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jeudi, 02 janvier 2014 03:19

Venez avec nous, en Iran (78)

IRIB- L'Iran est, certes, le pays des merveilles, des arts et des beautés.
Kermânchâh  qui est située dans l'ouest de l’Iran était connue, entre 1979 et les années 1990, sous le nom de Bâkhtarân. Elle est située à 525 km de Téhéran et à environ 80 km de la frontière irakienne, au pied des monts Zagros.

Son chef-lieu, qui s’appelle également, Kermânchâh est situé dans le centre de la partie occidentale de l'Iran.

La ville est située sur les pentes de la montagne Kooh-e Sefid, qui est le sommet le plus célèbre dans la région de Kermânchâh. La ville s'étend sur plus de 10 km en longueur, le long de la rivière Sarāb et de la vallée du même nom. L'altitude de la ville est de 1 420 m au-dessus du niveau de la mer.

La distance entre Kermânchâh et Téhéran est de 525 km. Elle est le centre des échanges commerciaux d'une région qui produit des céréales, du riz, des légumes, des fruits, des huiles végétales, mais aussi de nombreuses industries comme des raffineries de pétrole et de sucre, de la farine, du ciment, du textile, etc. L'aéroport est situé au nord-est de la ville m.

Les habitants sont en majorité des Kurdes des différentes tribus, dont la plupart se sont sédentarisés après la Seconde Guerre mondiale. Ils parlent le dialecte méridional du kurde. La majorité des Kurdes dans cette ville sont chiites.

La ville fut fondée au IVe siècle av. J.-C. par Vahram IV, souverain de la dynastie Sassanide. Conquise par les Arabes en 640, la ville fut appelée Qirmasin ou Qirmashin. Sous le règne Seldjoukide au XIe siècle, elle était le chef-lieu du Kurdistan. Sous les Safavides, le premier ministre Sheikh Ali Khan Zanganeh proposa au chah Süleyman Ier de rebâtir et fortifier la ville, qui regagna de l'importance. Les Qâdjârs repoussèrent une attaque des ottomans pendant le règne de Fath ‘Ali Shah (1797-1834). Le dernier gouverneur indépendant de Kermânchâh (de 1802 à 1880) fut Mohammed Zaman Khan Zahir Al-Molk, de la famille Aazam-Zanganeh, qui a été le plus grand propriétaire terrien de cette province de l'ouest de l'Iran. Pendant la Première Guerre mondiale, en 1915, la ville fut occupée par l'armée turque, qui l'évacua en 1917.

On pense que Khosrô II figure sur ce relief à Taq-e Bostan. Sur sa gauche figure Ahura Mazda, sur sa droite Anahita, et dessous se trouve un chevalier Persan à cheval.

Des preuves montrent que cette province a accueilli l'homme depuis les époques paléolithique et néolithique. En prenant en compte les monuments historiques trouvés dans la province, on se rend compte que la province était très prisée pendant les périodes Achéménide et Sassanide.

Kermânchâh est une des cités antiques de l'Iran et il est dit que Tahmores Divband, un dirigeant mythique des Pishdadiens la construisit. Certains attribuent la construction à Vahram IV (IVe siècle. Pendant le règne de Khosrô Ier et d'Hormizd IV de la dynastie Sassanide, Kermânchâh était au faîte de sa gloire, puis devint ensuite une résidence royale secondaire.

La ville subit ensuite des dommages importants pendant l'invasion des Arabes. A la période Safavide, le premier ministre Sheikh Ali Khan Zanganeh proposa au chah Süleyman Ier de rebâtir la ville, qui regagna de l'importance. En même temps que l'invasion Afghane et la chute d'Ispahan, Kermânchâh fut détruite par l'invasion Ottomane.

Le dernier gouverneur indépendant de Kermânchâh (de 1802 à 1880) a été Mohammed Zaman Khan Zahir Al-Molk, de la famille Aazam-Zanganeh, qui a été le plus grand propriétaire terrien de cette province de l'ouest de l'Iran.

Pendant la guerre Iran-Irak, la province a vécu des combats très importants. La plupart des villes ont été extrêmement touchées, quelques-unes comme Zar-e Pol-e Zahab et Qasr-e Chirin furent quasiment détruites.

Kermânchâh a donné son nom à un type de tapis persan nommé d'après le nom de la région. La région est aussi célèbre pour ces gâteaux faits à base de farine de riz, appelés Nân berendji. L'autre produit célèbre de Kermânchâh est une sorte d'huile spéciale nommée Rune Dân, connue plus largement en Iran sous le nom de Roghan Kermânchâhi.

Étant située entre deux régions froides et une région chaude, la province jouit d'un climat plutôt modéré et montagneux. Il pleut pour la plupart en hiver et il ne fait que modérément chaud en été. Les précipitations annuelles sont de 500mm. La température moyenne dans les mois les plus chauds est supérieure à 22 °C.

La province est occupée pour la plupart par des Kurdes iraniens, des locuteurs Persans et Lors. En plus des habitants des villes et des villages, il y a aussi des nomades répartis dans la province. Les hautes chaînes de montagne à proximité de la frontière Irakienne sont l'habitat des tribus kurdes. La langue prédominante est le kurde (un dialecte du kurde du sud appelé "kurdî basûr"), mais le persan et d'autres langues sont aussi parlés.

La ville est maintenant un centre industriel relativement important; les industries présentes incluent la production textile, le raffinage du pétrole, le tissage et nouage de tapis, le raffinage du sucre et la production d'outils et d'équipements électriques.

Parmi les attractions de cette province on peut citer tout d’abord la très renommée inscription de Darius Ier à Behistun (VIe siècle av. J.-C.) dans un site à 1300 mètres d'altitude dans les montagnes, un des sites les plus célèbres de l'archéologie du Moyen-Orient qui a attiré les passants depuis une époque lointaine. C'est là que Sir Henry Rawlinson copia l'inscription en trois langues de Darius Ier (dynastie Achéménide) gravée en 522 av. J.-C. en vieux-persan, élamite et en Akkadien, un pas important vers le déchiffrement éventuel des écritures cunéiformes au milieu du XIXe siècle. Le relief de Bissotoun sous l'inscription représente Darius faisant face à neuf rois rebelles, que le souverain achéménide déposa quand il arriva au pouvoir.

Au pied de la colline se trouvent trois bas-reliefs Parthes, reconnus comme étant les plus vieux reliefs Parthes, ravagés par le temps, gravés par Sheik Ali Khan Zanganeh, le premier ministre du roi Safavide Shah Süleyman Ier

Bas-reliefs Sassanides de Taq-e Bostan (651 av. J.-C. - 224 av. J.-C.): Les rois Sassanides choisirent une disposition sensationnelle pour leurs bas-reliefs taillés dans la pierre de Taq-e Bostan, à 6 km au nord-est de Kermânchâh. Une cascade d'eau sacrée chute d'une falaise dans la montagne et remplit un grand bassin. En hiver, le paysage y est rempli de brumes et de vapeur d'eau.

Un des reliefs les plus impressionnants, dans la grotte la plus grande ou "iwan", est une statue équestre géante du roi Sassanide, Khosrô II (591-628 ap. J.-C.) monté sur son destrier favori, Shabdiz. Le cheval et son cavalier sont tous deux représentés en armure de combat. Il y a deux scènes de chasse de chaque côté de l'iwan, une représentant une chasse au sanglier et l'autre, dans le même esprit, montre le roi chassant un cerf. Des éléphants poussent les sangliers à sortir d'un lac marécageux pour que le roi puisse les tirer avec son arc et ses flèches tandis que la chasse est accompagnée par des femmes musiciennes suivant dans d'autres bateaux. Ces scènes de chasse royale sont parmi les plus vivantes de tous les bas-reliefs, et sont vraiment de nature narrative. Sautant 1300 ans d'histoire, le relief supérieur montre le roi Qadjar Fath Ali Shah et sa cour.

Le temple d'Anahita (200 av. J.-C.) à Kangavar: Kangavar est une petite ville entre Hamadān et Kermânchâh (90 km à l'est de Kermânchâh). Aux alentours de 200 av. J.-C., aux temps de l'occupation par l'empire Séleucide de Kangavar, un sanctuaire majeur a été élevé à la déesse mère Anahita qui était adorée dans la Perse antique aux côtés d’Ahura Mazda et Mithra.

Ce vaste temple fut construit avec d'énormes blocs de pierre et a une entrée imposante à deux volées d'escaliers opposés, qui aurait pu être inspirée par l'Apadana à Persépolis.

 

 

 

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