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lundi, 24 juin 2013 07:22

Seconde Partie : Spécial Auditeurs du 22 juin 2013 : Récits épiques iraniens

Seconde Partie : Spécial Auditeurs  du 22 juin 2013 : Récits épiques iraniens
IRIB- Dans la seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques mails de nos amis internautes et auditeurs et nous vous présenterons un programme consacré aux récits épiques iraniens et à leurs origines.

 

- Nous donnons, maintenant, la parole à nos amis auditeurs, qui ont réagi aux informations et articles publiés sur notre site internet, mais aussi, nous répondrons à quelques mails envoyés par nos fidèles auditeurs.

- Djilali Benmouffok a réagi à l'article : Iran : «Hassan Rouhani, Président!», et de dire :

- «Félicitations, monsieur le Président, félicitations à tout le peuple iranien, merci à monsieur Ahmadinejad, pour son dévouement. Iraniennes, Iraniens, le monde vous observe, votre terre et votre cœur ne sont pas à vendre, monsieur le Président, vous allez vivre LE mandat présidentiel de la tentation : êtes-vous prêt à la résistance ? Le monde musulman islamique attend la réponse».

- Cher ami, le peuple iranien a participé, massivement, à l'élection présidentielle  du 14 juin, et a  démontré la  fidélité à l'Ordre islamique, en Iran ; il faut ajouter que la position du président élu restera la même, comme celle des autres présidents, et nous résisterons,  jusqu'à libération de la noble Qods.

- Palestine free a réagi à l'article : «La religion qui progresse le plus, aux Etats-Unis, est l'Islam».

- «Dans les années qui viennent, le monde deviendra musulman ce n'estt qu'une question de temps.... Mais nous devons nous unir et passer au-dessus des clivages sunnites-chiites ou autres ...»

- cher ami, malgré les tentatives des Salafistes de détruire l'image de l'Islam, Grace à Dieu, l'Islam, la religion de la paix se développera, dans tout le monde entier.

- Chers amis, le moment est venu de nous intéresser à un sujet consacré aux récits épiques iraniens et à leurs origines.

- Par tradition, depuis l'Antiquité, les poèmes épiques se transmettaient, oralement, de génération en génération, par les ménestrels ou conteurs, sans être, véritablement, consignés par écrit. Leurs contes s'inspiraient des histoires et légendes, de différentes origines, telles que le Khodây-Nâmeh (Livre des Souverains), collection de chroniques sur la dynastie sassanide, qui régna, en Iran, du IIe siècle après J.-C., jusqu'à la conquête arabe. Ils se sont, également, inspirés de récits séculaires provenant d'autres sources historiques écrites en langue dari, pahlavi ou arabe.

- Des transcriptions littéraires d'un certain nombre d'histoires sentimentales apportent des indices sur la transmission de la tradition du ménestrel-conteur, qui s'est poursuivie, sans interruption, jusqu'à la période islamique. Dans Veyss o Râmin, écrit par Fakhr al-Din Gorgâni, au XIe siècle, une annotation raconte comment l'auteur a été amené à transcrire l'histoire, sous forme littéraire. Cela laisse présumer que les histoires de la période préislamique sont restées populaires, alors que leur forme a été modifiée, afin que leurs adaptations littéraires correspondent aux changements de goûts culturels.

- Depuis le VIIIe siècle, différents auteurs et traducteurs, disséminés dans les pays de langues arabe et persane, se sont mis à rassembler les livres du Khodây-Nâmeh, comme à l'époque sassanide, et à les traduire en arabe.

- Jusqu'au Khodây-Nâmeh, la légende nationale était transmise, oralement, et c'est après cette période que la tradition écrite a commencé à jouer un rôle. Les historiens iraniens musulmans se sont, largement, servis des traductions, afin d'écrire une histoire universelle, en accord avec l'idéologie islamique.

