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mercredi, 02 janvier 2013 12:17

Venez avec nous, en Iran (58)

L'Iran est, certes, le pays des merveilles, des arts et des beautés.

De sa nature diversifiée à sa culture variée, en passant par ses sites et monuments historiques, datant de millénaires, sans oublier ses arts sophistiqués, l'Iran surprend tout un chacun, qui lit, entend parler ou visite ce territoire. Pour décrire toutes ces beautés, nous avons conçu cette série d'émissions sur l'Iran. "Venez avec nous en Iran!", puisque tel est son titre, vous fera découvrir la terre de Perse, riche d'une histoire et civilisation plurimillénaires.

Bandar-e Anzali est une ville portuaire de la province du Guilan, située, sur la mer Caspienne, à 35 kilomètres de Rasht et à 380 kilomètres de Téhéran. Bandar-e Anzali est le plus important port maritime du Nord de l'Iran, couvrant une superficie d'environ 40 km², situé dans le Sud-Est de la mer Caspienne. Il est constitué d'une île principale nommée Mianposhteh et de terres environnantes. Parmi les attractions touristiques figurent la longue promenade, le long du port, et le delta marécageux de la rivière Sefid Roud. Le port est, surtout, d'une grande importance commerciale, vu ses échanges avec certains pays centre-asiatiques. Il est relié aux ports du Nord de la Caspienne, ainsi qu'aux ports commerciaux et internationaux de divers pays européens, via le canal Volga-Don et la mer Noire. Bandar-e Anzali est, également, connu, sous le nom de «portail de l'Europe».

Les activités principales des habitants de Bandar-e Anzali sont la pêche, l'agriculture et l'artisanat. La culture du riz et du ver à soie est une activité courante et très lucrative, dans les zones, aux alentours de la ville. Les nattes en paille (hassirbafi), le tissage de filets de pêche et le travail du bois, comptent parmi les artisanats les plus actifs des habitants de cette ville portuaire, qui constitue, d'ailleurs, l'un des centres importants de construction de bateaux. Outre son activité portuaire importante, la ville et sa région se distinguent, aussi, par une grosse production de caviar.

La ville, fondée, au XVIe siècle, fut incendiée, par les Russes, en 1805,  détruisant par le feu ses archives et ses bâtiments historiques. La ville est, cependant, connue, depuis l'empire safavide, comme une porte vers l'Europe, pour le commerce de la soie, grâce à sa situation géographique. Le port vit le débarquement des troupes polonaises du général Anders évacuées d'Union Soviétique, en mars et août 1942. La ville abrite toujours un cimetière militaire polonais.

Parmi les endroits touristiques de Bandar-e Anzali, on peut évoquer le tour de la montre (Borj-e Saat), qui est, également, un phare maritime,  le quai, le palais Miyan-Poshteh ou le musée militaire, ainsi que l'étang d'Anzali. Le tour de la montre, haute de 28 mètres, se situe derrière le bazar de Sepah, sur la place d'Anzali, datant de 1815.  Cette tour est utilisée, comme un phare maritime, érigé sur la rive d'Anzali, et aperçu de loin, depuis la mer. Il a été construit, à l'époque du roi Nasser-eddin Qajar, par Khosro Khan Gorji, pour guider les marins (navigateurs) et il fonctionnait à l'huile. Une montre a été installée, en 1927, à son sommet, et elle  fonctionne, depuis sa réparation, en 1989. Le palais Miyan-Poshteh a été construit, en 1932, sur le palais «Khoshtaria». Il compte 11 chambres et une salle avec une vue magnifique. Le palais sert actuellement de musée militaire où sont exposées au public, des armes à feu et blanches, datant de l'époque Safavide. Le bâtiment est, lui-même, une œuvre architecturale remarquable.

L'un des autres attraits du port de Bandar-e Anzali est, certainement, son magnifique étang. L'étang d'Anzali (Mordab-e-Anzali) est une étendue d'eau séparée de la mer Caspienne, par une bande de terre, proche de la ville de Bandar-e Anzali. Une nature belle et apaisante, de splendides nénufars, resplendissant sur l'eau, de beaux chants d'oiseaux, des villages aux alentours et de petites îles merveilleuses, qu'on trouve, ici et là, sur cet étang, le transforment en une des plus belles régions touristiques du Nord de l'Iran. Cet étang est très riche en poissons, mais la pêche y est interdite, de même que la chasse ou l'abattage d'arbres. La partie orientale de l'étang est couverte de roselières. L'eau s'étend plutôt dans la partie occidentale et le centre. Il est à noter que l'étang d'Anzali a été enregistré, sur la liste des étangs internationaux de la Convention de Ramsar, (dans le Nord de l'Iran), qui a été adoptée, en 1970, et qui est la plus importante Convention mondiale, en soutien et pour la sauvegarde des étangs, selon laquelle, les pays du monde se sont engagés à coopérer, pour sauvegarder leurs précieux étangs. L'étang d'Anzali est, par ailleurs, un des meilleurs environnements, pour la vie des oiseaux migrateurs. Des dizaines d'oiseaux migrateurs de toutes sortes, venant de divers endroits du monde, choisissent cet étang, pour leur séjour hivernal. Contempler des oiseaux migrateurs, sur les rives de l'étang et les magnifiques nénufars, sur la surface de l'étang, lorsqu'on le traverse en bateau, c'est, sans doute, le très beau souvenir qu'un touriste pourra emporter avec lui de sa visite de ce splendide port du Nord de l'Iran.

