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vendredi, 24 mai 2013 14:19

Venez avec nous, en Iran (71)

IRIB- L'Iran est, certes, le pays des merveilles, des arts et des beautés.

Gorgan a été l'une des plus grandes villes du monde de l'Islam, qu'on aurait pu comparer, à ce propos, à des villes, telles que Rey, Merv et Jondishâpûr. Gorgan fut très en avance par rapport à son époque, en termes d'architecture et d'urbanisme. Les recherches montrent que cette ville bénéficiait, il y a plus de mille ans, avant notre ère, d'un système d'égouts, de rues pavées de briques ornées et d'un réseau d'irrigation. La ville a été, aussi, un berceau des poteries et céramiques postislamiques. Bien que la ville historique de Gorgan ait été détruite, lors de l'invasion moghole, de ses ruines se dégage toujours une grandeur mystérieuse et l'unique monument qui a survécu, est "Gonbad-e Kabous" en est une preuve infaillible.

On sait, également, que Gonbad-e Qābus constitue la plus haute tour en briques du monde. Les grenelés du plafond de l'arcade d'entrée de cette tour offrent une simplicité et une beauté extrême et constituent le premier exemple d'utilisation de ce type d'ornements, dans les édifices islamiques. Deux ribambelles aux motifs d'écriture coufique embellissent, en haut et en bas, la tour. Le génie de maçonnerie utilisé dans la construction de cet édifice s'explique, ainsi, par un mécanisme de substitution à l'échafaudage, consistant en une sorte d'escalier spiral réalisé en terre condensée compactée, montant tout autour du bâtiment. Utilisé, à l'époque, faute de moyens modernes de maçonnerie, ce presqu'échafaudage en terre fut détruit, une fois, terminés les travaux de construction.

Le nom de ce monument historique iranien, été inscrit, sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO est le Gonbad-e Qābus. Le site Web de l'UNESCO offre, en ces termes, des données détaillées, sur ce monument: "Cette tour funéraire, haute de 53 mètres, a été érigée, en 1006 après J.C., pour le souverain lettré Qābus ibn Voshmgir, près de Djordjan, l'ancienne capitale zyaride, au Nord-Est de l'Iran ; elle témoigne des échanges culturels entre les nomades de l'Asie centrale et l'ancienne civilisation iranienne. Seule trace de la ville de Gorgan, qui fut un pôle artistique et scientifique, avant d'être détruite, par les invasions des Mongols, aux 14ème et 15ème siècles, la tour est, à la fois, une prouesse technique et un exemple remarquable de l'architecture islamique, en matière de tours funéraires ; son influence se fait sentir, en Iran, en Anatolie et en Asie centrale.

Gonbad-e Qabus ou Gonbad-e Kavus est également une ville dans la province du Golestan. Elle abrite la célèbre tour de brique du même nom. La tour a été construite en 1006-1007 sur commande de l'Emir Ziyaride Shams ol-Ma'ali Qabus ibn Wushmgir, elle est située à 3 km au nord de l'ancienne ville de Gorgan où régnait la dynastie Ziyaride.

Une légende raconte que le corps du sultan a été déposé dans un cercueil de verre et était suspendu au plafond de la tour. L'intérieur de la tour contient des exemples précoces de décorations utilisant des muqarnas.

Il y a une inscription qui certifie que cette tour a été construite pour servir de tombe au dirigeant Ziyaride nommé dans celle-ci.

La tour est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2012.

Construit en briques cuites non vernissées, ce mausolée est conçu, selon un schéma géométrique complexe, pour former une tour cylindrique - de 17 mètres de diamètre à la base et 15,5 mètres, sous le toit - qui s'effile vers un toit conique en briques. Il témoigne du développement des mathématiques et des sciences, dans le monde musulman, au tournant du premier millénaire".

Tout comme la Grande Mosquée d'Ispahan, Gonbad-e Qābus semble avoir autant séduit le célèbre historien de l'art persan, Arthur Pope, qui la trouve "grandiose" et "un chef-d'œuvre de l'architecture perse", "une tour funéraire rayonnante de force et de grandeur, en totale simplicité et sans aucun embellissement excessif".

