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lundi, 15 juillet 2013 11:44

Spécial Auditeurs du 13 juillet 2013 (Première partie) : La coupe du Graal : ressemblances avec des éléments iraniens

IRIB- Chers amis, bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme qui vous est entièrement consacré.

Nous lirons aujourd'hui vos messages, puis, nous vous parlerons de divers sujets touchant la culture de l'Iran et son impact sur les autres cultures.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons notre programme par une revue de vos lettres et mails. Si vous êtres d'accord, cher collègue, lisons le premier message.

- Gwendal commente ce titre diffusé sur notre site : «France: vrais chiffres du chômage», et de dire :

- «Comme d'habitude, il faut regarder les sites étrangers, pour trouver un très bon article, qui donne la situation réelle, en France! Félicitations à ce site (étranger, donc), pour sa synthèse excellente, sur notre situation à nous, pauvres Français, toujours plus tondus par des gouvernants parasites, qui ne représentent, évidemment, pas le peuple, (comme la Constitution le prévoit), mais, uniquement, eux-mêmes et leur "amis" de la finance mondiale!»

- Cher Gwendal, merci pour ce commentaire. Au total, à + de 9 MILLIONS de demandeurs d'emploi, en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

- Haydar analyse cette information : «Iran : de nouveaux missiles et drones seront dévoilés, testés et évalués (Vahidi)», et d'ajouter :

- «Sincères félicitations, je souhaite de tout cœur que l'Iran est les meilleures armes de Défense, afin de réduire tous les ennemis en poussière»

- Cher Haydar, nous vous remercions, pour votre message et votre soutien. Ami, à bientôt !

- Notre très fidèle auditrice, Sylvie R. Tremblay,  commente cette info scientifique : «Iran : production de corps humains par la cellule souche», et dit :

- «Bravo à l'Iran ! Il faut réussir, car cela mettra fin à l'attente des dons d'organe et aussi au trafic d'êtres humains, pour leurs organes, en plus de sauver des millions de vie partout dans le monde. Les scientifiques iraniens, si talentueux, peuvent y arriver».

- Chère Sylvie, merci infiniment, pour votre gentillesse et pour votre sentiment. Amie, à la prochaine fois !

- Christo commente un titre diffusé sur notre site : «La situation humanitaire devient alarmante à Gaza», et d'ajouter :

- «Pendant que le Qatar fait construire des stades de foot, pour le mondial 2022, et qu'il paye les joueurs du PSG, à coup de millions d'euros, les Gazaïs crèvent de faim!!!»

- Cher Christo, merci pour ce message et à la prochaine, sur les ondes de la Radio francophone iranienne !

- Chers amis, nous allons vous présenter un sujet intitulé : «La coupe du Graal : ressemblances avec certains éléments iraniens».

- D'où vient cette soif de l'Homme d'un liquide essentiel, ayant donné la Vie ? On la trouve, dans différentes traditions, différents peuples, différents continents. Examinons la parenté entre l'Orient et l'Occident. Nous connaissons  le mythe d'Etanna, où apparaît Anâhitâ , la déesse de la Fertilité. Déesse de l'Eau, de l'élément liquide. Elle préside au huitième mois, dans le calendrier solaire persan, le mois d'abân, ou "mois des Eaux". Bien qu'occultée, en théorie, par le zoroastrisme, elle est parfois représentée comme une belle femme, au visage rayonnant, versant dans l'eau le contenu d'une jarre. L'image en quelque sorte de cette "rivière de lait", sur l'Ile de Qeshm, allant "alimenter" la mer.

- Revenons à l'origine. Une déesse offre à boire, dans une coupe, un élixir de vie ou d'immortalité, au premier roi du Monde. Celui-ci se nomme Etanna, ou Yima, ou Djamshid . Il vivra pendant des siècles, puis, finira par mourir, ayant fauté.

- Nous connaissons l'origine du mot mihrab, ou mehrâb, en persan, désignant le lieu focal, dans les mosquées. Il découle de mehrâbeh, ce même endroit sacré des lieux de culte dédiés à Mehr, ou Mithrâ. Que contenait ce mehrâbeh ? Décomposons le mot, nous aurons la réponse : Mehr, âb ; ce dernier mot désignant l'eau, ou l'élément liquide – comme dans le mois d'abân un peu plus haut, le mois des Eaux. Nous voici donc en présence de l'endroit sacré où se plaçait un récipient. Nous en avons, d'ailleurs, la quasi-certitude : dans de nombreuses mosquées persanes, le mihrab comporte, en son centre, un carreau, où sont représentés une coupe ou un vase. Un vase placé sur une sorte de tailloir, comme le Graal, ou de soucoupe aux extrémités relevées.

- Ce sera le plus souvent d'une jarre, comme dans la grotte de Kharbas, que s'échapperont les branches de l'arbre Toubâ encadrant les arcades des mosquées. Des branches spiralées, représentant, chacune, un univers différent, et donnant à cet arbre une dimension cosmique. Un "super Graal", en quelque sorte.

- Mais comment relier ce récipient à la coupe du roi Arthur ? C'est vers l'an mille avant J.C. qu'un peuple indo-européen, les Celtes, occupa la Grande-Bretagne, puis, déborda sur sa voisine de l'Ouest, l'Irlande, cinq ou six siècles plus tard. Le roi Arthur, s'il exista, aurait vécu, au Vème siècle, à l'époque de l'invasion saxonne. La tradition le pare de qualités chevaleresques qui n'apparurent qu'au Moyen-âge. En Europe, tout au moins, celles-ci ayant eu cours, à cette époque, dans l'Iran sassanide.

-Voyons un peu cette chevalerie sassanide à titre de comparaison ! Elle portait le heaume, la cotte de maille, pratiquait les tournois. Elle appliquait, aussi, un code d'honneur, le Shâhnâmeh en témoigne. Un chevalier ne combattait qu'un autre chevalier, épargnait les fantassins, mais aussi, l'ennemi désarçonné. Il cessait le combat, à la tombée du jour, respectait les prisonniers.

- Restons dans l'Iran sassanide. Et dans la chevalerie, où avait cours le culte de Mithra. Les chevaliers étaient, souvent, des "lions", shir, en persan, le quatrième degré d'initiation. En témoignent les noms des princes, Ardeshir, en particulier. Ils pratiquaient le rituel de la coupe : les chevaliers étaient assis en cercle autour d'une coupe de vin, y buvant chacun leur tour. Comment ne pas y voir l'origine d'un autre rituel, autour d'une "Table Ronde" ? Nous le trouverons de même, dans la tradition chiite, où le Prophète et ses quarante compagnons auront coutume de s'assembler autour d'une autre coupe, emplie d'eau salée. L'eau et le sel, comme dans l'île de Qeshm.

- Selon Hérodote, l'empereur Xerxès, alors, dans le Détroit des Dardanelles, jeta à l'eau une coupe, puis, un cratère en or, puis, son épée, en offrande au soleil. Nous savons qu'il était de même en usage, dans l'Angleterre du temps d'Arthur, de jeter à l'eau une épée, à l'occasion d'un événement exceptionnel, comme le décès d'un roi. Comment ne pas y voir des préfigurations d'Excalibur, surgie de l'eau, y retournant ensuite ?

- Voyons quelques similitudes troublantes, bien qu'elles n'aient pas un lien direct avec le Graal.

- A Marâgheh, petite ville au Nord-Ouest de l'Iran, non loin du lac salé d'Oroumiyeh, se trouvent des grottes creusées sous un plateau, ayant servi d'école de mages. Une école mithraïque, précisons-le, indiquée sur un topoguide de la ville. On y découvre, à l'entrée du site, des sarcophages en pierre, remplis d'eau, à l'origine, utilisés pour des baptêmes initiatiques. Des baptêmes similaires à ceux qui seront pratiqués, en Angleterre, lors de l'initiation des druides.

- Abordons l'aspect français du Graal. Il apparaît sous la plume d'un auteur bien connu, Chrétien de Troyes. Chrétien, un prénom qui se donnait, alors, aux Juifs nouvellement convertis – et les Juifs étaient nombreux, dans la ville champenoise. Ils tenaient le commerce, le négoce, dans le pays, circulaient dans le monde de l'époque. Peut-être, ramenèrent-ils son histoire étonnante d'un voyage, en Orient. Et pourquoi pas, en Perse, où leurs confrères étaient encore nombreux, et s'occupaient du négoce, également. L'auteur du "Conte du Graal" sut l'adapter à la mode de son temps. Robert de Boron en fit de même, un peu plus tard, l'intégrant dans une symbolique chrétienne. C'est, surtout, dans les versions ultérieures, que nous trouverons le fil conducteur nous menant à l'origine.

- Si Chrétien de Troyes ne fit que placer cette coupe merveilleuse, au sein d'une geste chevaleresque, ayant pour cadre une Bretagne imaginaire, les successeurs de Robert de Boron, eux, la situèrent, dans un ensemble beaucoup plus vaste, intégrant des contrées lointaines mal définies. Il nous appartiendra de retrouver ces terres initiales.

- L'itinéraire nous est donné : il démarre au Port du Tigre, transite par l'île Tournoyante, se termine à l'île Onagrine. Que cachent ces noms apparemment sans queue ni tête ?

- Postulons que l'île de Qeshm soit cette île Onagrine. Onagre est le nom de l'âne sauvage, et celui-ci abondait, jadis, dans le Sud de l'Iran. Sur l'île de Qeshm, il n'est pas rare encore de voir des ânes, aux abords des villages, ou de croiser un grand-père se baladant à dos d'âne.

- Mais où est ce Port du Tigre ? Sur la côte iranienne du golfe Persique, la plupart des villes portuaires portent un nom commençant par bandar, signifiant "port". Bandar-e Djâsk, Bandar 'Abbâs, Bandar-e Lengueh ... J'ai remonté la côte vers le Nord, à la recherche de Bandar-e Bâber, "le Port du Tigre", et ne l'ai pas trouvé. Puis, me suis arrêté au delta des deux grands fleuves de la Mésopotamie. Le Tigre et l'Euphrate. S'agit-il d'un port sur le Tigre ? Celui de Bassorah, au bord de ce fleuve, remonte à la plus haute Antiquité. Une hypothèse qui tient la route, en tout cas.

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