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dimanche, 30 juin 2013 14:36

Spécial Auditeurs du 29 juin 2013 (Première partie) : Les frontières orientales de l’Iran

IRIB- Chers amis, bonjour et bienvenus à une nouvelle édition du Spécial Auditeurs, programme qui vous est entièrement consacré.

Nous lirons, aujourd'hui, vos messages, puis, nous vous parlerons de la géographie et de l'histoire de l'Iran, des sujets qui intéressent et passionnent nombre de nos auditeurs.

- Comme à l'accoutumée, nous commençons notre programme par une revue de vos lettres et mails. Si vous êtres d'accord, cher collègue, lisons le premier message.

- Diakité Kassem  réagit à un article de Medjdoub Hamed  intitulé :  «Syrie: Pourquoi les plans US/UE sont voués à l'échec ?», et dit :

- «Très belle analyse ! Le meilleur site au monde, c'est french.irib.ir, mais la plupart des gens ne le savent pas ! Oui, je bénis toujours le jour de ma découverte de ce site magnifique ! Je remercie ses rédacteurs et tous ceux qui alimentent ce site de lumière de Dieu !»

- Cher ami, merci pour votre chaleureux et bien sympathique commentaire et à la prochaine !

- ANEOUAR commente une vidéo diffusée sur notre site et ayant pour titre : «Irak: Sunnites et Chiites prient ensemble!»

- «Dieu merci. C'est un acte d'espoir et d'intelligence, de la part de ces frères ; que Dieu les bénisse. Je souhaite de tout cœur que l'unité des croyants (musulmans, juifs, chrétiens...). J'implore Sa Miséricorde et Sa Protection, pour la communauté des gens du Livre et pour les opprimés. J'implore Sa Paix sur les âmes des martyrs morts pour Sa Cause».

- Cher ANEOUAR, nous vous remercions pour votre réaction et à bientôt sur nos ondes!

- Syriano  commente une information qui porte ce titre : «Syrie/recrutement des terroristes : L'Algérie réagit», et de dire :

- «Le peuple algérien et son gouvernement soutiennent le peuple syrien frère, son armée et son président Bachar al-Assad. Les Algériens ont, déjà, eu l'expérience des terroristes de la secte wahabbite, dans les années 90, qui ont fait environ 150.000 victimes. Tel-Aviv et Washington n'arriverons pas à ramener beaucoup de terroristes, en Syrie, seule, une petite poignée, qui agiront pour l'argent, rentreront, parmi ces soldats, qui massacrent nos frères syriens, sur l'ordre du Mossad et de la CIA. Contrairement aux autres peuples, le peuple algérien a, déjà, eu cette expérience, il ne fera, donc, pas la même erreur, et son gouvernement est souverain, il n'est pas dirigé par le FMI, ce n'est pas les Américano-sionistes, qui dirigent notre économie, et donc, notre patrie. Les Sionistes n'ont aucun pouvoir sur l'Algérie, il n'y a pas que nos frères iraniens qui sont indépendants, dans le monde arabo-musulman».

- cher Syriano, merci pour ce long commentaire et votre fidélité à la VRII. Ami, à la prochaine !

- Un ami internaute se désignant comme le râleur, réagit à ce titre : «Pourquoi l'Opposition syrienne refuse tout dialogue?», et d'ajouter :

- «Les Occidentaux parlent de dialogue, tout en continuant à armer les rebelles. Ce qui est un non-sens, un mensonge de plus. Leur seul désir est la destruction de la Syrie résistante. Les dirigeants syriens doivent, impérativement, se débarrasser des Salafistes et autres cannibales qui pullulent dans le pays. On dératise, d'abord, on discute, après. Et par touts les moyens. A la guerre, comme à la guerre».

- Cher ami, merci pour votre message et à bientôt !

- Chers amis, nous allons, donc, vous emmener sur les frontières orientales de l'Iran.

- Les frontières de l'Iran ont, perpétuellement, changé, du VIe siècle av. J.-C au XIXe siècle. A l'époque des Mèdes, la frontière orientale de l'Iran s'étendait, des régions du Nord-Est du fleuve Amou-Dariâ (ou Djeyhoun), jusqu'au fleuve Helmand (ou Hirmand), dans la section proche de sa source, et des régions du Sud-Est du lac Hâmoun, jusqu'au port Djâsk, au bord de la mer d'Oman.

