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lundi, 01 juin 2015 10:33

Syrie : vers un « émirat qaïdiste » à Palmyre ?

Syrie : vers un « émirat qaïdiste » à Palmyre ?
IRIB- Le nord et le centre de la Syrie sont le théâtre d’importantes évolutions depuis des mois. Pourquoi Idlib et Tadmor (Palmyre) sont-ils tombés dans les mains des terroristes ?
Il est clair maintenant que l’armée syrienne a subi d’importantes défaites militaires dans le nord et au centre du pays. Après la chute d’Idlib et de Jisr al-Choughour, les groupes terroristes takfiristes ont occupé la ville d’Ariha, comme il était prévu depuis quelques semaines. Les analystes avait prévu la chute de cette ville, car Ariha avait été coupée des régions sous le contrôle de l’armée, et était encerclé de toutes parts par les éléments des organisations armées. La défense de la ville était devenue très difficile et pourrait coûter trop cher.
Cette évolution a commencé depuis deux mois dans les régions qui se situent entre Idlib et Tadmor. C’est la raison pour laquelle les analystes commencent à s’interroger sérieusement sur la situation générale de l’armée syrienne quatre ans après le déclenchement de la crise.
- Des événements prévisibles :
Des sources bien informées à Tadmor, situé dans la province de Homs, souligne que l’armée et les forces de la défense populaire s’étaient très bien préparées pour défendre la ville face aux assauts des groupes terroristes. Mais les événements qui se sont produit en Irak ont changé la donne en Syrie et ont fini par surprendre les forces qui défendaient des villes comme Tadmor.
En Irak, les terroristes de Daech ont réussi à occuper très rapidement la ville de Ramadi, chef-lieu de la province occidentale d’Al-Anbar. Cela a augmenté le moral des membres de Daech en Syrie, et ils ont lancé leurs assauts pour occuper la ville de Tadmor. Dans une situation où la communauté internationale et les pays de la région gardent un silence de marbre envers les activités des terroristes de Daech dans la région, notamment en Syrie, l’armée syrienne a réalisé que la défense de Tadmor serait très difficile et coûterait la vie à de très nombreux soldats.
Selon le site d’information, les dirigeants politiques et les commandants militaires syriens savaient que le coût de la défense de Tadmor était supérieur à son importance stratégique dans la guerre contre le terrorisme.
Entre-temps en Irak, la chute de Ramadi a été rapide et a surpris tout le monde. Washington était hôte d’une délégation des cheikhs et des chefs des tribus sunnites de la province irakienne d’Al-Anbar. Les Américains proposaient l’envoi d’armes aux forces tribales d’Al-Anbar, en contournant le gouvernement central de Bagdad. La proposition des Etats-Unis signifiait que l’Irak devrait se diriger vers une sorte de fédéralisme au risque de la formation de plusieurs armées tribales et confessionnelles dans différentes régions irakiennes. En pratique, le plan des Etats-Unis consistait à diviser de facto l’Irak en trois parties chiite, sunnite et kurde, ayant chacune sa propre armée.
- La situation sécuritaire en Syrie et en Irak :
Il est impossible d’évaluer la situation sécuritaire en Syrie et les activités des groupes terroristes dans ce pays, indépendamment des projets des Etats-Unis, de l’Occident et du régime sioniste pour démembrer les pays de la région et conduire les nations du Moyen-Orient vers les conflits sectaires et confessionnels. Les événements qui se sont produits à Idlib, Jisr al-Choughour, Ariha et les autres zones situées dans le nord de la Syrie ne font pas exception à cette situation générale.
A Idlib, l’armée syrienne et les forces de la défense populaire se sont battu avec courage contre les assauts des groupes terroristes. Ce sont d’ailleurs les mêmes forces qui ont résisté vaillamment pendant quatre ans à toutes les attaques des groupes armées et à tous les complots de leurs soutiens étrangers. Mais il paraît que cette fois-ci, les ennemis avaient réuni toutes leurs forces. La puissance du feu des groupes armés et l’intensité de leurs assauts indiquent assez clairement que le gouvernement turc a soutenu directement ces opérations.
Les informations collectées par le gouvernement syrien montrent que la décision avait été prise le 6 avril à Ankara pour que les groupes terroristes élargissent leurs activités dans le nord de la Syrie. Ce jour-là, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Nayef s’est entretenu à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. C’était après cette rencontre que l’armée turque a ouvert les portes de ses dépôts d’armes pour surarmer les groupes terroristes takfiristes. En même temps, les guerriers takfiris venant des ex-républiques soviétiques sont arrivés en grand nombre en Syrie. Les services de renseignement turcs ont facilité l’entrée de ces éléments terroristes à l’intérieur de la Syrie.
A Ankara et Riyad, les regards se sont tournés de nouveaux vers les groupes terroristes takfiristes qui s’étaient rallié dans le cadre d’une nouvelle organisation appelée « Jeih al-Fath » (armée de la victoire), aux côtés d’autres groupes terroristes comme le Front al-Nosra.
Damas a toujours annoncé que la communauté internationale doit se mobiliser dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le gouvernement syrien n’a toujours prétendu qu’il serait capable de se battre tout seul contre les organisations terroristes. Par contre, dès le premier jour de la crise en Syrie, Damas a annoncé clairement que la lutte contre le terrorisme doit commencer par la prise d’une décision politique par les pays dont les gouvernements soutiennent malheureusement le terrorisme, surtout les Etats-Unis et leurs alliés dans la région.
En Syrie, l’armée a adopté une nouvelle stratégie pour se battre contre le terrorisme. Cette stratégie consiste à continuer la résistance et le combat, en étant tout prêt d’entrer dans des batailles décisives et stratégiques, de sorte que l’armée puisse changer effectivement la donne sur le terrain de manière que la nouvelle donne ne doit pas être modifiée par les interventions étrangères et autour des tables des négociations politiques.
Dans un contexte régional et international hostile au peuple et au gouvernement syrien, il serait inutile de parler du cessez-le-feu, de la défaite ou de l’affaiblissement éventuelle de l’armée syrienne, car Damas a décidé de se battre jusqu’au bout pour défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale et de la légitimité du pouvoir politique. En outre, les Syriens sont sûrs que le terrorisme dont souffrent aujourd’hui l’Irak, la Syrie et le Yémen, se tournera tôt ou tard contre les gouvernements qui le soutiennent et l’instrumentalisent pour réaliser leurs objectifs.
C’est la position que Damas a adopté de manière immuable depuis 2011. Depuis cette date, nous avons tous constaté comment les mêmes terroristes s’en sont pris à la France et à l’Arabie saoudite. Si la communauté internationale avait adopté une stratégie cohérente pour combattre le terrorisme, la Syrie aurait été le premier pays qui s’y engagerait sans aucun doute. Mais l’Occident a continué sa politique hypocrite et ambiguë envers le terrorisme pendant toutes ces années, mais cette ruse se tournera très tôt contre lui.

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