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samedi, 27 juillet 2013 10:56

Venez avec nous, en Iran (76)

IRIB- L'Iran est, certes, le pays des merveilles, des arts et des beautés.

L'île de Qeshm est située dans le détroit d'Ormuz, sur la rive sud de l'Iran, à l'est du golfe Persique. Elle possède la plus grande grotte de sel au monde. Par sa situation stratégique donnant accès au golfe Persique et au golfe d'Oman sur l'océan Indien, elle a causé de grands conflits pour sa possession.

L'île de forme oblongue et de 109 kilomètres de long, d'une superficie de 1 295 km², est séparée de la côte iranienne par le détroit de Clarence, ou détroit de Khuran, large d'une dizaine de kilomètres. Elle se trouve à une vingtaine de kilomètres de Bandar Abbas, et à 1 500 kilomètres de Téhéran. La ville principale est Qeshm, à l'extrémité est de l'île. Basaidu est située à l'extrémité ouest.

La mangrove de Hara, située sur l'île et sur la côte opposée, occupe une superficie d'environ 20 km2. L'arbre dominant y est le Avicennia marina, connu sous le nom local de Hara. C'est un arbuste de 3 à 6 mètres de hauteur.

La mangrove est l'habitat naturel d'oiseaux migrateurs, de reptiles et de poissons ainsi que de certaines espèces d'arthropodes et de bivalves. On y trouve des hérons, des flamants, des pélicans, des aigles, des tortues et des serpents aquatiques. Elle joue un rôle important dans le processus de reproduction des poissons dans le golfe Persique.

Grâce aux espèces rares de lézard Bunopus tuberculatus et Eremias brevirostris, ainsi qu'à quelques espèces rares d'oiseaux en provenance de la mangrove de Hara et de la mer de sel de Mehrakan, une partie de l'île est une réserve de biosphère de l'UNESCO.

Mentionnée par Marco Polo et remarquée par Vasco de Gama pour son potentiel colonial, l'île de Qeshm était au XIIe siècle une annexe importante du royaume d'Hormuz.

L'île de Qeshm est restée épargnée des invasions mogholes, mais les Portugais y ont construit d'importantes fortifications militaires dès 1507 et y sont restés jusqu'à l'époque de Chah Abbas.

Selon des sources portugaises, l'Amiral Piri Reis après l'échec de la campagne ottomane contre Hormuz face aux Portugais (septembre-octobre 1552), jeta son dévolu sur l'île voisine de Qeshm, décidant d'en rançonner les habitants après avoir appris que les plus riches sujets du royaume d'Hormuz y vivaient, trente marchands possédant de 20000 à 30000 cruzados en moyenne chacun.

Une délégation de notables de l'île vint plus tard à Istanbul réclamer une compensation pour la mise à sac de Piri Reis. Les autorités ottomanes refusèrent de prêter crédit à leurs griefs, argüant de l'absence de preuves.

Les Portugais furent définitivement chassés de l'île en 1622 avec l'aide de la marine britannique. L'explorateur anglais William Baffin fut mortellement blessé à cette occasion.

Pendant les trois premières guerres anglo-hollandaises, la flotte de la compagnie néerlandaise des Indes orientales attaquait régulièrement l'île. Les Hollandais l'ont occupée en 1645, mais ils l'ont quittée pour Kharg au climat plus supportable car moins humide.

Après la mort de Nader Chah en 1747, la domination iranienne sur le golfe Persique alla en s'amoindrissant et des tribus arabes expansionnistes finirent par conquérir l'île en 1760.

Afin d'enrayer la domination de l'Iran sur le golfe Persique, les Britanniques construisirent en 1820 un fort à Qeshm ainsi qu'une base navale à Basaidu, nommée Bassadore dans les rapports britanniques de l'époque en 1882. Cela entrait dans le cadre d'accords avec les États arabes du golfe Persique qui étaient fermés à l'époque. Les Britanniques ont ensuite déplacé - encore à cause du climat - ces installations militaires à Kharg.

Lorsque les Britanniques restituèrent l'île à l'Iran en 1935, celle-ci devint une pomme de discorde entre l'Iran et les États arabes du littoral sud du golfe Persique, plus spécialement lorsque des gisements pétroliers furent découverts.