- A l'époque des Achéménides, les frontières orientales de l'Iran s'étendaient du fleuve Syr-Dariâ (ou Seyhoun) au Nord-Est, jusqu'au fleuve Indus, au Sud-Est. Le lac Oural et presque tout l'Afghanistan actuel faisaient, donc, partie de l'Iran à l'époque. Au cours du règne des Sassanides, le fleuve Amou-Dariâ était la frontière de l'Iran au Nord-Est ; une grande partie du Pakistan actuel, dont le Baloutchistan, faisait, également, partie de l'Iran.

- L'histoire de l'Iran, après la conquête arabe, peut être divisée en deux périodes. Au cours des premiers siècles qui suivirent la conquête arabe, des pouvoirs locaux virent le jour et gouvernèrent, chacun, dans une région de l'Iran. Les Tâhirides régnèrent, dans le Khorasan, une partie du Sistan et de Kermân ; les Saffârides régnèrent sur le Khorasan, le Sistan, le Mokrân et une partie de Kermân et du Fârs. Les régions orientales de l'Iran furent, ensuite, gouvernées par les Sâmânides, tandis que l'Ouest de l'Iran était gouverné par les Bouyides.

- La deuxième période de l'histoire de l'Iran, après la conquête arabe, correspond au règne de dynasties qui unifièrent, à nouveau, les différentes régions de l'Iran. A l'époque des Ghaznavides, les frontières orientales de l'Iran s'étendaient du fleuve Amou-Dariâ, au Nord, jusqu'à Kermân et Mokrân, au Sud-Est. Le Pamir fit partie du royaume Ghaznavide, dans un deuxième temps.

- L'Empire seldjoukide s'étendait, jusqu'à Kandahar, Kermân et Mokrân. Les Seldjoukides reconstituèrent, géographiquement, l'ancien Empire perse, en étendant leur domination sur la Syrie, l'Arménie et la plus grande partie de l'Asie Mineure. L'invasion de l'Iran, par Gengis Khân, au XIIIe siècle, aboutit à la domination de la Perse, par les Mongols. Tamerlan envahit l'Iran, au XIVe siècle. L'Iran fut partagé à sa mort entre ses trois fils. Les descendants de Tamerlan régnèrent, en Transoxiane et au Khorasan, jusqu'au début du XVIe siècle. Leur capitale était la ville de Hérat.

- L'Iran fut réunifié, sous le règne des Safavides, au XVIe siècle. Sous leur règne, les frontières orientales de l'Iran s'étendirent du fleuve Amou-Dariâ, au Nord-Est, jusqu'à Kandahar, à l'Est et Tchâbahâr, au bord de la mer d'Oman.

- A l'époque des Safavides, comme au cours des dynasties précédentes, chaque province d'Iran avait un gouverneur, qui était, souvent, l'un des chefs de tribus de la région. Ainsi, les chefs de tribus afghans régnaient, sur leur territoire, mais étaient les sujets de l'empereur perse : ils déclaraient leur allégeance au roi, à la prière du vendredi, et envoyaient une partie des tributs de leur province à la capitale. Abbâs Ier fut le plus grand roi safavide ; il mourut, en 1628. Les rois, qui lui succédèrent, ne furent pas aussi compétents que lui, pour maintenir la paix et l'unité de l'Iran, et les chefs des tribus afghanes se soulevèrent contre le pouvoir central.

- Le chef de la tribu afghane de Kandahar, Mir Mahmoud, traversa le désert de Lout, au Sud du Sistan, en 1720, et encercla Kermân. Il fut vaincu par le gouverneur de Kermân, mais celui-ci fut destitué de ses pouvoirs et son armée, dispersée, à la suite des complots de ses rivaux, ce qui attisa la convoitise de la tribu afghane de Hérat, qui envahit plusieurs villes importantes du Khorasan. La tribu afghane de Kandahar attaqua, à nouveau, Kermân, en 1722. Elle réussit à prendre cette ville et s'achemina vers Ispahan, la capitale de l'Iran, en passant par Yazd. Ispahan fut encerclé et ne fut pris que sept mois plus tard, en novembre 1722, alors que les habitants de la ville mouraient de faim. Le 23 novembre 1722, le roi safavide sortit de la ville et remit les insignes de la royauté au chef de la tribu afghane, qui entra deux jours plus tard, dans la ville, et ordonna de massacrer les habitants. Les tribus afghanes régnèrent, en Iran, pendant sept ans.

