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vendredi, 26 avril 2013 12:19

Venez avec nous, en Iran (68)

Dans cette nouvelle édition de la série d'émissions portant sur l'Iran, qui nous transporte, toujours, dans la belle province du Nord de l'Iran, le Mazandaran, nous évoquerons quelques villes de cette province, avec leurs spécificités naturelles, historiques ou artistiques.

Restez avec nous, jusqu'à la fin de cette émission.

La ville de Ramsar, se situe dans point le plus occidental de la province de Mazandaran, entourée, au Nord, par la Caspienne, au Sud, par les montagnes de l'Alborz, à l'Ouest, par la ville de Roudsar, au Guilan, et à l'Est, par la ville de Tonekabon, au Mazandaran. Ramsar est composée de deux parties. La partie montagneuse de la ville est couverte de forêts denses et des vertes prairies. Le climat y est bon et modéré. Pour les touristes, elle offre des plages, des stations thermales, les forêts verdoyantes des Monts Alborz ainsi qu'un palais. Le palais de marbre a été érigé, en 1937, à Ramsar, au Nord de l'Iran. Erigé, au milieu d'un parc de 60.000m², le palais de marbre est l'œuvre de l'architecte Hovanes Gharibian. Le palais doit son nom à ses pierres, en marbre blanc, qui constituent un iwan, surmonté de quatre colonnes sculptées. De même, sur les deux côtés de l'escalier du palais, se trouvent deux statues de tigres en marbre.

Certains endroits de cette ville révèlent la concentration la plus élevée du monde en radioactivité naturelle. Celle-ci est libérée par des sources thermales. Huit sources d'eau chaude accueillent, chaque année, des milliers de passagers et de touristes iraniens et étrangers. Ramsar compte une zone historique appelée «JavaherDarreh». Une région humide et très froide, qui se situe, sur les sommets des montagnes de Ramsar. Les touristes, qui dorment dans cet endroit, peuvent, facilement, contempler les nuages, sous leurs pieds. Ramsar abrite, aussi, des endroits historiques, tels que la mosquée du vendredi, le mausolée de Tchehel-Chahid, la forteresse de Markouh, etc.

Une autre ville importante du Mazandaran est Babolsar, qui se trouve au centre de la province, au bord de la Caspienne. La rivière Babol passe par cette ville, qui dispose d'un quai qui n'est pas commercial, mais touristique. Le pont s'appelle «Pol-e félézi» (pont en métal), construit, en 1934. Babolsar est considérée comme une ville mi-industrielle, vu les diverses usines qu'elle abrite. L'Université du Mazandaran se trouve, également, à Babolsar.

Behchahr est une autre ville, qui se limite, au Nord, à la Caspienne, à l'Ouest, à Sari, au Sud, à Semnan et à l'Est, à Gorgan. Elle se situe au bord de la mer, et a été fondée, en 1612, par le roi Abbas 1er de la dynastie Safavide. De très beaux jardins, des palais, des hammams et des maisons, construits par de telentueux artistes, décorent cette ville, qui avait été, ainsi, baptisée «Achraf-al-Belad», qui signifie «la meilleure des villes». Belle et de climat tempéré, la ville de Behchahr, fut, alors, le lieu de séjour de Shâh Abbas 1er, devenant, en effet, la deuxième capitale importante du pays. Outre les précieuses œuvres historiques héritées de l'ère safavide, la ville compte, aussi, les très anciennes grottes «Houtou» et «Kamarband», qui nous ont révélé des traces de l'existence d'hommes primitifs, au Mazandaran. La ville a été endommagée, par des guerres civiles et des attaques des Turkmènes, et détruite, à l'époque du règne des Afghans. Elle a été, toutefois, reconstruite, par Mohammad Hassan Qajar, qui s'attachait beaucoup à cette ville. Behchahr a été reconstruite, mais n'a pas su retrouver sa place et son importance d'antan. Parmi les monuments historiques de la ville, on peut évoquer le palais Safiabad, le jardin et l'édifice de Tchehelsotoun et le jardin d'Abbâs Abâd.

Le jardin d'Abbâs Abâd est situé, à proximité de la route de Behchahr-Gorgân, à 9 km, au Sud-Ouest de Behchahr, dans la province du Mazandaran, et fut construit, à la demande de Shâh Abbâs Ier, au milieu des forêts et au bord d'un lac. L'ensemble du jardin comprend les palais des rois safavides, deux tours en brique, qui auraient été construites, entre 1612 et 1613, un hammâm, un barrage, un château d'eau, un moulin, des fours à poterie, des bâtiments destinés aux domestiques. Un bel édifice a été bâti, au milieu du lac, de sorte que, selon les saisons et le niveau de l'eau, il soit émergé ou à moitié recouvert d'eau.

Le jardin de Tchehelsotoun, datant de 1613, se trouve, sur les flancs de la montagne de Borzou, et s'étend sur une longueur de 550 m et une largeur de 170 m. Il fut, tout d'abord, destiné aux réceptions de Shâh Abbâs. Les deux allées principales se rejoignent autour d'un grand bassin. Sous le règne de ce dernier, il existait des emplacements, pour des bougies, tout autour du bassin, que l'on allumait, durant certaines cérémonies. Ces bougies lui ont donné son nom : «le bassin de lumière». Le parc est, lui, constitué de cyprès, pommiers, mandariniers, orangers, citronniers, platanes, chênes, grenadiers et autres rosiers.

A une douzaine de km, au Nord de Behchahr, s'impose au visiteur, une très belle péninsule, de 60 km de longueur et d'une largeur variée entre 2 et 6 km, qui se trouve au Sud-Est de la Caspienne et au Nord de Gorgan. De son nom «Miankaleh», elle est une importante réserve d'oiseaux de cette région, qui répond, facilement, au goût des touristes s'intéressant à la nature.

La ville de Nour est située, sur les bords de la mer Caspienne. Son ancien nom est Suldeh. C'est une des plus anciennes villes de la province du Mazandaran, entourée, au Nord, par la Caspienne, à l'Est, par Amol, au Sud, par les montagnes de la chaîne de l'Alborz et Laridjan, et à l'Ouest, par Nochahr. A l'appui, l'existence de très solides forteresses et citadelles, dans la ville. Le palais Tamichan, les plages et le parc forestier «Nour», sont parmi les attraits touristiques de la ville. Le parc forestier de Nour est, surtout, renommé, pour abriter l'arbre, mondialement célèbre, dit Populuscaspica, qui attire les amoureux de la nature. La ville de Nour est, aussi, célèbre pour compter, parmi ses villages, le village de Yush, où naquit le poète iranien contemporain, Nima Yushij, qui a, énormément, contribué à la création de la poésie persane moderne, connue sous le nom de she'r-e no ("poésie nouvelle") ou she'r-e nimaa'i ("poésie de Nima").

Nous avons, déjà, eu l'occasion de parler, dans l'une de nos dernières émissions, de cet important poète contemporain de l'Iran. Il n'est pourtant pas inapproprié de raconter, en bref, sa vie et sa carrière littéraire et poétique.

Nima Yushij est né, dans le village de Yush, dans le Mazandaran, en 1897, où il passe son enfance entre les travaux des champs et l'école traditionnelle iranienne. Il rentre à l'école Saint-Louis, à Téhéran, à l'âge de douze ans, afin d'y finir ses études supérieures. C'est dans cette école qu'un professeur le guide, dans ses premières découvertes poétiques. Il compose, d'abord, des vers, en suivant les grands de la poésie classique, Saadi et Hafez, par exemple, puis, commence à suivre son propre chemin, sans précédent, dans la poésie persane : la poésie, qui ne tient compte, ni du mètre, ni de la rime. Ay Shab ("Ô Nuit") et Afsaneh ("Mythe") sont des œuvres qui appartiennent à cette période de transition, dans la vie de l'auteur (1922).

Le temps, où Nima a publié ses œuvres, est remarquable. Durant les premières années, pendant lesquelles Nima écrivait, la presse était contrôlée par le pouvoir, et sa poésie, qui allait plus loin que la norme établie, à l'époque, n'avait pas l'autorisation d'être publiée.    Ses œuvres n'ont pas été lus, par le public, avant les années 1930. Après la chute de Reza Shâh (1941), Nima est devenu membre du comité éditorial du magazine "Musique". Travaillant avec Sadeq Hedayat, il a publié nombre de ses poèmes, dans ce magazine. Il a, seulement, publié ses œuvres, à son compte, en deux occasions, "L'histoire pâle" et "La famille du soldat". Il a, aussi, publié de nombreuses compositions, dans les autres journaux de l'époque.

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