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mercredi, 05 mai 2010 14:27

13ème partie

Aussi vieux que l’Histoire, l’art persan a vu le jour au berceau même de la civilisation, et l’architecture en est l’apport. Les Iraniens ont eu une large contribution dans l’épanouissement de l’art d’architecture, remontant loin dans l’histoire. Quels sont les styles architecturaux en Iran antique et Iran postislamique ?
Où en est l’architecture moderne iranienne ? Quelles sont les caractéristiques des constructions en Iran ? Ce sont autant de questions, parmi tant d’autres, auxquelles nous essaierons de répondre, à travers les différents chapitres de la série de programmes Architecture persane. C’est donc à un voyage merveilleux que l’Architecture persane vous invite, un voyage, dans l’espace et le temps, pour comprendre comment l’architecture, selon Le Corbusier, est, à la fois, « l’art de bâtir » et « l’art typographique », mais aussi, un art de vivre.

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Dans les précédentes éditions du magazine "Architecture persane", nous avons parlé, dans le chapitre post-islamique, du style architectural dit Khorasani qui était en vogue, jusqu’à la fin du règne des Samanides, 999 de l’ère chrétienne, en Iran, notamment, au Khorasan et au centre du plateau iranien. Les grandes mosquées d’Ispahan, de Naïn, d’Ardestan et de Tabriz sont des exemples, par excellence, de monuments bâtis dans le style Khorasani. Au déclin de ce style architectural, un autre prit le flambeau.

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Aux 2ème et 3ème siècles de l’hégire, soit VIII e et IXe siècles de l’ère chrétienne, avec la montée des gouvernements autonomes, en Irak, un mouvement de renouveau scientifique et littéraire a vu le jour. De nombreux facteurs ont contribué à l’avènement de ce mouvement, dont les principaux sont :

- la montée de l’Islam et sa vision du monde, faisant basculer l’ordre ancien, basé sur les castes, de sorte que toutes les couches sociales avaient, désormais, accès aux sciences.

- L’invention du papier en Chine et son arrivée à Samarkand au VIIe siècle

- Le terrain favorable aux débats entre différents points de vue.

En ces premiers siècles de l’ère islamique, dans un tel contexte favorable à l’essor des sciences et des arts, le plateau iranien est le berceau d’une renaissance, sur les plans, artistique et littéraire. Il va donc de soi que l’architecture, d’ailleurs, comme tous les autres arts de cette époque, vit, elle aussi, au rythme de cette renaissance. Après le style khorasani de l’ère samanide, ce fut au tour du style architectural razi de faire ériger de prestigieux monuments, partout, en Iran. Ce quatrième style architectural iranien, ce mariage heureux des styles précédents, a su assimiler avec brio la splendeur de l’art achéménide, la grandeur du style architectural parthe, combinée à la finesse et la précision du style khorasani.

Le style architectural razi a vu le jour avec l’avènement de la famille de Zyar, à Tabarestan, au nord de l’Iran, mais c’est de Rey, au centre de l’Iran, où il prit pied, qu’il emprunta son nom. Le style razi domina, durant trois siècles, l’architecture iranienne, et ce fut à l’époque des Kharazmshahides, qu’il glissa sur la pente du déclin.

Ce fut à Rey ou Raz, une région très prospère de l’époque, que le style architectural razi s’épanouit. Comme cela est relaté dans Les sept pays, cette région avait six mille madrasas, 400 hammams, 1.700 minarets et 15.000 puits. Certains historiens estimaient à un million et demi d’âmes la population de cette région, aux premiers siècles de l’hégire, une grande concentration démographique pour l’époque. Cette ville si prospère fut rasée par Gengis Khan, en l’an 617 de l’hégire (XIIIe de l’ère chrétienne), de sorte qu’elle ne parvint jamais à redresser et à avoir son faste d’antan.

Le style architectural razi se manifestait aussi bien dans l’architecture palatiale que dans la construction des mosquées et des tours nécropoles. Ces tours étaient de hauts édifices, souvent étroits, de forme cylindrique ou angulaire. Certains, se voulant austères, étaient bâtis avec des briques simples, tandis que d’autres avaient une façade couverte d’ornementations les plus variées.

Le dôme Qabous est un des plus célèbres monuments de style razi, qui a été bâti, en 1006, à Gorgan, au nord-est de l’Iran. C’est l’un des plus hauts monuments en briques du monde. Le dôme Qabous se dresse dans tous ses 55,5 mètres de hauteur, sur une colline haute de 15 m. Le dôme Qabous est de forme conique et ne porte aucune inscription, sauf celle qui porte le nom de son architecte et la date de sa fondation. Le diamètre interne du dôme est de 15 mètres et il a un intrados et un extrados.

 

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