- C'est à peu près à cette époque que le gouverneur de Touss, Abou Mansour Mohammad Ebn 'Abd al-Razzâgh, ordonna à quatre auteurs et conteurs zoroastriens de composer un Shâhnâmeh (Le Livre des rois) en persan moderne. On a pensé que cette œuvre, intitulée Shâhnâmeh d'Abou Mansour fut la source première et principale d'inspiration, pour Ferdowsi, dans la composition de son propre Livre des Rois.

- Abou Mansour Mohammad Ebn Ahmad Daghighi, un poète de la cour samanide, a, également, composé quelques centaines de vers sur le règne de Goshtâsp, que Ferdowsi a intégrés, par la suite, à son Shâhnâmeh. Bien qu'elles traitent de la légende nationale, ces œuvres montrent des différences, dans leurs contenus et leurs formes. Les plus importantes de ces versions baptisées toutes Shâhnâmeh ou Livre des rois font partie des sources fondamentales de l'œuvre poétique de ce dernier.

- De toutes ces œuvres précédant celle de Ferdowsi, aucune trace ne subsiste, à l'exception du texte traduit avant 759-760, en persan moderne, par Abdollâh Ebn al-Moghaffa', d'une version du Khodây-Nâmeh, en prose arabe, qui fut, semble-t-il, répertoriée, à la fin de la période sassanide, en moyen persan (pahlavi).

Le Shâhnâmeh d'Abou Mansour Mohammad Ebn Abd al-Razzâgh a, également, été écrit en prose. C'est, en tout cas, ce dernier, qui fut utilisé par Daghighi et Ferdowsi, pour composer leurs œuvres. Bien que l'on ne connaisse le Shâhnâmeh d'Abol-Moayyed Balkhi qu'à travers des sources indirectes, c'est une œuvre importante et très célèbre. Celui d'Abou Ali Balkhiyeh, probablement, analogue à celui d'Abou Mansour, fut, probablement, écrit, peu après.

Selon l'introduction du Shâhnâmeh écrit par Abou Mansour Abd al-Razzâgh, qui a été conservée, celui-ci aurait demandé à ses subordonnés de rassembler les livres que possédaient les propriétaires terriens (dehghân/ân) qualifiés de «possesseurs de livres» (khodâvand/ân-e kotob)  et demandé aux gens ayant des connaissances historiques de rédiger un résumé de l'histoire de l'Iran, des origines jusqu'à la conquête arabe.

- Les romances en prose de l'époque médiévale contiennent des passages qui laissent supposer qu'elles furent composées, à l'origine, à partir des récits de conteurs.  Parmi celles-ci, on peut citer Samak-e Ayyâr, ouvrage datant du XIIe siècle, dont l'auteur, FarâmarzArrajâni, se présente comme «le compilateur» et prétend qu'il n'a pas écrit ce conte, qui date du monde préislamique, mais que d'autres personnes le lui ont raconté.  Les différentes parties du conte débutent, souvent, avec une expression comme «Ainsi racontent l'auteur du document et le narrateur de l'histoire».

- Beaucoup de mythes et légendes du Shâhnâmeh de Ferdowsi trouvent leur origine dans la mythologie et l'Antiquité indo-iraniennes. Il est difficile d'en comprendre les détails, tant ils sont enfouis dans le passé, mais on sait que certains des héros mythiques sont apparus durant cette période. On peut, cependant ; affirmer que les éléments mythiques et héroïques ont été, largement ; intégrés et développés par les prêtres zoroastriens. Les rois et les héros mis en scène dans l'Avestâ sollicitent ; tour à tour ; la bénédiction des divinités.  A cette liste de héros s'est attachée une multitude d'histoires.

-Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés de notre radio. Réagissez, aussi, aux informations, et envoyez-nous vos commentaires. Je vous rappelle que vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran et votre propre pays. Chers amis, au revoir et à bientôt sur la radio francophone iranienne !

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