This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
jeudi, 13 mai 2010 15:12

14ème partie

14ème partie
Aussi vieux que l’Histoire, l’art persan a vu le jour au berceau même de la civilisation, et l’architecture en est l’apport. Les Iraniens ont eu une large contribution dans l’épanouissement de l’art de l’architecture, remontant loin dans l’histoire. Quels sont les styles architecturaux, en Iran antique et Iran postislamique ? Où en est l’architecture moderne iranienne ? Quelles sont les caractéristiques des constructions en Iran ? Ce sont autant de questions, parmi tant d’autres, auxquelles nous essaierons de répondre, à travers les différents chapitres de la série de programmes Architecture persane. C’est donc à un voyage merveilleux que l’Architecture persane vous invite, un voyage, dans l’espace et le temps, pour comprendre comment l’architecture, selon Le Corbusier, est, à la fois, « l’art de bâtir » et « l’art typographique », mais aussi, un art de vivre.   Dans les précédentes éditions du magazine "Architecture persane", nous avons parlé, dans le chapitre postislamique, du style architectural dit Khorasani, qui était en vogue, jusqu’à la fin du règne des Samanides, 999 de l’ère chrétienne, en Iran, notamment, au Khorasan et au centre du plateau iranien. En ces premiers siècles de l’ère islamique, dans un tel contexte favorable à l’essor des sciences et des arts, le plateau iranien est le berceau d’une renaissance, sur les plans, artistique et littéraire. Il va donc de soi que l’architecture, d’ailleurs, comme tous les autres arts de cette époque, vit , elle aussi, au rythme de cette renaissance. Après le style khorasani de l’ère samanide, ce fut au tour du style architectural razi de faire ériger de prestigieux monuments, partout, en Iran. Aujourd’hui, nous vous parlerons de l’architecture, à l’époque Ghaznavide.   La dynastie ghaznavide étendit son pouvoir sur le Grand Khorasan, le Turkestan occidental, mais aussi, sur l’Inde. Les Ghaznavides accordent un intérêt tout particulier à l’architecture religieuse et palatiale. A titre d’exemple, citons la grande mosquée de Ghazna, la capitale des Ghaznavides, devenue, sous le Sultan Mahmoud, un important centre culturel. Les textes littéraires y font référence, d’une manière surtout poétique. Les textes nous apprennent que la grande mosquée de Ghazna, appelée « la Fiancée du Ciel », était pourvue d’une féerique décoration de pierres de taille et de marbre, rapportées, par le roi ghaznavide, de ses incursions en Inde, un matériau qui était plus délicat que la surface d’un miroir. Elle comprenait une salle ornée de cadres d'albâtre, un mihrab en or, avec des incrustations de lapis-lazuli et des carreaux violets et rouges. Il y avait, en outre, une salle de prière qui pouvait recevoir plus de 4.000 fidèles. Les auteurs de ces textes mentionnent, en plus, une madrasa construite par le Sultan Mahmoud et dotée d’une bibliothèque; il s’agissait d’un établissement où l'on faisait venir des savants du monde entier. Pourtant, de nos jours, il ne reste de la grande mosquée de Ghazna que deux minarets monumentaux de brique dus à Massoud et Bahram Shah, et datant de la première moitié du XII siècle, tours qui étaient en même temps des monuments commémoratifs de victoires. Leur forme actuelle, un corps prismatique sur une base octogonale, est fragmentaire. Des vues plus anciennes permettent d’identifier une forme à deux degrés, avec un fût cylindrique implanté sur le prisme, une gradation qui semble remonter, par ses origines, aux minarets de la Perse seldjoukide. Le prisme est articulé par des pans de mur en biseau qui reçoivent, ainsi, des panneaux décoratifs rectangulaires dans des encadrements soulignés. Dans une technique de mosaïque de briques d’une maîtrise d’exécution absolument souveraine, ces panneaux offrent l’épanouissement d’un décor d’effet textile, qui appartient aux chefs-d’œuvre incontestés de l’ornementation islamique. Son charme réside dans le contraste entre les champs qui présentent un décor strictement couvrant, garnis d’un travail ajouré d’une extrême délicatesse ou d’un motif de vannerie très serré, et les panneaux qui renferment un décor sur deux plans, tel qu’il existe dans la zone ornementale supérieure, dans laquelle le graphisme coufique se détache sur un fond dense d’arabesques. Ce traitement sur deux plans superposés, qu’on rencontre, au milieu du XI siècle, chez les Ghaznavides, deviendra, par la suite, principalement chez les Seldjoukides, mais aussi, dans le domaine de l’art hispano-mauresque et du style de l’Alhambra, la partie ornementale prédominante. Le bandeau épigraphique du minaret fait connaître en même temps l’une des multiples variantes du coufique, le coufique tressé, qui s’affirme, de son côté, au milieu du XI siècle, et qui est caractérisé par les nœuds plus ou moins complexes des hampes. Le coufique fleuri, dans lequel, les extrémistes des lettres reçoivent des efflorescences en forme d’arabesques.  
Plus dans cette catégorie : « 1ère partie 15ème partie »

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir