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samedi, 23 mars 2013 13:49

Venez avec nous, en Iran (66)

IRIB- L'Iran est, certes, le pays des merveilles, des arts et des beautés.

Cette semaine, nous allons vous faire visiter quelques jardins historiques de cette belle province. Nous nous attarderons, ensuite, sur la langue de cette province, qui s'appelle le Mazandarani ou Tabari, sans oublier de vous présenter le poète contemporain, Nima Yushij.

Les anciens jardins iraniens, de par leur valeur esthétique et architecturale, font partie du patrimoine national et sont considérés comme des marques de l'identité historique et culturelle iranienne.

La construction des jardins, en Iran, remonte à l'époque achéménide. Parmi les jardins existant à cette époque, on peut, par exemple, citer les jardins royaux de Pasargades (VIe siècle avant J.-C.), qui auraient été constitués, en forme de quatre parties symétriques.

A l'époque sassanide (224-651), la construction des jardins se développa. L'importance accordée à la nature, et, notamment, au culte de l'eau, lié au zoroastrisme, a contribué à la construction des jardins-palais (bâgh-ghasr) de cette époque, tels que Takht-e Soleymân et le palais de Firouz-Abâd, qui furent construits, au bord de rivières ou de lacs.

L'époque safavide est considérée comme étant l'âge d'or de la construction de jardins, en Iran, qui commença à Qazvin, la capitale des Safavides. Aujourd'hui, il ne reste de la plupart de ces jardins que quelques édifices. Sous le règne de Shâh Abbâs, la capitale fut transférée de Qazvin à Ispahan. Dans cette ville, les jardins les plus simples ont été construits, en forme d'allées, et les plus sophistiqués étaient formés de quatre parties symétriques, reprenant le dessin des tapis iraniens. Sous la dynastie des Zend, l'architecture des jardins suivit celle de l'époque safavide. L'existence d'une source, de plantes, et la beauté de l'architecture étaient leurs caractéristiques principales.

Le jardin d'Abbâs Abâdest, situé à proximité de la route de Behshahr-Gorgân, à 9 km au Sud-Ouest de Behshahr, dans la province du Mazandaran, et fut construit à la demande de Shâh Abbâs Ier, au milieu des forêts et au bord d'un lac. L'ensemble du jardin comprend les palais des rois safavides, deux tours en brique, qui auraient été construites, entre 1612 et 1613, un hammâm, un barrage, un château d'eau, un moulin, des fours à poterie, des bâtiments destinés aux domestiques. Un bel édifice a été bâti, au milieu du lac, de sorte que, selon les saisons et le niveau de l'eau, il soit émergé ou à moitié recouvert d'eau.

Le jardin de Tchehelsotoun, datant de 1613, se trouve, sur les flancs de la montagne de Borzou, et s'étend, sur une longueur de 550 m et une largeur de 170 m. Il fut, tout d'abord, destiné aux réceptions de Shâh Abbâs. Les deux allées principales se rejoignent autour d'un grand bassin.

Sous le règne de ce dernier, il existait des emplacements, pour des bougies, tout autour du bassin, que l'on allumait, durant certaines cérémonies. Ces bougies lui ont donné son nom : «le bassin de lumière».

Le parc est, lui, constitué de cyprès, pommiers, mandariniers, orangers, citronniers, platanes, chênes, grenadiers et autres rosiers.

Le jardin d'Ashraf al-Belâd

La ville d'Ashraf al-Belâd fut construite, en 1612, au bord de la mer Caspienne. L'ensemble des jardins d'Ashraf est constitué de six jardins séparés l'un de l'autre, par des murs en pierre. Cet ensemble comprend un jardin, l'édifice de Tchehelsotoun, le jardin de Tcheshmeh, celui de Tappeh, au Sud-Ouest de Tchehelsotoun, les jardins déserts, et le jardin de Nord et de Sâheb al-Zamân. Ces jardins étaient le lieu de séjour hivernal de Shâh Abbâs Ier et chacun avait une fonction précise : cérémonies, loisirs, chasse etc. Outre ces jardins, deux autres y ont été construits, à l'époque safavide : le jardin de Sâfi-Abâd où il y avait un observatoire, et celui d'Abbâs Abâd, destiné à la chasse.

Le grand jardin de Tcheshmeh-Emârat, de 410m de longueur et 135m de largeur, se situe, dans la province du Mazandarân. Il a été construit, sous le règne de Shâh Abbâs, à Behshahr. Au fond du jardin, se trouve un pavillon carré de deux étages ornés d'émaux. Au milieu de cet édifice, une source d'eau jaillit et irrigue les plantes du jardin, par un système de canaux. Dans le passé, le jardin était divisé en plusieurs petits jardins, à cause de la pente de la terre et des problèmes d'irrigation qu'elle posait. La source était, également, utilisée, pour irriguer les champs agricoles environnants.

Et, à présent, un coup d'œil, sur la langue de la province de Mazandaran.

Le Mazandarani ou Tabari est une branche Nord-Ouest de la famille des langues iraniennes et est même considéré, par certains, comme une langue en propre. Cette langue n'est pas influencée, par les autres langues ayant conquis la région, comme le persan, le mongol, l'arabe ou le tartare, et est toujours parlée, dans différents dialectes de la région.

Le mazandarani ou tabari est une langue iranienne de la branche du Nord-Ouest. Parlée, en Iran, dans la province du Mazandaran, elle est inintelligible, par un locuteur du persan. Parmi les langues vivantes iraniennes, le mazandarani a une des plus vieilles traditions écrites, datant du Xe siècle au XVe siècle. Sa riche littérature inclut des livres, tels que Marzban-Nameh (plus tard, traduit en persan) et la poésie d'Amir Pazevari. L'utilisation du mazandarani, cependant, est en déclin. Son rôle administratif et littéraire a été supplanté, par le persan, bien avant l'intégration définitive du mazandaran, dans l'administration nationale, au début du XVIIe siècle. L'écrasante majorité de la population du Mazandaran est, maintenant, bilingue, et parle, aussi, le persan.

La langue mazandaranie est apparentée au guilaki et les deux langues ont des vocabulaires similaires. Ce langage n'a pas été influencé par les vocabulaires d'autres langues, comme l'arabe et le turc, et est toujours parlé, en plusieurs dialectes, dans la région.

D'après Ethnologue.com, il y avait plus de 3 millions de locuteurs de langue maternelle mazandarani, en 1993, parlant différents dialectes, comme le gorgani, le qadikolahi (ghadikolahi) et le palani.

Musique

Plusieurs savants et poètes réputés ont été élevés, dans le Mazandaran : Par exemple, Nima Yushij, un des derniers grand poètes contemporains d'Iran.

Ali Esfandiari (1897 - 1958) (en persan : علیاسفندیاری), plus connu sous son nom de plume, Nima Yushi,j (en persan : نیمایوشیج), est un poète iranien contemporain, qui a beaucoup contribué à la création de la poésie persane moderne, connue sous le nom de she'r-e no ("poésie nouvelle") ou she'r-e nimaa'i ("poésie de Nima").

Il est né, dans le village de Yush, dans le Mazandaran, en 1897, où il passe son enfance entre les travaux des champs et l'école traditionnelle iranienne, sous l'autorité du Mollah de son village. Il rentre à l'école Saint-Louis, à Téhéran, à l'âge de douze ans, afin d'y finir ses études supérieures. C'est dans cette école qu'un professeur le guide, dans ses premières découvertes poétiques. Il compose, d'abord, des vers, en suivant les grands de la poésie classique Saadi et Hafez, par exemple, puis, commence à suivre son propre chemin, sans précédent dans la poésie persane : la poésie, qui ne tient compte, ni du mètre, ni de la rime. Ay Shab ("Ô Nuit") et Afsaneh ("Mythe") sont des œuvres, qui appartiennent à cette période de transition, dans la vie de l'auteur (1922).

Les occasions dans lesquelles Nima a publié ses œuvres sont notables. Durant les premières années, pendant lesquelles Nima écrivait, la presse était contrôlée par le pouvoir, et sa poésie, qui allait plus loin que la norme établie, à l'époque, n'avait pas l'autorisation d'être publiée. Pour cette raison, la plupart des premiers poèmes de Nima Yushij n'ont pas été lus par le public, avant les années 1930. Après la chute de Reza Shah (1941), Nima est devenu membre du comité éditorial du magazine Musique. Travaillant avec Sadeq Hedayat, il a publié nombreux de ses poèmes, dans ce magazine. Il a, seulement, publié ses œuvres, à son compte, en deux occasions : L'histoire pâle et La famille du soldat.

La fermeture de Musique coïncide avec la formation du Parti Toudeh et l'apparition d'un certain nombre de publications gauchistes. Radical, par nature, Nima est attiré par les nouveaux journaux et publie de nombreuses compositions, dans ceux-ci.

Ahmad Zia Hashtroudy et Abul-Ghasem Janati-Atayi sont parmi les premiers à avoir travaillé sur la vie et l'œuvre de Nima Yushij.

Media

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