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vendredi, 19 juillet 2013 11:09

Venez avec nous, en Iran (75)

IRIB- L'Iran est, certes, le pays des merveilles, des arts et des beautés.

Les îles iraniennes du golfe Persique dans les vitrines des librairies

Les îles d'Abou Moussa, de la Grande et de la Petite Tombe faisaient partie, depuis des temps immémoriaux, du territoire iranien et étaient administrées, pendant les XVIIIe et XIXe siècles de l'ère chrétienne, directement, sous la souveraineté iranienne, en tant qu'une partie de la province du Fars, au Sud du pays. On a mille et une fois noté et établi des preuves, sur l'exercice de la souveraineté iranienne sur ces îles, et cela, dans des documents officiels et historiques, des carnets de guidage des matelots, des annales et chroniques, des cartes politiques et cartographiques, des rapports administratifs et des notes verbales des ministères des Affaires étrangères indien et britannique, et surtout, dans des documents écrits iraniens. Pourtant, la donne politique internationale, vers la fin du XIXe siècle, et l'escalade des rivalités russes et allemandes, au sujet de l'Iran, dont et, d'ailleurs, le gouvernement faisait preuve, à l'époque, d'une dose d'influençabilité, à leur égard, ont fait que les milieux politiques britanniques ont commencé à s'inquiéter de leurs intérêts régionaux. Dans un premier temps, le gouvernement britannique de l'époque a exercé un contrôle, sur les îles iraniennes, près du détroit d'Hormuz, pour écarter l'influence de ses adversaires, et, puis, il a commencé à prétendre que ces îles appartenaient aux peuples arabes bénéficiant de l'appui britannique. Face aux prétentions non fondées et à l'occupation illégitime d'une partie de son territoire, l'Iran n'a trouvé d'autre choix que de tenter, au travers de protestations fermes et constantes, de restaurer ses droits historiques. En 1923, l'Iran a, même, essayé de renvoyer l'affaire à la Société des Nations. Les négociations irano-britanniques ont pris de l'ampleur, depuis 1967, sur les trois îles susmentionnées, des négociations qui se sont alors poursuivies à Londres, Téhéran, New York et dans d'autres régions du monde.

Il est évident que ces négociations ont été, visiblement, marquées par un grand appui de la Grande Bretagne aux Emirats arabes riverains du golfe Persique, des Emirats, qui, juridiquement parlant, étaient sous la souveraineté absolue britannique et qui n'avaient pas la moindre autorité nationale. En fait, l'Iran a toujours fait preuve d'un esprit positif censé aider au rétablissement de la paix et de la coopération dans la région. Le recours aux documents historiques et aux correspondances internationales faisait, toujours, partie des méthodes de l'Iran, pour réobtenir son droit à la souveraineté sur les îles d'Abou Moussa et de la Grande et de la Petite Tombe. Les chercheurs et historiens iraniens ont trouvé des documents aptes à prouver que ces îles ont été, depuis les temps anciens, sous la souveraineté de l'Iran, et que les débats engagés, à ce propos, par certains Etats ou individus, manquent de tout fondement juridique et historique.

Outre les références historiques et géographiques, il existe, également, nombre de livres et d'articles, en persan, traitant le sujet. On pourrait mentionner, à titre d'exemple, Les Bases des droits iraniens à la souveraineté sur les Tombes et Abou Moussa, et Un Regard historique sur les îles iraniennes d'Abou Moussa et de la Grande et Petite Tombe, écrit, tous les deux, par Asghar Jaafari Valadâni, La géographie des îles iraniennes du golfe Persique, L'Histoire et la géographie des deux Tombes et d'Abou Moussa, et Les Pays et les frontières, dans la région géopolitique du golfe Persique, tous les trois écrits par Pirouz Modjtahedzâdeh, sans oublier d'autres livres, comme La Situation juridique des îles d'Abou Moussa, de la Grande et de la Petite Tombe de Jamshid Momtâz, Les Bases historiques, politiques et juridiques de la souveraineté iranienne, sur les îles des Tombes et sur l'île d'Abou Moussa de David Hermidas Bavand, La géographie des îles iraniennes du golfe Persique d'Issâ Golvardi et La Souveraineté historique de l'Iran, sur les îles d'Abou Moussa et des deux Tombes d'Ali Haqshenâs Kamyâb. Il existe, donc, des ouvrages précieux, qui se sont penchés sur cette importante question. Une œuvre très importante du genre est, sans doute, le livre du Naqi Tabarsâ, La Souveraineté historique de l'Iran sur les îles d'Abou Moussa et de la Grande et de la petite Tombe, qui traite la question, d'un point de vue historico-juridico-politique. Ce livre, de 900 pages, a été publié par le Centre des documents et de l'histoire diplomatique du ministère iranien des Affaires étrangères.

Un regard sur le livre Tabarsâ montre qu'on n'a pas affaire à un simple devoir académique ou administratif. La profondeur des sujets évoqués et le volume des documents élaborés, d'ailleurs, pour la première fois, dans le livre de Tabarsâ, ainsi que son style de rédaction du livre en fait un ouvrage particulier et différent des autres œuvres traitant le même sujet. Plus de 70 pages de documents et 15 morceaux de cartes retirés des archives nationales et étrangères y ont été, pour la première fois, publiés et exposés au regard des lecteurs. Le comment et les vicissitudes de l'exercice de la souveraineté iranienne, sur ces îles, au travers des moyens diplomatiques, juridiques, politiques et militaires, sont examinés, dans ce livre, des deux façons thématique et chronologique. Vu les difficultés d'accès public aux archives du ministère des Affaires étrangères, on pourrait qualifier la publication de ce livre d'événement majeur. Le livre raconte l'histoire de l'exercice de la souveraineté directe de l'Iran sur les trois îles, en 1887 (1266 du calendrier persan), de leur occupation, en 1903, par les forces britanniques, en raison, rappelons-le, des faiblesses et de la négligence du gouvernement iranien de l'époque et la reprise des îles, par les forces armées iraniennes, en 1971 (1350, selon le calendrier persan), au seuil, exactement, de la création des Emirats arabes unis, une série d'événements suite auxquels le drapeau iranien a été, de nouveau, hissé sur ces îles.

Le premier chapitre du livre traite des bases théoriques de la souveraineté, des différends territoriaux et frontaliers et du processus judiciaire de l'affaire auprès de la Cour pénale internationale. Les 2ème, 3ème et 4ème chapitres se réfèrent à des documents originaux et inédits, pour examiner les antécédents historiques du golfe Persique, le positionnement géographique des trois îles et la situation des «Qawassim», en rapport avec le dossier des îles du golfe Persique, jusqu'en 1887, une étude bien détaillée qui révèle les arrière-plans historiques et juridiques de l'appartenance des îles au territoire iranien.

L'auteur montre, dans ces chapitres, que les Cheikhs arabes locaux des îles du golfe Persique, à différentes périodes de l'histoire, et, surtout, avant la restauration de la mainmise britannique, sur le golfe Persique, ont été des vassaux de l'Iran et redevables aux autorités centrales iraniennes. Le document le plus important élaboré par Tabarsâ serait une carte officielle britannique dessinée, en 1886, et qui montre les ports et les îles du golfe Persique. En 1888, sous le règne de la Reine Victoria, en Grande Bretagne, et du Roi Qadjar Nasseroddin Shâh, en Iran, cette carte a été offerte, par le ministre britannique de l'époque, Lord Salisbury, au gouvernement de l'Iran d'alors. La carte ne laisse aucun doute sur le fait que les îles d'Abou Moussa, de la Grande et de la Petite Tombe faisaient partie de l'intégrité territoriale de l'Iran.

Le chapitre 5 du livre traite les années de souveraineté iranienne sur les îles, couvrant une période allant de 1887, jusqu'à 1903, une époque, au cours de laquelle, on constatait, rarement, des doutes sur l'appartenance des îles susmentionnées à l'Iran. Le chapitre suivant parle de l'occupation militaire des trois îles iraniennes, par les Anglais, de 1903 jusqu'en 1971. Plusieurs documents prouvent que le gouvernement iranien n'a jamais reconnu cette occupation et l'a contestée, à plusieurs reprises. Le livre raconte, en détail, les évolutions concernant la restitution de la souveraineté iranienne, en 1971 (1350 de l'hégire solaire iranien), sur ces îles, lorsque le gouvernement iranien a réussi, après plusieurs décennies de recul et de faiblesse, à affirmer sa souveraineté nationale sur ces îles, ce qui se poursuit, d'ailleurs, jusqu'à nos jours.

Le livre montre, également, que s'agissant de la souveraineté et des intérêts nationaux de l'Iran, on a affaire à des réalités définitives, et que les changements de gouvernements et les transitions de pouvoir, en Iran, n'ont jamais ébranlé et n'ébranleront jamais la volonté du peuple et des responsables politiques iraniens, de défendre la souveraineté nationale du pays. Le livre est aussi riche en images et cartes historiques montrant le golfe Persique et les trois îles.

Le livre a été, en fait, la thèse de doctorat de Naqi Tabarsâ, qui, lui-même, nous confie, en ces termes, les valeurs de son livre. «J'ai insisté, dans le livre, sur les aspects historiques et juridiques prouvant la véracité de la prétention iranienne de restituer sa souveraineté, sur ces îles ; je me suis attardé, particulièrement, sur la question de la souveraineté, sur fonds des évolutions des dernières années. Le livre offre un regard documenté sur l'affaire des trois îles, qui repose sur les documents et preuves historiques. Les apparences et témoignages y sont traités, du point de vue iranien, mais aussi, des Emirats arabes unis et de la Grande-Bretagne. Des cartes très importantes, dont celle de 1886, servent de documents, dans la rédaction du livre». Il ajoute, également, avoir mené ce grand projet qu'est la rédaction du livre sur la souveraineté de l'Iran sur ces trois îles du golfe Persique, afin d'éclaircir les opinions publiques, et qu'il est fier de dédier cet œuvre à la sage et grande nation iranienne.

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