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lundi, 08 février 2010 07:31

Les racines populaires de la Révolution iranienne et le soutien occidental aux groupes anti-révolutionnaires et terroristes

Le 11 février coïncide avec le 31ème anniversaire de la Révolution islamique d’Iran, événement dont on profitera, pour se pencher sur d’autres aspects de la révolution populaire iranienne. La Révolution islamique, ayant pour mot d’ordre « Indépendance, Liberté, République islamique » a fini par triompher le 11 février 1979. L’idée et les idéaux politiques de la Révolution iranienne ont amené, depuis trois décennies, la Maison Blanche à passer à l’action, pour renverser l’Ordre de la République islamique d’Iran. La situation géographique de l’Iran en fait un pays stratégique, dans la région du golfe Persique et du Moyen-Orient. Au sud du pays, s’étale le golfe Persique, lieu de passage inévitable du commerce pétrolier, ainsi que le détroit d’Hormuz. Si le golfe Persique est le cœur énergétique du monde, le détroit d'Hormuz en est l'artère principale. Depuis l'effondrement historique de l'Union soviétique, en 1991, les frontières sporadiques du pays ont retrouvé leur importance, car, en effet, les pays de l’Asie centrale et du Caucase ne connaissent d’autre passage plus proche et plus économique que le vaste territoire iranien, pays dont l’aire géographique en a fait un territoire que convoitent toujours les superpuissances du monde, sans oublier les gisements pétroliers et gaziers du pays qui incitent les puissances hégémoniques à se démener, pour, une fois de plus, asseoir leur main mise sur l’Iran. Après la victoire de la nation iranienne, face au régime inféodé des Pahlavis, qui faisait office de gendarme des Etats-Unis dans la région, ces derniers ont commencé à manifester leur hostilité envers le gouvernement et la nation iranienne. Les Etats-Unis et leurs alliés se considèrent, toujours, comme des défenseurs de la démocratie et comme étant à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme. Mais ils ont, entre temps, oublié un principe important et c’est le caractère populaire de l’Ordre politique prévalant en Iran. Parallèlement, ils ont décuplé leur soutien aux groupes terroristes et anti-révolutionnaires qui sont contre la RII.   Auparavant, on a fait allusion à l’hostilité des maîtres de la Maison Blanche envers l’Iran, dans les premières années qui ont suivi l’avènement de la Révolution islamique. Certes, cela ne signifie pas que les politiques hostiles envers la RII se soient, uniquement, bornées aux premières années qui ont suivi la Révolution. Rappelons, en effet, qu’après le coup d’Etat d’août 1953 contre le gouvernement du Dr. Mohammad Mossadeq, en Iran, les Etats-Unis se sont, progressivement, substitués à la place de l’ancien colonialiste britannique, pour faire, peu après, cavalier seul, en Iran. La dynastie Pahlavi jouait, en vérité, le rôle d’alter-ego des Etats-Unis, dans la région. Après le coup d’Etat du 15 août 1953, fomenté par Washington et Londres, contre le gouvernement légal du Dr. Mohammad Mossadeq, le Chah qui avait fui l’Iran, a regagné le pays et a imposé, encore, pour plus de 20 ans, son Ordre dictatorial au peuple iranien. Les Etats-Unis, qui se présentent toujours comme le défenseur en chef de la démocratie et des Droits de l’Homme et de la lutte contre le terrorisme, ont prouvé, notamment, après la seconde guerre mondiale, qu’à chaque fois que leurs intérêts sont menacés par la question de la démocratie et des Droits de l’Homme, ils mettent rapidement au placard leurs slogans dans ce domaine. Ils bafouent, en effet, très facilement, les Droits de l’Homme, en Asie, en Afrique et en Amérique latine, montrant, ainsi, leur vrai visage aux divers pays du monde. Le mouvement islamique et révolutionnaire du peuple iranien, en juin 1963, a été réprimé par le régime du Chah épaulé par Washington. Lors de cet événement sanglant, des milliers d’habitants de Téhéran et de Qom ont été massacrés, pour avoir défendu l’Islam et l’indépendance du pays. Dans un tel contexte, l’Amérique a annoncé son soutien sans réserve et explicite à l’ancien régime. Dans ce droit fil, les médias occidentaux ont appelé les révoltes du peuple « les troubles de l’arriération crasse ». Alors que les combats populaires ont atteint leur paroxysme, le président américain de l’époque s’est rendu, en Iran, pour apporter son soutien au régime du Chah. Durant le régime dictatorial de Mohammad-Reza Pahlavi, les hommes politiques américains et européens n’ont jamais fait allusion au despotisme que faisait régner Mohammad-Reza Chah, en Iran, ou aux tortures médiévales qu’infligeaient les agents des services secrets de la Savak aux prisonniers. Personne ne parlait de la tenue répétitive d’élections « spectacle », en Iran ou de la mort de femmes et d’hommes qui passaient de vie à trépas dans les prisons sordides de l’ancien régime. Personne n’a jamais appelé le Chah à respecter les Droits de l’Homme, la « vox populi » ou la démocratie. Entre 1978 et 1979, la Révolution du peuple iranien a donné ses fruits. Le peuple révolutionnaire est tombé en martyr dans les rues et les combattants ont été exécutés, mais aucun responsable américain n’a accusé le régime du Chah de violations des Droits de l’Homme, car, le Chah, son entourage et son gouvernement n’agissaient que dans le sens des intérêts des Etats-Unis. ___________________________________ Les Etats-Unis ont toujours fermé les yeux sur les crimes du Chah, tandis qu’après la victoire de la Révolution iranienne, ils ont pointé un doigt accusateur vers les hommes politiques iraniens, en raison du châtiment des bourreaux et des éléments criminels de l’ancien régime. Durant les trois décennies qui ont suivi l’avènement de la Révolution, les mass médias et les politiciens occidentaux n’ont cessé d’accuser la RII de violer les Droits de l’Homme. Pendant ces 31 dernières années, les Etats-Unis ont recouru à diverses méthodes, pour resserrer l’étau autour du peuple iranien. Tout d’abord, ils ont tenté d’insécuriser les provinces frontalières, afin de déstabiliser le pays. En d’autres termes, les zones frontalières se sont transformées en foyers des groupuscules terroristes. Ils sont, ainsi, passés à l’action, pour renverser l’Ordre islamique, en Iran. Cette fois-ci, l’Occident a gardé le silence, à ce propos. Ceci dit, dès que la RII s’est défendue, en faisant face aux réseaux terroristes, elle a été accusée de violences. Au lendemain de la victoire de la Révolution islamique, l’Occident a présenté deux concepts différents du terrorisme, de la démocratie et des Droits de l’Homme. Les terroristes qui s’efforcent de supprimer ceux qui sont soucieux de la démocratie et de l’indépendance de leur pays, sont appelés « combattants libéraux » et si les pions de l’Occident, dans les pays du Tiers-monde prennent les rênes du pouvoir, leur choix est tout à fait légal et démocratique. Par contre, il rejette les résultats des élections, lors desquelles, une personnalité populaire et charismatique arrive au pouvoir avec le soutien du peuple. Le monde a, toujours, été témoin de l’approche ambivalente de l’Occident envers diverses questions, ce qu’expérimentera, encore, l’Iran, dans la 4ème décennie de son existence, approche qui ne se traduira par aucun acquis pour l’Occident, mais qui permettra à la nation iranienne de renforcer sa confiance en soi, sa persévérance et sa résistance, face aux conspirateurs occidentaux.  

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