La tour de Gonbad-e-Qabous témoigne des échanges culturels entre les nomades de l'Asie centrale et l'ancienne civilisation iranienne. Seule trace de la ville de Djordjan qui fut un pôle artistique et scientifique avant d'être détruite par les invasions des Mongols aux XIVe et XVe siècles, la tour est à la fois une prouesse technique et un exemple remarquable de l'architecture islamique en matière de tours funéraires ; son influence se fait sentir en Iran, en Anatolie et en Asie centrale. Construit en briques cuites non vernissées, ce mausolée est conçu selon un schéma géométrique complexe pour former une tour cylindrique – de 17 mètres de diamètre à la base et 15,5 mètres sous le toit – qui s'effile vers un toit conique en briques. Il témoigne du développement des mathématiques et des sciences dans le monde musulman au tournant du premier millénaire.

Visible de loin dans les plaines environnantes à proximité de l'ancienne capitale ziyaride Djordjan, la tour de Gonbad-e Qābus, haute de 70 mètres, domine la ville qui est née autour d'elle au début du XXe siècle. Le tronc cylindrique creux de la tour, construit en briques cuites non vernissées, s'effile depuis un plan géométrique complexe en forme d'étoile à dix branches jusqu'à un toit conique. Deux inscriptions kufiques qui l'entourent commémorent Qābus Ibn Voshmgir, souverain ziyaride et lettré, en tant que fondateur de la tour en 1006 apr. J.-C.

La tour est un exemple exceptionnel de conception structurelle innovante du début de l'art islamique, basée sur des formules géométriques qui permettaient de réaliser des maçonneries porteuses capables de soutenir des structures très hautes. Sa forme à toit conique est devenue le prototype des tours funéraires et des autres tours commémoratives dans la région, représentant un échange culturel architectural entre les nomades d'Asie centrale et l'ancienne civilisation iranienne.

Gonbad-e Qābus est un chef-d'œuvre et une réalisation exceptionnelle de l'architecture en briques du début de l'art islamique, par les qualités structurelles et esthétiques de sa géométrie particulière.

La forme à toit conique de Gonbad-e Qābus est significative en tant que prototype des tours funéraires en Iran, en Anatolie et en Asie centrale, représentant un échange culturel architectural entre les nomades d'Asie centrale et l'ancienne civilisation iranienne.

Gonbad-e Qābus est un témoignage exceptionnel de la puissance et de la qualité de la civilisation ziyaride qui domina une grande partie de la région aux Xe et XIe siècles. Construite pour un émir qui était aussi un écrivain, la tour marqua le début d'une tradition culturelle régionale de construction de tombes monumentales, y compris pour les lettrés.

Le monument est un exemple exceptionnel de tour commémorative islamique dont la conception structurelle innovante illustre le développement extraordinaire des mathématiques et des sciences dans le monde musulman au tournant du premier millénaire apr. J.-C.

En tant que structure géométrique exceptionnelle et icône dans la petite ville de Gonbad-e Qābus, elle est parfaitement visible depuis de nombreuses directions. Il continue de présenter les caractéristiques d'un monument commémoratif islamique associant les traditions d'Asie centrale et d'Iran. Les contreforts extérieurs et les bandeaux d'inscription sont en bon état, mais l'insertion de la rampe et le mur de soutènement à flanc de colline ont légèrement endommagé la forme de la colline sur laquelle il se dresse.

Le monument conserve sa forme et sa conception, ses matériaux, sa prédominance visuelle dans le paysage, et reste un lieu saint visité par les populations locales et par des étrangers, ainsi que le théâtre de manifestations traditionnelles.

Gonbad-e Qābus est protégé par la Loi de protection du patrimoine national (1930) et a été inscrit sur la liste des monuments nationaux d'Iran en 1975, sous le numéro 1097. Les réglementations relatives au bien stipulent que les activités préjudiciables sont interdites et que toute intervention, y compris les fouilles, la restauration et les travaux sur le site, doit recevoir l'agrément de l'Organisation iranienne du patrimoine culturel, de l'artisanat et du tourisme (ICHHTO). La tour funéraire et la zone avoisinante sont gérées conjointement par la municipalité et par l'ICHHTO conformément au plan directeur pour la ville de Gonbad-e Qābus (1989) et au plan détaillé (2009), qui visent à préserver les caractéristiques historiques et visuelles de la ville. Le plan directeur soutient les mesures de protection de contrôle des hauteurs dans la zone tampon et la zone paysagère. Le plan de gestion devrait être développé pour inclure un programme de conservation.

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