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dimanche, 16 juin 2013 10:23

Seconde Partie : Spécial Auditeurs du 15 juin 2013 : Les berceuses d’Iran

IRIB- Dans la seconde partie de notre émission, nous évoquerons quelques mails de nos amis internautes et auditeurs et nous vous présenterons, ensuite, un programme consacré aux berceuses iraniennes.

- Nous donnons, maintenant, la parole à nos amis auditeurs, qui ont réagi aux informations et articles publiés sur notre site internet, mais aussi, nous répondrons à quelques mails envoyés par nos fidèles auditeurs.

- Claude Abaguy réagit à ce titre : «Négociations de paix: Netanyahu récuse les conditions palestiniennes», et de dire :

- «Ce ne sont pas des conditions palestiniennes, mais les résolutions prises, suite aux votes des représentants des nations du monde, à l'ONU, dont l'entité sioniste a fait fi. Quand un Etat ne respecte pas les droits internationaux, par choix, il ne peut plus être  légitime, surtout, quand c'est cet organisme, (l'ONU) qui a offert une partie du territoire d'un peuple, qui a un passé, une civilisation, sur place, que l'occupant essaie d'effacer. Maintenant, aucune négociation n'est possible : il faut récupérer la totalité de la Palestine».

- Suzan Jean commente cette information : «Le «wahabo-takfirisme»: la grande arnaque, pour abrutir et dominer !»

- «Tout le monde devrait partager cet article qui est un modèle de clarté et de bon sens! Oui, l'éradication des wahhabo-salafistes, ces tueurs en série ; devrait passer par leur pendaison publique, ce ne serait que justice!»

- Chère Suzan, merci pour votre intervention et à la prochaine sur les ondes de la Radio francophone iranienne !

- Un ami se désignant comme «En passant» commente un titre diffusé sur notre site : «Renault, nouvelle victime des sanctions US contre l'Iran!!!», et de réagir ainsi :

- «Certes, mais les Français l'ignorent, pour la plupart, car "on" ne le leur dit pas, pas seulement les journalistes, même les syndicalistes de Peugeot n'en parlent pas. Pour expliquer pourquoi leurs patrons ferment leurs usines, il n'est fait mention que de la crise, jamais de la perte des ventes à l'Iran».

- Les groupes industriels français, comme Peugeot Citroën et Renault, doivent payer  le prix des politiques de leurs dirigeants et des Etats- Unis, face à l'Iran

- Chers amis, dans cette partie de notre programme, nous proposons un sujet sur la berceuse iranienne, ses formes et sa thématique.

- La berceuse peut être l'évocation des problèmes concernant la vie familiale : ce que fait le père, comment la vie se passe... La berceuse ne pose donc pas de questions profondes et philosophiques. Il arrive, parfois, que l'on y représente les membres de la famille ou pose les questions étroitement liées à la vie familiale : "le père est allé au travail, au champ, au jardin, en voyage". Il s'agit, parfois, des paysages de la nature : "les fleurs sont alors endormies, la lune apparaît, les étoiles scintillent, le vent souffle, le printemps arrive, la terre est verte".

- Dans les berceuses iraniennes, pour rassurer l'enfant qu'il n'y a pas de danger, on fredonne : "Endors-toi tranquillement ! L'Imâm Rezâ ou Shâh-e Tcherâgh te gardera". Dans certaines berceuses étrangères, on dit que Jésus ou la Vierge Marie garderont l'enfant, ou que les anges sont en train de voler au-dessus de son berceau.

- La thématique de certaines berceuses est basée sur l'admiration de la mère pour son enfant. La mère y exprime, le plus souvent, la beauté de son enfant, en le comparant aux fleurs, aux étoiles, aux princes : "Comme tes mains sont belles ! Tes lèvres sont comme un bouton de fleur. Tes yeux sont très beaux". La plupart des berceuses dépeignent un visage très aimable et héroïque de l'enfant. La mère y compare l'enfant aux héros ou à un personnage idéal qu'elle aime.

- La structure de certaines berceuses est tel qu'on peut les continuer des heures sans interruption. Par exemple, au début, on promet une chaussure à l'enfant, puis, une poupée, et ainsi de suite. Le rythme des vers est le même, seul, le contenu diffère. La mère dit, par exemple, à l'enfant : "Si tu dors tôt, si tu es sage, je t'achèterai telle ou telle chose : un bracelet ou une boucle d'oreille en or, ou une coupe en or".

- Ces vœux et ces promesses des mères, pour le bonheur et la richesse des enfants, diffèrent, selon la culture. Par exemple, dans les berceuses villageoises iraniennes, on promet à l'enfant qu' "il sera un bon cultivateur à l'avenir. Il aura un grand champ. Il sera chef du village. Il aura un troupeau de moutons et de vaches".