Nous souhaitons, à présent, vous parler d'un musée, construit, il y a quelques années, sur la route Rasht-Téhéran, appelé le Musée du patrimoine rural du Guilan. Unique en son genre, au Moyen-Orient, ce musée est situé, dans le parc forestier de Sarâvân, (sur la route Rasht-Téhéran) et couvre une superficie de près de 200 hectares. Ce projet a été réalisé, grâce à la collaboration de la Direction du patrimoine et de l'architecture du ministère Français de la Culture et de la Communication, l'Université d'Aix en Provence, l'Ecomusée d'Alsace, et sous le patronage de l'UNESCO. Les études et prospections préliminaires de ce projet ont débuté, au milieu de l'année 2002. Les recherches complémentaires et spécialisées ont été achevées, début 2005. Jusqu'à ce jour, trois ensembles de maisons rurales comprenant 14 structures ont été reconstitués, conformément aux spécificités culturelles et architecturales de l'Est du Guilan. Cinq ensembles d'habitations de l'Est du Guilan et deux autres provenant de l'Ouest de la plaine du Guilan, ont été acquis, afin d'être déplacés et transférés, dans le site du musée, pour y être reconstitués. Sur le site du musée, deux complexes hôteliers de 150 unités seront intégrés, dont les bâtiments seront inspirés des différents styles architecturaux de la région.

Il existe sur le site un emplacement particulier pour :

Les spectacles et les loisirs (les représentations et jeux traditionnels du Guilan, un jardin de jeux pour enfants, des salons de thé et restaurants traditionnels, un parc de loisirs).

La mise en valeur des ressources locales (les plantes médicinales et les différentes espèces d'arbres de la région, un marché quotidien, un atelier d'artisanat local, des rizières et des plantations de thé).

La recherche et l'information (l'architecture rurale, dans le monde et un centre de recherche en architecture et en anthropologie).

La phase première du projet a été mise en exploitation, en 2005, et le musée est ouvert au public.

Puisqu'on a parlé de la vie rurale, au Guilan, nous sentons le besoin de vous présenter une zone rurale de cette province, qui est connue, comme le trésor de la culture guilaki.  Il s'agit de Ghâssem-Abâd.

Nous évoquerons, en passant, deux régions importantes du Guilan. Lahijan, qui est une ville située au Nord-Ouest de l'Iran, sur le littoral de la mer Caspienne et au Sud de Langrud. Elle est, historiquement, la première ville d'Iran à avoir abrité des plantations de thé, détenant, aujourd'hui, la première surface cultivée de thé d'Iran. Nous vous parlerons, dans une autre occasion, de l'histoire du thé, en Iran. Le riz, le thé, la soie et les gâteaux de Lahijan sont réputés et vendus, dans tout le pays. La plage la plus proche de Lahijan est la "Plage de Chamkhaleh". Parmi ses sites  intéressants, on peut énumérer : la Piscine de Lahijan (Estakh), la tombe des quatre rois (Chahar Padeshâh), le bain Golshan, la tombe de Cheikh Zahed Guilani, le marché des produits frais de Lahijan, le musée du thé d'Iran, le pont en brique (Kheshti Pol), la plage de Chamkhaleh et le mont SheytanKuh (Baam-e-Sabz).

Une autre région à vous présenter, succinctement, c'est la région de Tâlesh, située, dans la partie septentrionale de la province du Guilân, le long de la côte de la mer Caspienne. La superficie de Tâlesh est de 2.215 km². Tâlesh est voisin d'Astârâ (Guilân), au Nord, d'Ardebil et de Khalkhâl, (province d'Ardebil), à l'Ouest, de Some'sarâ (Guilan), au Sud, et de la mer Caspienne, à l'Est. Elle est connue, pour sa culture originale et sa musique populaire traditionnelle, dont nous vous parlerons, dans les prochaines émissions.

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