque tu mentais,
si bon, lorsque tu fermais leurs paupières
aux miroirs,
lorsque
tu cueillais des lustres
leurs pétioles
de métal
lorsque
tu me prenais au noir de l'oppression
pour m'emmener
au pâturage de l'amour
jusqu'à ce que,
ahurie,
la vapeur
- celle qui suit
les feux que la soif allume -
s'asseye sur l'herbe des rêves

Pourquoi n'ai-je pas regardé ?
chaque moment de bonheur
savait qu'il ne resterait que des ruines de tes mains
et je n'ai pas regardé
jusqu'au moment où la fenêtre
de l'horloge s'est ouverte
et le triste canari
se mit à chanter quatre fois
se mit à chanter quatre fois
Et moi j'étais exaltée
tout comme cette femme frêle
dont les yeux étaient pareils au nid vide des Simorghs
et qui, je crois, dans la mouvance de ses cuisses, transportait
la vision pure de ma joie
vers la couche de la nuit

Peignerai-je, encore une fois, ma chevelure dans le vent ?
Planterai-je, encore une fois, le parterre
de violettes ?
Replacerai-je des bougeoirs dans le ciel de la fenêtre ?
Me remettrai-je à danser sur les verres encore une fois ?
et la cloche de la porte me fera-t-elle me languir
de l'entendre, encore une fois ?

Et qu'est-ce que c'est que le silence,
Amour unique entre tous ?
qu'est-ce-que c'est que le silence,
sinon des mots qu'on ne dit pas ?
Je suis lasse de parler,
mais le langage des oiseaux
dit qu'il existe des mots
pour célébrer la nature

Le langage des oiseaux
dit
printemps, feuillages, printemps
il dit
brise, parfums, brise
le langage des oiseaux
ne survit pas
aux fabrications en chaîne

Qui est-il, cet homme qui
s'engage vers l'éternité
en quête d'un instant de foi ?
- qui remonte son réveil permanent
selon les lois
mathématiques de soustraction,
de division ?
Qui est-il,
cet homme qui
ne sait pas que le chant du coq
annonce l'évidence du jour ?
il connaît, à ses fumets, l'annonce du petit déjeuner

Qui est- il,
cet homme dont la tête est couronnée d'amour
et qui s'est décomposé parmi ses vêtements de noce ?
En fin de compte, le soleil,
dans un moment singulier,
a cessé de rayonner sur les deux pôles en détresse
Toi, tu t'es mis à sonner creux
du vide des faïences bleues
et moi, mon abondance est telle
qu'on récite les prières
sur la trame de ma voix
Salâm ! Ô nuit immaculée

Salâm ! Ô nuit qui transforme les yeux des loups du désert
en orbites caverneux de croyance et de confiance
Et au bord de tes ruisseaux,
la brise des saules - la brise douce
sent l'approche des cognées

Salâm ! Ô Singularité d'une solitude !
Empare-toi de la chambre
car
toujours, les nuages noirs
portèrent en eux l'absolution
des regrets les plus récents
Et de savoir
- en la présence d'une bougie - que la dernière,
la plus allongée de ses flammes,
n'est que chimère,
est un mystère illuminé

Soyons confiants
en ce début de saison froide,
en les dépouilles du jardin
de l'illusoire,
les faucilles émoussées et oisives,
les semis emprisonnés

Vois cette neige qui descend...
Peut-être que la vérité était ces mains
ces deux jeunes mains
enfouies
sous les volées de neige
L'année prochaine, quand le printemps
s'accouplera avec le ciel, aux carreaux de la fenêtre,
pour exploser dans son corps,
les verts jets d'eau des pousses frêles
feront naître des bourgeons - Ô Amour,
Amour unique entre tous

Soyons confiants en ce début de saison froide !

-Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés de notre radio. Réagissez aussi aux informations et envoyez-nous vos commentaires. Je vous rappelle que vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran et votre propre pays. Chers amis, au revoir et à bientôt sur la radio francophone iranienne !

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir