This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
mardi, 29 mai 2012 12:59

Venez avec nous en Iran (43)

L'Iran est, certes, le pays des merveilles, des arts et des beautés. De sa nature diversifiée à sa culture variée, en passant par ses sites et monuments historiques, datant de millénaires, sans oublier ses arts sophistiqués, l'Iran surprend tout un chacun, qui lit, entend parler ou visite ce territoire. L'une de ces beautés, vous la trouverez en Azerbaïdjan de l'Ouest, non loin de Tabriz, dans un village qui s'appelle Kandovan, un village magnifique que nous allons vous faire découvrir, cette semaine. Restez, donc, avec nous, jusqu'à la fin de cette émission.

Kandovan est un village troglodyte de la province d'Azerbaïdjan oriental, à proximité de Tabriz, dans le Nord-Ouest de l'Iran. Le site est semblable aux villages troglodytes de la Cappadoce, en Turquie. Comme en Cappadoce, le sol de la région est formé d'ignimbrite, un matériau volcanique fin, transporté sur de longues distances, soudé à chaud, lors de sa retombée, et formant de vastes et épaisses nappes. Ce matériau, plus communément appelé tuf, se taille aisément. Les habitations troglodytes de Kandovan ont été taillées, dans la roche, il y a plusieurs centaines d'années (trois mille ans, pour certaines) et sont encore habitées. Les habitants de la région prêtent à l'eau minérale de Kandovan des propriétés curatives : elle est considérée comme un remède aux maladies rénales. Les visiteurs venus de Tabriz ou d'ailleurs en rapportent toujours plusieurs bidons.

Village troglodyte de la province de l'Azerbaïdjan de l'Est, Kandovân est l'un des étonnants monuments naturels de l'Iran. De loin, les cônes rocheux, qui constituent les maisons originales de ce village, brillent des feux des lucarnes et des fenêtres qui les constellent. Certaines de ces portes et fenêtres sont naturelles, résultat de l'érosion des pierres, au sein des rochers. La maison dans laquelle nous entrons est dotée d'une petite chambre, d'une salle de séjour d'environ, neuf mètres carrés, et d'une cuisine grande comme la main, (presque) cachée derrière un rideau, dans un coin du cône-maison. Il n'y a pas de fenêtres, mais notre guide, lui-même habitant de Kandovân, nous rassure : l'air pur passe suffisamment par les interstices de la porte. Les hivers de Kandovân sont très froids, mais l'intérieur des cônes-maisons (les locaux les appellent Karan) est facile à chauffer.

L'histoire de l'architecture si particulière de ces maisons, à même le roc, remonte à l'Antiquité, avec des modifications apportées aux VIIe et VIIIe siècles. Aujourd'hui, Kandovân abrite plus de cent familles et une population d'environ, 700 habitants, dont la plupart sont agriculteurs, éleveurs et artisans. Pour les habitants de la région, Kandovân est, aussi, Kandojân (Kando signifie en persan "ruche"), car la ressemblance des maisons avec les ruches d'abeilles est évidente. Il est probable que la dernière vague de migration vers ce village eut lieu, lors de l'invasion mongole. L'histoire prétend que les premiers à être venus se réfugier, à Kandovân, étaient les habitants du village de "Hileh var", situé à 2 km de l'Ouest de Kandovân, qui se sont, d'abord, installés, dans la plaine qui fait face à Kandovân, puis, se sont rapprochés des cônes rocheux, dont ils ont, ensuite, creusé l'intérieur, pour en faire des demeures.

Dans ce village, même les étables sont en roc. Elles ont des portes en bois qui se referment sur des ouvertures naturelles dans la roche. La hauteur de ces maisons coniques est de plus de 60 mètres et chacune d'elles a 2 ou 3 étages. Un escalier creusé à l'intérieur du karan permet la liaison des étages supérieurs avec l'extérieur. Le rez-de-chaussée est occupé par l'étable et les habitants vivent dans les étages supérieurs. Le quatrième étage sert parfois de grenier. En raison du manque de cohérence des informations existantes, au sujet de ce village, on ignore le nombre précis des habitations, mais elles sont, probablement, au nombre d'une centaine. Dans la plupart des maisons, l'étable occupe le rez-de-chaussée. Les familles, quant à elles, occupent le deuxième et le troisième étage.

