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dimanche, 28 juillet 2013 11:28

Spécial Auditeurs du 27 juillet 2013 (Première partie) : Les bronzes du Lorestan, au musée Cernuschi, à Paris

Spécial Auditeurs du 27 juillet 2013 (Première partie) : Les bronzes du Lorestan, au musée Cernuschi, à Paris
IRIB- Chers amis, bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme qui vous est entièrement consacré.

Nous lirons, aujourd'hui, vos messages et vous parlerons de divers sujets touchant, entre autres, l'archéologie iranienne et l'histoire islamique.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons notre programme par une revue de vos lettres et mails. Si vous êtres d'accord, cher collègue, lisons le premier message.

- NAQBA réagit à cette information publiée sur notre site «Quelle est la phobie la plus généralisée, au sein de l'armée israélienne?», et d'ajouter :

- «Chapeau bas à ces héros de la Résistance. C'est dommage que tous les hommes musulmans n'aient pas 10% du courage des frères du HEZBOLLAH. Gloire A TOUT LES MARTYRS TOMBER AU CHAMP D'HONNEUR. ILS ONT RENDU L'HONNEUR AUX PEUPLE ARABES».

- Cher ami, merci pour votre commentaire, et à la prochaine !

- Claude ABAGUY commente ce titre : «Israël-Palestine: négociations «dans les prochaines semaines» (Maison Blanche)», et de s'exprimer ainsi :

- «Il n'y a plus de processus: Israël ayant, à maintes reprises, violé tous les accords signés, qui permettaient de faire avancer le processus de paix, dans le respect mutuel et dans la confiance. On ne peut accorder aucune confiance à l'entité occupante».

- Cher auditeur, nous vous remercions infiniment, pour votre fidélité et votre réaction. Ami, à bientôt !

- Ali  Fethi réagit à cette information : «Opération d'envergure de l'armée syrienne, à Damas», et nous dit :

- «Merci, pour le courage exceptionnel des soldats qui défendent, fermement, le mausolée de Sayeda Zeinab, (Bénie soit-elle), et se vengent de tous les assassins qui tuent les innocents, en Syrie».

- Cher Ali, merci pour ce message et à la prochaine, sur nos ondes !

- Un autre  ami internaute, qui n'a pas  dit son nom, a commenté ce titre : «Syrie : pourquoi l'option militaire refait surface?», et de dire :

- «On imagine que si les USA entrent en guerre contre la Syrie, le Hamas, le Hezbollah entreront en guerre contre Israël, l'Iran et la Russie prendront position, en Syrie, et la Chine ne restera pas neutre! On se demande ce qu'ont dans la tête les USA? Ils sont détestés partout et ils enfoncent encore le clou! Il y a un moment où le monde sera incontrôlable, ne doutons pas que la religion gagnera le combat final et qu'elle sera plus déterminée que des êtres vivant dans l'illusion, sans profondeur morale, ou dans des pays déracinés, sans doctrine pieuse, ni sens de la justesse!!»

- Cher ami, merci pour ce commentaire et à bientôt sur notre site ou sur les ondes de la Radio francophone iranienne !

- Chers amis, nous vous proposons, aujourd'hui,  un sujet intitulé «Les bronzes du Lorestan, au musée Cernuschi, à Paris», résumé d'un article écrit par Mireille Freierra.

- Inauguré le 26 octobre 1898, le musée Cernuschi s'enorgueillit toujours de plusieurs bronzes archaïques chinois et japonais et de statues animalières, qui furent l'une des sources du Japonisme de la fin du XIXe siècle.

- Nicolas Engel, conservateur du musée Cernuschi et commissaire de l'exposition des Bronzes du Lorestan, nous explique qu'à partir de 1920, les directeurs qui se sont succédé à la tête de ce musée orientèrent les collections permanentes sur les antiquités chinoises, datées de 3000 avant J.-C., jusqu'au XIIIe siècle. Le reste des collections, notamment, celles du Japon et du Vietnam, acquises, ultérieurement, ainsi que les peintures chinoises contemporaines, furent reléguées dans les réserves du musée.

- Les expositions temporaires permettent de sortir, régulièrement ; ces collections des réserves. Elles ont, aussi, pour objectif d'intéresser le public à des parties du monde asiatique autres que l'Extrême-Orient. Ce peut être, par exemple, une exposition sur l'Inde, alors que le musée Cernuschi ne possède quasiment aucune pièce indienne, ou sur l'héritage russe qui a influencé toute la bande méridionale des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale et du Caucase, ce qu'il est convenu d'appeler l'art des steppes. C'est dans ce cadre, également, que l'exposition "Les Perses sassanides, fastes d'un empire oublié" avait été organisée, de septembre à décembre 2006, en collaboration avec le Musée du Louvre.

- Le musée Cernuschi présentera, au printemps 2009, un ensemble de peintures japonaises exécutées entre le milieu du XVIIe siècle et le milieu du XIXe siècle, appartenant à la collection Idemitsu (Japon). L'exposition suivante sera toute entière composée de peintures chinoises appartenant au musée Cernuschi.

- Dans de nombreux musées de France, il y a eu une sorte de mode, un goût pour la comparaison, avec l'idée, pour le musée Cernuschi, de comparer les bronzes chinois de sa collection avec ceux de la Mongolie et de la Sibérie et des bronzes découverts, en Iran, donc, dans une partie plus occidentale de l'Asie.

- Avant 1930, hormis un exemplaire acquis, dans les années 1910, par le British Museum, on trouvait peu de ces bronzes sur le marché. Une pièce acquise par Cernuschi, en 1927, avait été attribuée à la Cappadoce ou à l'Arménie, en aucun cas, à l'Iran. Ce n'est que dans les années 1930, à l'occasion de fouilles clandestines locales - apparemment consécutives à une découverte faite, par hasard, dans la région - dont les produits arrivaient, sur le marché occidental, que la rumeur a fait dire que ces bronzes étaient originaires de la province iranienne du Lorestan. André Godard, qui travaillait, à cette époque, pour les antiquités iraniennes, avait organisé une expédition, dans cette région, et avait pu confirmer, dans une publication datant de 1931 - la première sur le sujet - l'origine des bronzes.

- Cette exposition présentait les soixante-quinze bronzes du Lorestan appartenant au musée Cernuschi, acquis, dans les années 1950 et 1960, et qui sortaient, pour la première fois, des réserves. Ils furent complétés, pour l'occasion, par des emprunts. Pour les réunir, Nicolas Engel fit appel à des musées et des particuliers. Les bronzes empruntés pour l'exposition venaient tous de collections d'Europe où on les trouve en très grand nombre. Chaque bronze étant unique, car fabriqué à la cire perdue, les emprunts peuvent être multipliés, pour obtenir toute une série différenciée.

- En raison de leur ancienneté, aucun texte n'existe sur les bronzes du Lorestan, pas même, en Mésopotamie, avec laquelle, pourtant, on sait que des échanges ont eu lieu. On n'a donc pu que faire des suppositions sur leur signification, à partir de leur iconographie, d'une part, et du fait qu'ils ont été trouvés, dans des sépultures et des sanctuaires, d'autre part. C'est ainsi qu'on a nommé idoles les bronzes à forme humaine, animale ou fantastique, placés sur des supports tubulaires, sans en connaître leur nature véritable. Les épingles surmontées d'une tête décorée et les têtes de haches à digitations miniatures trouvées dans des sanctuaires, sont supposées être des ex-voto.

- On sait que les bronzes canoniques, c'est-à-dire ceux datant de l'âge du fer et répondant à des caractéristiques iconographiques ou "canons", n'existaient qu'au Lorestan iranien. Ce sont ceux qui sont arrivés, dans les années 1930, en Europe et aux Etats-Unis. On a, d'abord, pensé que tout le Lorestan avait produit ce type de bronzes, mais lorsque les résultats des fouilles des années 1970, notamment, celles faites par une équipe de chercheurs belges dirigée par Louis Vanden Berghe, archéologue de l'Université de Gand, ont été connus, on s'est rendu compte qu'il existait d'autres types de bronzes, pas aussi complexes et extravagants, d'un style naturaliste plus simple, datant de l'âge du bronze.

- Les bronzes, dont certains, comme les épingles, les bracelets et les hallebardes sont, en réalité, composés de bronze et de fer, sont très variés. Outre les objets cités précédemment, les fouilles ont mis au jour des mors d'attelage, des ornements (bracelets de cheville et bagues), des figurines (certaines en cuivre et bronze) des situles (ou gobelets). De nombreuses céramiques accompagnaient ces découvertes, ainsi que des épées ou des poignards en fer, au pommeau décoré d'éléments zoomorphes et anthropomorphes.

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