Le droit à l'extraction du pétrole allait de pair avec la lutte pour les frontières maritimes. Les décrets ottomans de 1914 et perses de 1934 fixèrent une zone de six miles. À partir de 1960, une zone de douze miles fut acceptée à l'unanimité.

Après la Révolution islamique de 1979, Qeshm a pris de l'importance jusqu'à être déclarée zone franche en 1989.

Le 3 juillet 1988, un Airbus A300 de la compagnie Iran Air (vol IR655) fut abattu à 2,5 kilomètres de la côte sud de l'île par un missile de la marine américaine, causant la mort de 290 personnes, dont 66 enfants.

Le 27 novembre 2005, un fort tremblement de terre a eu lieu sur l'île, d'une magnitude de 6,0 sur l'échelle de Richter, causant des dizaines de victimes. La terre a tremblé de nouveau à Qeshm le 25 janvier 2006, cette fois d'une magnitude de 3,6.

Le 17 janvier 2006, la découverte de la plus grande grotte de sel au monde fut rendue publique.

L'île de Qeshm possède une cinquantaine d'entreprises, deux aéroports (l'aéroport de Qeshm du Sud et l'aéroport Dayrestan), ainsi que des structures d'accueil touristiques. L'île fait l'objet d'un plan de développement depuis sa promotion au rang de zone franche. Ce plan inclut, entre autres, la mise en place d'un aéroport international.

Sur la terre rocailleuse et quasiment stérile de l'île, on cultive des dattes et des melons, là où l'irrigation est possible. La pêche, l'élevage et les activités économiques apparentées sont également une source de revenues pour la population locale.

Outre ses gisements pétroliers, l'île est dotée de deux réservoirs de gaz naturel, "Gurzin" et "Salakh".

On peut visiter les monuments suivants:

L'ancienne forteresse portugaise, avec les vestiges de deux remparts et flanquée d'une tour à chacun des quatre coins. Il reste, à l'intérieur, bon nombre de vieux canons rouillés.

Les citernes à eau (Bibi et Kharboz).

La vieille ville de Kharboz.

Les sanctuaires de Bibi Maryam et Seyyed Mozaffar.

L'île de Kish est située à 18 kilomètres au sud de la côte sud de l'Iran, à environ 300 kilomètres du port de Bandar Abbas. Sa superficie de 91,5 km² s'étend sur une zone elliptique d'une longueur de 13 km (est-ouest) et d'une hauteur de 7 km (nord-sud). Le point culminant de l'île est sa partie orientale qui s'élève à 45 mètres au-dessus du niveau de la mer. L'altitude moyenne de l'île est de 32 mètres.

L'île de Kish abrite de nombreux centres commerciaux visités par les touristes iraniens et étrangers, soit l'un des attraits de cette île. Mais en s'éloignant des artères commerçantes, on peut aller à la découverte d'une multitude de surprises : sur l'ile de Qeshm, un petit chantier naval (à même la plage) ou sont fabriqués des dhow (appelé lendge en farsi) que vous voyez en mer (ce sont de gros bateaux de transport qui ressemblent à des bateaux de pirates). Il faut, selon les habitants, trois ans à une dizaine d'hommes pour en fabriquer un. Si on a de la chance, on pourra participer à la fête organisée au lancement d'un nouveau bateau en mer. On peut également croiser des tortues géantes qui viennent pondre sur la plage en septembre, des grottes multi centenaires creusées dans la montagne pour prier à l'abri du soleil, le somptueux petit village de Laft, une vaste mangrove qu'on peut explorer en bateau et qui permettra de voir, aux chanceux, des hérons et de curieux petits animaux, mi lézard, mi poisson, avançant à la fois sur terre ou dans l'eau avec ses petites pattes avant et sa queue.

On peut également croiser sur la route des chameaux, voir sur la côte ou plus loin en mer une ribambelle de poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs, des troupeaux de biquettes agglutinées sous un arbre pour rechercher un peu d'ombre, de vieux réservoirs d'eau coniques, des arbres pluri-centenaires, des plages de rêve. Spécifiquement à Kish, faut-aller se promener sur les ruines d'un des trois villages qui peuplaient l'ile avant l'arrivée des touristes. L'ile était mondialement réputée pour ses perles, depuis que Marco Polo apprit à la cour de Chine que les plus belles perles qu'il n'avait jamais vues, venaient de cette ile.

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