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dimanche, 28 juillet 2013 11:35

Seconde Partie : Spécial Auditeurs du 27 juillet 2013 : Les transformations de l'image de Saladin, dans les sources occidentales (Dernière partie)

IRIB- Dans la seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques mails  de nos amis internautes et auditeurs, puis, nous vous présenterons la dernière partie de notre sujet sur Saladin.

- Nous donnons, maintenant, la parole à nos amis auditeurs, qui ont réagi aux informations et articles publiés sur notre site internet, mais aussi, nous répondrons à quelques mails envoyés par nos fidèles auditeurs.

- Ferchichi Belgacem réagit aux déclarations de l'ambassadeur iranien, en France, au sujet du nucléaire et ajoute :

- «Je pense que l'Occident sait bien que l'affaire du nucléaire iranien est une fausse manœuvre et il  vise l'indépendance de l'économie iranienne qui est de plus en plus donnée en exemple à tous les pays dominés, les incitant à prendre leur envol !»

- L'ambassadeur iranien, en France, Ali Ahani a déclaré que l'éventualité d'un accord gagnant-gagnant, sur la question du nucléaire iranien, s'était renforcée. Cher ami, nous vous savons gré, pour votre correspondance et votre réaction. Nous attendons avec impatience vos textes et commentaires. Ami, à bientôt !

- Dupond réagit à ce article intitulé «Syrie : Grande erreur de la diplomatie française? C'est..., par Nidal Hamadé», et nous fait savoir :

- « Non, pas "diplomatie française". Les dires et politiques sont celles des Sionistes occupant de la France. La France est la seconde communauté juive, au monde, après les USA. Donc, la première d'Europe. Le peuple de France doit se libérer de l'occupation des malfaisants ayant pratiqué un coup d'Etat manifeste qui a provoqué la chute de l'honorable De Gaule. Les Français sont sous leur dictature, sous occupation. Aidez les Français à se libérer aussi».

- Cher ami, merci, pour ce message, et à bientôt !

- Salah commente cet article publié sur notre site internet : «Israël en guerre contre la Syrie !» et dit :

- «L'Algérie et les Algériens ont été et resteront l'ami de la Syrie et de l'Iran, qui doit arriver à fabriquer des armes atomiques et protéger, ainsi, les Musulmans de l'ennemi sioniste et des USA. L'ennemi sioniste dispose d'un arsenal atomique et pourquoi pas l'Iran! BECHAR ET LE HEZBOLLAH BALAILLERONT CES TAKFIRISTES, ET TOZ AU QATAR ET A L'ARABIE SAOUDITE ET AUX AUTRES. LE RESULTAT, NOUS LE VERRONS, LES JOURS QUI VIENNENT!»

- Cher ami, nous vous remercions pour votre réaction. Ami, à la prochaine, sur la VRII.

- Chers amis, dans cette partie de notre programme, nous vous proposons  la dernière partie d'un sujet retiré d'un article du professeur Jean Richard intitulé : «Les transformations de l'image de Saladin, dans les sources occidentales».

- Cependant les souverains ayyoubides ne tardèrent pas à adopter une politique très réaliste : se proclamant les défenseurs de l'Islam contre les infidèles, ils évitaient ce qui aurait pu susciter une croisade comparable à celle de 1188-1192. Lorsque des Croisés débarquaient, ils réunissaient leurs armées, menaient campagne, pour contenir les Francs, en attendant que la lassitude de ceux-ci permît le renouvellement des trêves. Et bientôt, ils s'habituèrent à faire entrer l'alliance franque, dans leurs calculs, au cours de leurs querelles familiales.

- Ainsi, si Saladin avait pu leur apparaître comme un ennemi irréconciliable, au temps de son ascension et tout au long de la croisade, les Francs s'étaient familiarisés avec son image et celle-ci avait pris une allure moins redoutable. Il ne faut pas perdre de vue, d'autre part, que de nombreux contacts leur avaient donné, bien avant 1187, la possibilité de s'informer de la carrière du sultan. Ils avaient noué des intrigues avec des éléments favorables à la dynastie fatimide, en Egypte, avec certains émirs opposés à Saladin, en Syrie, avec les Zengides de Mossoul, avec d'autres encore. Et il ne manquait pas de chevaliers francs, qui, à un moment ou à un autre, étaient allés servir, dans les pays musulmans, et en avaient rapporté des informations. Aussi n'est-il pas surprenant que l'on voie se dessiner une figure de Saladin qui n'est pas seulement celle du chef de guerre que les Francs devaient affronter.

- L'historiographe des rois de Jérusalem, l'archevêque Guillaume de Tyr, à qui le roi Amaury avait confié le soin d'écrire l'histoire du royaume, connaît bien les campagnes d'Égypte et celles qui furent menées par la suite. Sous sa plume, Shirkūh apparaît comme un chef expérimenté, vaillant, extrêmement libéral. Son neveu Saladin est paré des mêmes qualités ; ses largesses, grâce à la prise de possession des richesses des Fatimides, lui permettent d'acheter les fidélités. Aucun élément légendaire ne figure encore, dans ce texte, à son propos ; on le dit, seulement, d'origine très modeste. Néanmoins, le portrait se modifie avec les années, et Saladin devient un ennemi redouté, voire, cruel, dont Chrétiens et Musulmans connaissent l'ambition insatiable. Et son comportement, à l'égard du fils de son seigneur et bienfaiteur, choque profondément l'historien latin, qui le regarde comme un usurpateur dépourvu de tout sentiment humain.

- L'Estoire de la guerre sainte, écrite en vers, par Ambroise, vers 1200, d'après un texte latin composé dans l'entourage de Richard Cœur de Lion, a noté aussi bien la mise à mort systématique des prisonniers francs, répondant à celle d'une partie de la garnison musulmane d'Acre, que certains traits chevaleresques de la conduite du sultan envers son principal adversaire. Mais ce sont les historiens arabes qui nous font connaître les tractations qui se poursuivaient, en vue de parvenir à un modus vivendi.

- Une étude récente a montré comment la traduction française de l'œuvre de Guillaume de Tyr connue sous le nom à 'Estoire d'Eracles, rédigée vers 1231, avait assorti la mention du nom du sultan de qualificatifs élogieux qui ne figuraient nullement dans le texte de la chronique originale.

- Saladin est, également, donné comme ayant été armé chevalier «à la mode française», dans les Estoires d'Outremer, une histoire légendaire du royaume de Jérusalem, qui date du XIIIe siècle. Cette histoire s'associe à celle du «bon roi Saladin qui tant fut prud'homme et renommé de bien». On lui attribue une biographie fantaisiste : il n'est désormais plus question de ses origines modestes. On fera de lui, dans la chanson de Saladin, le fils d'un sultan de Damas; ailleurs, l'héritier légitime du royaume d'Alexandrie qu'il doit reconquérir sur son oncle Alfadin. Et cette généalogie imaginaire permet de le rattacher à un grand lignage d'Occident. Le roman de La fille du comte de Ponthieu, dont les premières versions remontent au XIIIe siècle, raconte comment cette noble dame, injustement, soupçonnée par son mari, Thibaut de Damait, et abandonnée en mer, aurait été recueillie par des marchands qui la vendent au sultan d'Aumarie. Celui-ci la rend mère d'une fille, la Belle Chétive, qui épouse un Malakin de Baudas (Bagdad) dont elle a une fille, la mère de Saladin. Des variantes modifient, peu ou prou, cette généalogie, qui a pour effet de doter Saladin d'un cousinage occidental, qu'il va retrouver, à la faveur de la croisade, et avec lequel il courra les aventures.

- Celles-ci vont nourrir les romans du «second cycle de la croisade», qui entrelaceront une «geste» de Saladin avec celle des descendants du Chevalier au Cygne, celle-ci reprenant, au plan légendaire, une histoire du royaume de Jérusalem devenue méconnaissable. Ce n'est que, tardivement, qu'on réintroduira dans Saladin, le récit de la prise de Jérusalem et de la campagne qui suivit, emprunté, essentiellement, à Ernoul, mais où sont exaltées, et la générosité du sultan, et sa chevaleresque conduite, à l'égard de Richard Cœur de Lion, à qui Saladin avait envoyé un cheval, pour le remonter, au cours de la bataille de Jaffa, épisode que relate Ambroise, en attribuant ce geste au frère du sultan, al-Malik al-'Ādil.

-Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés de notre radio. Réagissez, aussi, aux informations et envoyez-nous vos commentaires. Je vous rappelle que vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran et votre propre pays. Chers amis, au revoir et à bientôt sur la radio francophone iranienne !

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