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jeudi, 28 juin 2012 10:11

La relation privilégiée entre l’Empire et l’entité sioniste, une constante?

La relation privilégiée entre l’Empire et l’entité sioniste, une constante?
IRIB- "Celui qui voit un problème et qui ne fait rien, fait partie du problème", M. Ghandi.

Depuis le partage de la Palestine imposé en 1947 par l'ONU (pressurée par les États-Unis), l'entité sioniste n'a cessé de terrifier les Palestiniens, de les emprisonner (souvent sans procès), de les diaboliser, d'anéantir leur patrimoine culturel, de les exproprier, de détruire leurs champs, de les assassiner – cela à portée du regard du monde entier. Dans les prisons de l'occupant, les conditions de détention sont épouvantables : les détenus palestiniens n'ont pas droit à un avocat ; ils sont violés à l'aide de matraques, privés de sommeil, torturés avec beaucoup de cruauté (et de plaisir)... Les enfants n'échappent pas à la barbarie : une vingtaine par jour sont trainés devant la Cour militaire de «Ofer». «Les arrestations sont effectuées au milieu de la nuit, généralement, sur simple dénonciation de quelqu'un qui n'est souvent qu'un enfant lui-même»...

Israel, d'aucuns aujourd'hui le considèrent comme la menace la plus immédiate pour l'avenir de la planète. Qu'importe, il est aux anges : les chancelleries occidentales soutiennent ses visées hégémoniques et le Conseil de Sécurité, faisant preuve d'une irresponsabilité abyssale, lui permet d'accroître sa puissance nucléaire loin de tout contrôle...

Il y a bien sûr l'appui silencieux de l'Europe, mais il y a surtout le soutien actif et fanatique de l'allié étasunien. La politisation et la militarisation extrêmes du Sionisme n'ont été possibles que grâce à ce soutien. Elles n'auraient pas été possibles sans l'appui énergique de la diaspora juive américaine, dont le pouvoir et l'influence se sont développés d'une manière phénoménale après la Seconde Guerre. Le lobby juif – nettement et notoirement israélien – est l'un des lobbies les plus imposants. Il fait partie intégrante du champ politique aux États-Unis. Près de trois quarts des membres du Congrès assistent à la conférence annuelle de l'Aipac. Mark Twain a dit un jour que ces individus étaient «les esprits les plus petits [...] et les cœurs les plus lâches que Dieu ait faits». .....

Un jour, l'ONU parvient à présenter une résolution contre les colonies. Que fait alors l'Empereur Obama ? Par automatisme et sans aucun scrupule, il oppose son veto, dit oui à la spoliation effrénée... Devant l'Aipac, il déclare sagement que les Étasuniens partagent les mêmes valeurs avec l'État juif. Quelles valeurs ?... Et voilà que l'Histoire nous rappelle que les États-Unis sont une société de colons. Des colons qui ont exterminé les Amérindiens, méthodiquement et sur une longue période. «Le colonialisme de peuplement c'est ce qu'il y a de pire comme impérialisme, le genre le plus sauvage parce qu'il requiert l'élimination de la population indigène. Ce n'est pas sans relation, je crois, avec le soutien automatique des États-Unis à Israël, qui est aussi une société coloniale. La politique d'Israël d'une certaine façon fait écho à l'histoire étasunienne, en est une réplique».....

L' Europe prête le flanc à toutes les fourberies. Par exemple, en Grande-Bretagne, le Fonds National Juif (JNF) se présente comme une association écologique qui œuvre pour le reboisement des terres en Palestine, alors qu'il est, en réalité, «un auxiliaire de l'État d'Israël, spécialisé dans le vol de terres palestiniennes». Grâce au statut caritatif qu'il a acquis, le JNF parvient à recueillir de l'argent «sur le dos des contribuables britanniques». Un membre des Verts, affirme : «Le JNF est un outil majeur de l'apartheid et du nettoyage ethnique palestinien, qui opère de manière para-étatique sur l'administration des terres». Manifestement, l'entité sioniste sous-traite sa politique aux États européens. En France, le gouvernement, en se livrant à un odieux chantage à l'antisémitisme, encourage l'occupation et les visées hégémoniques d'Israël. Les intellectuels qui soutiennent le peuple palestinien se font insulter. Il y a un an, les 400 élus qui ont soutenu la flottille de solidarité turque ont été «nommément traités de collabos et comparés à ceux qui dénonçaient les Juifs pendant la 2ème guerre mondiale». Récemment, ceux qui ont appelé au boycott d'Israël (campagne BDS) ont été accusés de provocation, de discrimination et d'incitation à la violence. Personne ne s'est indigné des appels au boycott du Mexique, de la Chine, de la Syrie... Seul le boycott d'Israël constituerait une «discrimination contre une nation».

Les énergumènes de la Ligue de Défense Juive ont la double nationalité, agressent et blessent des citoyens, saccagent des locaux (Librairie Résistances à Paris), recrutent sur leur site des tueurs «pour aller casser du Palestinien en Cisjordanie, s'entraînent militairement dans les locaux connus de la police française»...  C'est évidemment très grave, mais personne ne s'en offusque.

Aucun pays n'échappe aux intimidations des sionistes, surtout, s'il est faible. Ainsi, en été dernier, la Grèce a été acculée à renoncer à son soutien à la flottille humanitaire pour Gaza. Prise en tenaille, elle a été menacée d'annulation du projet de construction d'un pipeline de gaz en Méditerranée. «Il y a un soutien public énorme pour la flottille mais le gouvernement est violemment pressuré par les Israéliens... Israël va tenter de détruire l'économie grecque s'ils laissent la flottille sortir des ports grecs». Cela fait penser à la Turquie : il suffirait de brandir le chantage sur l'Arménie pour que son gouvernement perde sa dignité sans la moindre résistance.....

Que dire de l'Arabie saoudite, le second allié majeur des Étasuniens (après Israël) ? Le seul souci de la dynastie wahhabite est de se maintenir au pouvoir et cela est garanti par Washington. A ce titre, K. Christison écrit : «Les USA ont réussi à endiguer toute velléité saoudienne de défendre les Palestiniens et les ont convaincus de s'aligner au moins implicitement sur Israël dans la plupart des cas, comme pendant l'attaque du Liban en 2006 ou pendant l'assaut contre Gaza de 2008-2009, ou en ce qui concerne la menace supposée que représente l'Iran. Le temps où les Saoudiens en voulaient aux USA de leur soutien à Israël pour déclarer un embargo pétrolier comme en 1973, est depuis longtemps révolu». Le Qatar, quant à lui, a été le premier des États du golfe Persique à établir des relations avec l'entité sioniste. Il agit en étroite collaboration avec les États-Unis pour appuyer à fond leur mainmise sur la région. Actuellement, il joue le rôle du porte-monnaie dans lequel les conspirateurs occidentaux se servent sans vergogne pour financer les attaques meurtrières contre la Syrie.

Alors les questions latentes et inévitables se posent. En acquiesçant à l'hégémonie sioniste, l'Occident américano-centré ne favorise-t-il pas les menées les plus préjudiciables pour l'État qu'il couve ? En incitant cet État créé de toutes pièces à l'aveuglement et à la rigidité, en lui faisant croire qu'il peut continuer indéfiniment sur la voie de la démesure, ne le destine-t-il pas en fin de parcours à faire face à son propre sort ?

Les affairistes cyniques et les marchands de l'armement, les officines sionistes et les média-menteurs ne sauraient garantir ad vitam-aeternam la constance de la relation privilégiée entre l'Empire et l'entité sioniste. «Et même si cette relation se poursuit un certain temps, sa base est maintenant beaucoup plus fragile. Si on considère, à l'autre bout de l'échiquier, les persistantes puissances régionales anti-étasuniennes [... et] le renversement des derniers dictateurs pro-étasuniens, on se rend compte que, même s'il dure, le soutien étasunien ne sera peut-être pas suffisant pour maintenir dans l'avenir un «État juif» raciste et ethnique, au cœur d'un monde arabe en plein bouleversement».

Le doute n'est pas permis : les droits des Palestiniens sur leur terre sont imprescriptibles et inaliénables. L'injustice criminelle, la cruauté et la haine arrogantes finiront tôt ou tard par provoquer une résistance générale. Le journal israélien, "Yediot Ahranot", le reconnaît : «la réputation d'Israël est  à son plus bas niveau.  Les acteurs et les académiciens nous boycottent». Aucun Empire n'est éternel. L'ouvrage de Fareed Zakaria «The Post American Worl » (2008) a montré que «l'émergence de la Chine et, dans une moindre mesure, de l'Inde et du Brésil, voire, le retour de la Russie obligent l'hyper-puissance à moins de manichéisme». Obama, qui a lu le livre, devrait comprendre une telle vérité.

Thami BOUHMOUCH

Source: la voix de la Syrie

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