La beauté de ce village réside, en particulier, dans le contraste des maisons troglodytes et les habitations conformes aux normes architecturales "ordinaires", construites plus bas sur le piémont. Il est probable qu'au fil du temps, quelques unes des familles aient préféré se construire des maisons modernes, nettement plus confortables, mais, bien évidemment, moins pittoresques. Ceci dit, vivre dans les maisons-cônes fait toujours la fierté des habitants et c'est cet attachement à ces belles maisons de roche qui fait sans doute la célébrité du village. Selon notre guide, la saison des touristes est la fin de l'été et les habitants s'intéressent, depuis quelques années, au développement du potentiel touristique de leur village.

Le village de Kandovân, situé, dans la préfecture d'Oskou, se trouve à 65 kilomètres, au Sud de la ville de Tabriz, Chef-lieu du département d'Azerbaïdjan de l'Est, dans une région montagneuse enclavée par la chaîne de Sahand. Les verts pâturages de cette région ont, de tout temps, attiré des éleveurs nomades. Le sol de Kandovân est volcanique, résultat des activités du Sahand, volcan éteint qui surplombe toute la région. L'entassement des couches de lave a conduit à la formation de roches volcaniques de résistance variable. Puis, les conditions climatiques ont creusé ces roches et leur ont donné ces formes coniques visibles dans les maisons de Kandovân.

Des trois villages rocheux de cette espèce, les deux autres, la Cappadoce, en Turquie, et le village volcanique du Dakota, aux Etats-Unis, ne sont, aujourd'hui, hantés que par des touristes, seul, Kandovân, est, encore, habité. La vie y suit son cours ordinaire et les habitants sont souvent éleveurs ou herboristes. Effectivement, l'une des activités commerciales importantes du village est la culture et la préparation de plantes médicinales, qui assurent aux habitants, en particulier, aux femmes, spécialistes en la matière, de très bons revenus. Ainsi, le petit bazar de la ville embaume toujours de senteurs particulières et inconnues. La maison cône la plus importante du village est la mosquée, aujourd'hui, en rénovation. L'artisanat y est, également, bien développé.

Parmi les attractions du village, il faut, également, évoquer les sources thermales. Pour les habitants, le pouvoir de guérison de ces sources est quasi-miraculeux, en particulier, pour les maux de rein. Des sources minérales, vieilles de six mille ans, selon les spécialistes, offrent au village une eau très pure. Cependant, la plus grande attraction du village, selon les habitants, est son hôtel, "La Tulipe de Kandovân". Comprenant quelques maisons rocheuses, il y a une dizaine d'années, à peine, il s'est développé, grâce au travail acharné de dizaines d'artisans, qui ont creusé, huit années durant, le roc, pour en faire le premier hôtel rocheux du pays. Ce bâtiment peut accueillir, jusqu'à une trentaine de voyageurs, et la deuxième phase de son agrandissement débutera, bientôt. Presque toute l'année, les touristes sont nombreux, sauf, en hiver, qui se passe dans le froid et le calme de ce village pittoresque.

Avant de vous quitter, nous aimerions vous lire quelques réflexions d'un touriste qui a donné son avis, sur son séjour à Kandovan, et que nous avons trouvé, par hasard, dans un weblog:

Nous avons séjourné dans l'hôtel international Laleh, dans Kandovan, pour une nuit, et nous avons apprécié chaque instant de notre séjour. Nous avions réservé pour deux chambres individuelles, mais heureusement, pour le même prix, nous avons pu avoir une chambre, avec une cuisine et une salle de télévision. Toutes à l'intérieur de la pierre. Le service était parfait, surtout, dans leur restaurant, et plus particulièrement, celui du petit déjeuner avec du miel, crème, du pain, des œufs,... vowww, typique de là-bas. Tout était bien. Le personnel d'accueil était gentil. C'était aussi une expérience incroyable que de dormir à l'intérieur des rochers. Nous avions aussi l'air conditionné, dans notre chambre. Le seul problème, c'est qu'il n'y a pas d'ascenseur. Le village était charmant,... encore du travail, pour les anciens habitants que de monter et de descendre, dans le village. Il y a, également, des boutiques, dans le village de roches, où l'on peut acheter des souvenirs. J'ai acheté un une écharpe locale. Les herbes aux vertus médicinales sont, également, nombreuses et célèbres, ici, et on les trouve dans les montagnes. On y trouve, aussi, du miel de grande qualité. Quand on évite le centre (la dernière ville, avant Osku kandovan), vous apercevrez une vallée vert émeraude, couverte d'amandiers et de noyers. Le miel de ce domaine est également exquis, en raison, notamment, de la diversité des fleurs sauvages, dans la région.

Media

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir