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dimanche, 21 juillet 2013 12:10

Seconde Partie : Spécial Auditeurs du 20 juillet 2013 : Les transformations de l'image de Saladin, dans les sources occidentales

Dans la seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques mails  de nos amis internautes et auditeurs, pour vous faire, ensuite, découvrir la  personnalité de Saladin, au travers de l'image qu'en donnent les sources occidentales.

- Nous donnons, maintenant, la parole à nos amis auditeurs qui ont réagi aux informations et articles publiés, sur notre site internet, mais aussi, nous répondrons à quelques mails envoyés par nos fidèles auditeurs.

- POIROT commente ce titre : «Dominique de Villepin: Le dialogue inconditionnel entre les Syriens est la seule issue de la crise, en Syrie», et dit :

- «Bravo à Dominique de VILLEPIN, mais c'est un peu tard de réagir en ce sens. La FRANCE n'aurait jamais dû soutenir des terroristes contre un chef d'Etat légitime en Syrie».

- Cher ami, voilà un bien judicieux commentaire.  Merci et à bientôt !

- Notre auditrice, Sylvie R. Tremblay, commente ce titre : «Une coopération tripartite Téhéran-Moscou-Washington serait le seul moyen de mettre fin à la crise syrienne », et nous dit :

- «On ne conclut jamais de pacte avec Satan, on ne peut pas lui faire confiance, il ne tient jamais parole et ne respecte jamais aucune entente. Il ne fait que gagner du temps, pour frapper encore plus fort.

Satan doit tomber et être dans l'impossibilité de se relever. Vous pouvez, toutefois, lui faire miroiter certaines choses et gagner du temps, vous aussi. Téhéran-Moscou-Chine, c'est mieux».

- Chère amie, merci, pour cette analyse, et à la prochaine, sur les ondes de la VRII.

- Notre très fidèle ami Cass commente encore ce titre : «Un ancien sénateur US élabore des préalables à une levée des sanctions anti-iraniennes»

- «Ben voyons, tous savent que personne ne peut faire de bombes avec l'uranium enrichi à 20%; l'IRAN est totalement dans son droit. PAR CONTRE, quand feront-ils signer le TNP à leur ami sioniste illégitime et illégal à tous les niveaux ?»

- Cher ami, merci pour votre réaction et à la prochaine sur nos ondes ou sur notre site internet.

- Chers amis, dans cette partie, nous vous proposons quelques petits extraits d'un article du professeur Jean Richard intitulé : «Les transformations de l'image de Saladin, dans les sources occidentales». La référence électronique de l'article est donnée à la fin.

- Le personnage de Salāh al-din Yūsuf, officier kurde, au service de Nūr al-dïn devenu maître de l'Égypte, puis, de Damas, et, enfin, d'Alep, et fondateur de l'empire ayyoubide, a été fort controversé de son vivant, avant de devenir, pour la postérité, «le plus pur des héros de l'Islam».

- Une biographie de Saladin, parue, il y a quelques années, avait pris pour titre Saladin, le plus pur héros de l'Islam. Toute une littérature, en effet, a exalté le premier «sultan» ayyoubide, intrépide combattant de la foi, se consacrant, entièrement ; à la lutte contre les infidèles, paré, d'autre part, de toutes les vertus du souverain. Cette littérature a pris naissance du vivant même de Saladin, dans le milieu des secrétaires et des gens de loi qui l'entouraient. Saladin ne manquait pas, dans ses lettres au calife abbasside, de se poser en serviteur dévoué du califat, en insistant sur ce que toute sa politique visait à mettre fin à la domination des Francs, en Syrie. Mais le calife lui-même, les souverains seljoukides, almohades, zengides et ortoqides, se montraient fort réticents, à l'égard d'un personnage, dont les ambitions leur paraissaient inquiétantes.

- Rappelons que Salāh al-din Yūsuf (1138-1193), fils et neveu d'aventuriers kurdes, au service de Nūr al-din, a dū sa fortune à son oncle Shïrkūh, le Syracon des Francs, qui ont retenu son nom, comme celui d'un héros de roman de chevalerie, sans consistance historique. Ce dernier l'avait emmené avec lui, en Egypte, pour y affronter le roi Amaury de Jérusalem, qui menaçait les Fatimides, et il s'était rendu maître du pays, à la faveur du meurtre du vizir Shawār. Saladin, s'étant débarrassé de la garde soudanaise et arménienne du calife fatimide, avait tergiversé, au moment de prononcer la déposition de celui-ci, malgré les mises en demeure de Nūr al-dîn. Il n'avait répondu que très mollement aux invitations de ce dernier qui le pressait d'éliminer les forteresses franques, barrant la route de Damas au Caire, et son principal souci avait été d'affermir son pouvoir, en Egypte. Nūr al-din étant mort, en 1174, il s'était emparé de Damas et de Homs, en dépossédant le fils de son ancien maître. Et il n'eut de cesse qu'il ne fût parvenu à enlever Alep aux Zengides et à imposer son hégémonie, à Mossoul ; et aux émirats voisins. Cette ascension avait été entrecoupée de campagnes menées contre les Francs, tant pour assurer les communications entre la Syrie intérieure et l'Egypte que pour profiter des faiblesses du dispositif défensif des Chrétiens. Mais ces attaques n'avaient jamais été menées de façon continue, et Saladin avait très volontiers accordé des trêves aux Francs, de manière à avoir les mains libres, sur d'autres théâtres d'opérations.

- Les choses changèrent, en 1187, se considérant comme provoqué par l'enlèvement d'une caravane, effectué, bien qu'une trêve eût été conclue avec le roi de Jérusalem, par un vassal de ce dernier, Renaud de Châtillon, profitant, d'autre part, des dissensions internes du royaume dans lesquelles il était intervenu, en accordant sa protection au comte de Tripoli, Saladin avait réuni une grosse armée, et il réussit à encercler et détruire celle d'Amaury, à Hattin, le 4 juillet. Cette victoire écrasante lui donna la possibilité de conquérir, sans grand effort, la presque totalité des forteresses du royaume, en bloquant celles qui résistaient. Mais ses opérations contre le comté de Tripoli et la principauté d'Antioche furent entravées, du fait de l'arrivée des premiers contingents de la troisième croisade, ceux du roi de Sicile. Et, dès 1189, il se trouva aux prises avec le gros de la croisade, le conflit se polarisant autour d'Acre que les Francs reprirent après deux ans de siège, sans pour autant se hasarder à aller attaquer Jérusalem, ni pénétrer, en Égypte.

- Chers amis, la semaine prochaine, nous poursuivrons ce propos.

Référence électronique : Jean Richard, «Les transformations de l'image de Saladin dans les sources occidentales», Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée [En ligne], 89-90 | juillet 2000, mis en ligne le 12 mai 2009, URL : http://remmm.revues.org/279»

-Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés de notre radio. Réagissez, aussi ; aux informations et envoyez-nous vos commentaires. Je vous rappelle que vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran et votre propre pays. Chers amis, au revoir et à bientôt sur la radio francophone iranienne !

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