- Dans les berceuses urbaines, le domaine des vœux est souvent plus vaste. Dans une berceuse anglaise, la mère promet une peau molle de lapin. Dans une berceuse danoise, on promet que le père rentrera et apportera des chaussures aux crochets brillants. Dans une berceuse chinoise, la mère promet d'apporter à son enfant un roseau pour qu'il joue. Dans une berceuse norvégienne, un programme de pêche est décrit où l'on chasse un grand poisson et on le partage entre les membres de la famille. Dans une berceuse américaine, la mère promet de donner un oiseau à l'enfant, elle fredonne : "Si l'oiseau ne chante pas, je t'achèterai un anneau en diamant. Si tu le perds, je t'achèterai un miroir".

- En persan, l'ancien mot "bangareh" fait référence aux chants que les mères lisaient, à côté du berceau, en vue d'endormir leurs enfants. "Ban" signifie le fait d'arrêter quelque chose ; "bangareh" fait, donc, référence à une action permettant d'arrêter les bruits.

- Dans les anciens livres de littérature persane, le lâlâyi n'est pas employé dans le sens de la berceuse ; le terme lâlâ fait, en général, référence à la nourrice, celle qui endort l'enfant. Ce terme signifie, également, "le sommeil" et "dormir". Le suffixe "yi" forme un adjectif de relation, à partir de substantif "lâlâ". Lâlâyi est donc lié à la nourrice, la "lâlâ".

- Presque toutes les berceuses iraniennes commencent par la répétition de la syllabe "lâ". Donc, on peut dire, également, que lâlâyi fait référence aux chants qui commencent avec les syllabes "lâlâ". Dans certaines autres langues, aussi, la berceuse commence, parfois, avec la répétition de la syllabe "lâ".

- Le contenu des berceuses iraniennes évoque, essentiellement, certains thèmes récurrents :

- Expression des idéaux, souhaits et désirs des mères, pour leurs enfants. Elles souhaitent, ainsi, que leurs enfants réussissent leurs études, puissent aller en pèlerinage à la Mecque, au sanctuaire de l'Imâm Rezâ, à Mashhad, ou à celui de l'Imâm Hossein, à Karbala, qu'ils grandissent vite, se marient, aient des enfants, restent toujours en bonne santé, deviennent riches et aimés...

- Admiration de l'enfant, en l'assimilant aux fleurs ou à tout autre chose de bon ou de beau, à savoir : la tulipe, le narcisse, la jacinthe, la menthe verte, l'œillet, le jasmin, la noisette, la pistache, le blé, l'amande, l'olive, la noix, etc.

- Prier pour l'enfant, en demandant à Dieu, au prophète Mohammad, aux Imâms, aux saints et aux saintes de le garder. Dans la majorité des berceuses iraniennes, on demande le secours de Dieu, du Prophète, de l'Imâm Rezâ et de Fâtemeh Zahrâ

- Expression des douleurs et des angoisses de la mère, à savoir, avoir peur que le père ne se remarie, se plaindre de l'absence d'un enfant mâle, d'être loin de ses parents, de son mari...

- Faire peur à l'enfant, en évoquant des êtres, comme le démon, les djinns, Satan, loulou, ou des animaux épouvantables, comme un chien enragé, qui se tient à l'affut, pour attaquer et mordre les enfants, qui n'arrêtent pas de pleurer et refusent de dormir :

"Lâlâ lâlâ lâlâ lâlâ

Va-t'en lou lou !

Va-t'en ! Va-t'en !

Que veux-tu donc de mon enfant ?"

- Expression de la tristesse ou de la fatigue de la mère, face aux pleurs, à la maladie ou à l'impatience de l'enfant :

"Lâlâ lâlâ fleur magique !

Endors-toi ! Enfant gâté

Lâlâ lâlâ fleur de pastiche !

Je suis lassée de tes pleurs".

- Les berceuses iraniennes sont composées de vers courts, de même longueur, rimés, et dont le rythme se répète, tout au long de la berceuse. C'est cette répétition mélodieuse qui endort l'enfant. Certaines berceuses iraniennes sont composées, selon le même rythme que les dobeitis persans. Le rythme lent et la musicalité, bien que simples, y sont très organisés. Parfois, la berceuse commence à voix haute et, peu à peu, la voix baisse, puis, se tait, lorsque l'enfant s'endort. De toute façon, la berceuse se chante d'une voix douce. L'aspect musical de la berceuse est très important. Chanter une berceuse permet, aussi, de suggérer une sorte d'harmonie et d'ordre à l'esprit de l'enfant, dès ses premières années.

- Chers auditeurs, notre émission se termine ici. N'hésitez pas à nous faire part de vos suggestions et critiques sur tous les programmes diffusés de notre radio. Réagissez, aussi, aux informations et envoyez-nous vos commentaires. Je vous rappelle que vous pouvez nous proposer des sujets culturels touchant l'Iran et votre propre pays. Chers amis, au revoir et à bientôt sur la radio francophone iranienne !

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