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lundi, 01 février 2010 09:27

L’Art à la Décade de l’Aube

En ces jours où le peuple iranien se prépare pour célébrer, le 11 février, le 31ème anniversaire de l’avènement de la Révolution islamique et les dix jours qui marquent la Décade de l’Aube, les professionnels et du théâtre et du cinéma vivent aussi au rythme de leur plus grande manifestation annuelle, qui aura lieu justement cette occasion. Ce fut le 22 janvier que les professionnels des planches ont ouvert leur 28 ème Festival international du théâtre de Fajr tandis que ceux du cinéma ont inauguré leur 28ème opus du Festival de Fajr le lendemain, 23 janvier. Quelles seront les différentes parties de ces festivals, leurs traits saillants, les œuvres qui seront montées sur les planches ou projetées sur le grand écran ? Voilà les thèmes phares liés aux Festivals international du théâtre et du film de la Décade de l’Aube de cette émission spéciale où nous vous parlerons en premier lieu du théâtre et en second lieu du cinéma. _______________________________________ Le Festival international du théâtre de Fajr a inauguré sa 28ème édition sous le signe de la paix, en plantant dans le sanctuaire du Théâtre de la ville, à Téhéran, un olivier. Le Festival se répartit en trois grands secteurs, dont le premier est consacré au théâtre iranien et en fait une rétrospective, le second comprend les spectacles de différents pays, et le troisième est dédié aux nouvelles expériences. 40 pièces iraniennes et une vingtaine de pièces ont été montées par les troupes étrangères dans les différentes salles de théâtre de la capitale sans oublier les spectacles à ciel ouvert, dans les rues et les pièces montées par les étudiants. Le Festival ne se résumait pas aux seules pièces de théâtre mais le public a aussi eu droit à des expositions d’affiches et de photos. Le premier forum de théâtre iranien figurait également à l’agenda du 28ème  Festival de théâtre de Fajr. Les ateliers des arts dramatiques offraient à travers leurs différents thèmes, une occasion propice aux professionnels du théâtre d’avoir des échanges de vue. Des acteurs iraniens, géorgiens, britanniques, canadiens, allemands et italiens se sont retrouvés dans le cadre de ces ateliers à la Maison des artistes pour discuter de différents sujets dont légendes et mythes au sein du théâtre, une nouvelle langue pour le théâtre contemporain, les techniques des arts dramatiques, le marketing du théâtre… _______________________________________ Le théâtre iranien a toujours souhaité de communiquer dans diverses occasions avec le public au-delà des frontières du pays et, en même temps, le public iranien a toujours aimé le théâtre des autres peuples. Ce 28ème Festival du théâtre de Fajr s’en est notamment intéressé en incluant à son agenda 20 pièces de troupes étrangères embrassant un panel de genres dramatiques dont classique, moderne, marionnette, pantomime… Les troupes polonaise et italienne ont eu une présence notoire. Le public a réservé un accueil enthousiaste aux trois pièces polonaises, Babylone, Table et Le parfum du temps qui ont participé au secteur de compétition. L’Italie y avait assisté avec Le docteur Frank Stein et Les papillons. La Chine, la Corée du Sud, la Colombie, la Russie, la Turquie, la République d’Azerbaïdjan, l’Arménie, la Suisse, le Tadjikistan, la Grèce, le Kazakhstan, le Venezuela et la République tchèque étaient aussi présents au 28ème Festival international du théâtre de Fajr. Un événement intéressant du Festival était la pièce La dernière plume de Simorgh, un travail commun des artistes iraniens avec la troupe allemande Marin Bad. Les travaux de recherches préliminaires de la pièce ont eu lieu en Allemagne en Iran. Pour en savoir plus cette pièce qui a été chaleureusement accueillie par le public iranien, donnons la parole à son metteur en scène allemand Stephan Wilned qui explique comment cette pièce a vu le jour et quel est son thème. « Le livre des rois, cette œuvre maîtresse de la poésie épique persane, est un ouvrage multidimensionnel dont certains traits  sont en commun avec les épopées européennes. J’ai rédigé le texte de la pièce en me basant sur Le Livre des rois mais il y a aussi des différences avec les récits du Shâh-Nâme. Ce qui m’était important, c’étaient la pensée et la vision du monde de Ferdowsi, je cherchais à savoir quelle est la pensée qui a été la pierre angulaire de cet ouvrage monumental et quel objectif suivait Ferdowsi en le composant. La forme est de moi-même mais l’histoire est du Livre des rois. », explique Stephen Wilned, le metteur en scène de La dernière plume de Simorgh. Il a ensuite ajouté: les éléments d’intellect et de gnose, le thème père et fils et une fin tragique ont une grande fréquence dans les mythes mais je me suis concentré sur le récit de Rostam et Sohrab, et le rôle de Simorgh ; j’ai essayé d’exprimer sous un nouvel angle les pensées de Ferdowsi. Les artistes iraniens m’ont beaucoup aidé dans ce travail aux différents niveaux dont la rédaction du texte, le casting et la mise en scène. Mon problématique était de savoir comment pourrait-on bâtir le futur en tirant leçon du passé. » _______________________________________ Depuis trois décennies l’Iran est indéniablement le théâtre d’une éclosion cinématographique sans précédente. Le cinéma iranien avec des milliers de récompenses dans les festivals de films internationaux est devenu un des plus célèbres du monde, et des festivals de films iraniens se tiennent tous les ans partout dans le monde. Et, ces jours-ci, le cinéma iranien vit sa plus importante manifestation annuelle dans son pays, le Festival international du film de Fajr. Ce 28ème opus du festival a ouvert ses portes 23 janvier et, jusqu’au 4 février, il sera le lieu d’une double rencontre, celle de la population autochtone avec l’ensemble des films, celle des curieux professionnels venus de l’étranger (producteurs, acheteurs, responsables de festivals) attirés en priorité par la production nationale. Le public iranien ainsi que tous ceux qui, dans le monde entier, s’intéressent au cinéma iranien, pourront-ils faire le bilan d’un an du 7ème art en Iran. Pour notre part nous avons saisi l’occasion pour vous parler en général, bien entendu sommairement, du cinéma iranien post-révolutionnaire et du 28ème festival du film de Fajr, en particulier. _______________________________________ Le cinéma post-révolutionnaire a su obtenir une grande notoriété auprès d’un public international et occuper une place de choix dans le 7ème art. Une vision humaine et délicate du monde a fait du cinéma iranien, identifié à la culture persane, un cinéma sain et dynamique, qui a su créer un lien étroit avec divers publics, appartenant à différentes cultures. Le succès du cinéma iranien a pris une telle ampleur que les festivals internationaux sentiraient un grand vide dans leur programme si un ou deux filmes iraniens – long ou court métrage, documentaire – n’était pas inclus sur leur liste. L’expression authentique de la culture iranienne constitue la grande préoccupation de nos cinéastes, qui en ont fait un thème inépuisable de leurs productions. Ils n’ont pas pour autant oublier l’évolution temporelle et spatiale de la communauté mondiale. Et c’est justement là où réside ce point essentiel sur lequel se base le succès du cinéma iranien. Il va sans dire que l’absence de chacun de ces deux éléments entravera le parcours de la société vers la perfection. En cette ère de boom d’informations, l’homme se voit constamment menacer d’aliénation, s’il ne se cramponne pas au milieu de cette tourmente vertigineuse, à cette branche qu’est la culture le reliant à son passé. L’art est ce miroir à deux faces dont l’une se tourne vers le passé, tandis que l’autre se braque vers l’avenir. Le cinéma iranien a précisément opté pour une telle attitude afin d’occuper la place qui lui revient dûment, le dispensant de la production étrangère. Sinon il serait devenu un simple consommateur des longs métrages étrangers. Ce faisant il trouve dans la culture et la tradition, un appui solide, tout en profitant des acquis de l’ère moderne et de la technologie, en un mot : une plaque tournante dans le trajet du septième art._______________________________________Le 28ème Festival du film de Fajr a proposé, tout comme dans le passé, un agenda aussi divers que rempli. Les projecteurs du Festival se sont braqués pendant ces jours, sur 220 longs et courts métrages et documentaires iraniens et étrangers. Pour en avoir une idée plus détaillée, disons que 140 films iraniens, 80 autres du cinéma mondial sont projetés sur le grand écran. Les cinéastes de partout dans le monde dont la France, l’Uruguay, l’Espagne, l’Argentine, l’Allemagne, la Suède, la Norvège, l’Ukraine, la Turquie, la Belgique, l’Arménie, la Russie, la Slovénie et la Hongrie ont présenté leurs œuvres au 28ème festival du film de Fajr. Sept longs métrages iraniens dont A la couleur d’acacia, Téhéran Téhéran, le Roi Salomon, Anahita, L’alchimie et la terre, Le réveil des rêves et Le prophète Joseph rivaliseront avec les films étrangers. Le rêve de Simorgh est un des secteurs du 28ème Festival du film de Fajr qui fera un tour d’horizon des œuvres iraniennes tournées durant l’année passée, le jury sélectionnera les meilleures.

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