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jeudi, 17 juin 2010 12:03

Programme 24

Au fil des programmes du magazine « Architecture persane », nous avons traversé les dédales de l’histoire, nous nous sommes plongés dans ces temps immémoriaux, nous avons voyagé dans l’espace et le temps,
pour vivre les instants précieux que les ingénieux architectes iraniens ont figé dans la pierre et le rocher, dans la brique et le pisée, dans la céramique et la mosaïque, pour ériger les majestueux édifices que les aléas du temps n’ont pas pu faire plier, quoiqu’ils portent sur leur visage les stigmates que leur ont infligés les éléments naturels, mais aussi, la main humaine.

 

L’architecture iranienne bénéficie d'un héritage particulièrement ancien parmi les arts iraniens. Elle utilise, abondamment, la géométrie symbolique, usant de formes pures, telles que le cercle et le carré. Les plans sont, souvent, fondés sur des rendus symétriques, dont les cours rectangulaires et les halls sont caractérisés. La période préislamique, des origines jusqu’à 600 après J.-C., l’architecture persane est, surtout, marquée par deux styles principaux : le style achéménide et les styles, parthe et sassanide. Le style achéménide est représenté par Pasargades, Persépolis, la ziggourat de Chogha zanbil et le tepeh Sialk. Les styles parthe et sassanide sont représentés par le Temple d'Anahita, l’arc de Kasra à Ctésiphon, et Bishapur.

 

A l’époque islamique, c'est-à-dire, de 700 après J.-C. à nos jours, d'autres styles apparaissent. Les plus connus sont le style Khorasani, le style Razi, le style Azari et le style Isfahani. Le style Khorasani se manifeste, par exemple, dans la Mosquée de Naïn et la Grande mosquée d'Isfahan. La tombe d'Ismaïl Ier et Gonbad-e Qabus sont représentatifs du style razi. Le dôme de Soltaniyeh, à Zanjan, la citadelle Alishah, la Mosquée Goharshad, sont bâtis sous l’influence du style azéri et le style Isfahani est représenté par Chehelsotoon, le palais aux quarante colonnes, à Ispahan, ainsi que la Mosquée du Sheikh Lutfallah.

Les fouilles archéologiques prouvent que l'histoire de l'architecture et de la planification urbaine, en Iran, remonte à plus de 10.000 ans. Les Iraniens étaient parmi les premiers à utiliser les mathématiques, la géométrie et l'astronomie dans l'architecture. Le Tepe Sialk, près de Kashan, où se trouve une importante ziggurat construite, il y a 7000 ans, est un de ces sites historiques, en Iran, où les habitants ont été les initiateurs d'une technique de construction évoluée.

 

L'architecture iranienne a beaucoup influencé l'architecture des autres vieilles civilisations. Selon Arthur Pope : « L'architecture, en Iran, a, au moins, 6000 ans d'histoire continue, dont des exemples peuvent être vus de la Syrie jusqu'au nord de l'Inde et aux frontières chinoises, et du Caucase à Zanzibar.» Chacune des périodes, élamite, achéménide, parthe et sassanide ont créé des styles architecturaux qui se sont répandus et ont été adoptés par d'autres cultures. Les palais achéménides conservés recèlent d'exemples architecturaux, par excellence. Les artisans et les artistes venaient avec leurs matériaux, de tous les coins de l'empire, l'un des plus grands de l'époque. La vill

e de Pasargades servit de modèle. Elle s'élevait dans un grand parc jalonné de ponts, de jardins, de palais et de pavillons ouverts à colonnes. L'architecture des villes de Pasargades, Suse et Persépolis

exprimait avec force l'autorité du Roi des Rois : les escaliers de Persépolis rappelaient par leurs bas-reliefs sculptés la vaste étendue de l'empire. Avec l'émergence des Parthes et des Sassanides sont apparues de nouvelles formes. Les innovations parthes se sont pleinement exprimées, à l'époque Sassanide, par de massives chambres voûtées, de solides dômes en maçonnerie et de hautes colonnes. Des milliers d'autres répertoriées, dans l'Iran d'aujourd'hui, témoignent de la grande implication des Iraniens dans l'architecture. L'Iran est classé parmi les dix premières nations possédant le plus de ruines architecturales antiques et est reconnu, par l'UNESCO, comme l'un des berceaux de l'humanité.De nombreux experts pensent que la période de l'architecture Perse du XVe au XVIIe siècle est la plus brillante de l'ère islamique. Plusieurs structures comme des mosquées, des mausolées, des bazars, des ponts et différents palais ont survécu à cette période. Dans l'architecture persane, les chambres semi-circulaires ou de forme ovale présentaient un grand intérêt, conduisant les architectes Safavides à montrer leur extraordinaire habileté en construisant des dômes aux

dimensions massives.Les dômes peuvent être vus, fréquemment, dans les structures des bazars et des mosquées, particulièrement, pendant la période Safavide, à Ispahan. Les dômes iraniens se distinguent par leur hauteur, la proportion des éléments, la beauté de la forme et la rondeur du dôme proprement dit. Les surfaces extérieures des dômes sont généralement recouvertes de céramiques, créant, ainsi, des surfaces chatoyantes.D'après le Dr. D. Huff, un archéologue allemand, le dôme est l'élément dominant de l'architecture iranienne. Le Professeur Arthur U. Pope, qui mena des études poussées sur les bâtiments persans anciens et islamiques disait :"L'art suprême de l'Iran, au sens propre du terme, a toujours été l'architecture. La suprématie de l'architecture s'applique à la fois aux périodes pré-islamique et islamique."Quand les monuments majeurs de l'architecture islamique persane sont examinés, ils révèlent des relations géométriques complexes, une hiérarchie étudiée de la forme et des ornements et une signification symbolique très profonde.

 

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