- En 1727, Nâder (ou Nâdir), l'un des chefs de la tribu Afshâr, - une tribu kurde de Ghoutchân, région située, dans le Nord du Khorasan - et un chef d'une tribu qâdjâr, originaire de Gorgân, réunirent leurs hommes et formèrent une armée de 8.000 soldats, qui entreprit la libération des territoires occupés. Cette armée, dirigée par Nâder, reprit, en 1728, les provinces du Khorasan et de Hérat, puis, se dirigea vers Ispahan, qu'elle reprit aux Afghans, en 1729.

- Le roi afghan fut vaincu, dans une bataille, qui eut lieu, dans une région située à une trentaine de kilomètres de Chiraz. Il tenta de s'enfuir vers Kandahar, par le désert de Lout, avec 200 soldats, mais ces derniers furent presque tous tués par les Baloutches. En 1730, Tahmâsp II, roi safavide, fut couronné à Ispahan. Il nomma Nader Afshâr, gouverneur des provinces du Khorasan, Sistan et Kermân, mais ce dernier était beaucoup trop ambitieux, pour se contenter de gouverner quelques provinces, au nom du roi ; il ordonna que l'on frappât les pièces de monnaie des provinces qu'il gouvernait à son effigie. Nâder, qui était, également, le chef de l'armée du roi, fit abdiquer ce dernier, en 1732, à cause de ses défaites, dans les guerres avec les Ottomans, et se proclama régent du nouveau roi, Abbâs III, un adolescent chétif et malade. Ce dernier mourut, en 1736, et Nâder Afshâr fut proclamé roi par un concile.

- Nâder Shâh Afshâr réussit, en une dizaine d'années, non seulement, à repousser les Afghans, mais à faire, également, sortir les Ottomans et les Russes des territoires iraniens qu'ils avaient occupés. Ses victoires, dans les guerres avec le roi de l'Inde et le chef de la tribu des Ouzbeks, lui permit d'établir les frontières de l'Iran, de la rivière Amou-Dariâ au Nord-Est, jusqu'à l'Indus, au Sud-Est. L'empire qu'il créa était plus étendu que celui des Safavides. Mais Nâder Shâh Afshâr devint tyrannique, après une tentative d'assassinat fomentée contre lui. Dès lors, il ordonna, fréquemment, que l'on assassine ou que l'on aveugle ses opposants. Au cours des dernières années de sa vie, il fut détesté par le peuple, à cause de son comportement sanguinaire et impitoyable ; des mouvements d'insurrection commencèrent, dès lors, partout, en Iran. Au début de l'année 1747, son neveu, qui avait pour mission de réprimer le soulèvement des Kurdes de la région de Ghoutchân, (région dont Nâder était, lui-même, originaire), rejoignit les insurgés et se proclama roi d'Iran. Nâder partit à Ghoutchân, en juin 1747, pour mâter cette révolte. Il y fut assassiné par des soldats de son armée.

- Après l'assassinat de Nâder Shâh Afshâr, tous les chefs de son armée, sauf un - Ahmad khân Dorrâni, qui était le chef d'une tribu afghane - approuvèrent ce meurtre. Ahmad Khân Dorrâni tenta de venger Nâder, mais il fut vaincu par les autres chefs et s'enfuit à Kandahar avec une partie des joyaux de la couronne. Il réussit à y établir une royauté, à former une armée et à conquérir, progressivement, tous les territoires de l'Afghanistan, et entama, ainsi, la séparation de l'Afghanistan de l'Iran. A sa mort, en 1773, les guerres de pouvoir éclatèrent entre les chefs des tribus afghanes. Ceux-ci réitérèrent leur allégeance au roi d'Iran, quelques décennies plus tard.

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