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dimanche, 31 mai 2015 13:12

Report de la livraison des S-300 à l’Iran : le rôle de John Kerry

 Report de la livraison des S-300 à l’Iran : le rôle de John Kerry
IRIB- Le report de la livraison des missiles russes S-300 à l’Iran laisse les analystes croire qu’il s’agit d’un accord entre Moscou et Washington pour exercer plus de pression sur l’Iran au seuil de la conclusion éventuelle d’un accord nucléaire.
A l’approche de la date fixée pour la conclusion d’un accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances au sujet du programme nucléaire iranien, la Russie a décidé de reporter la livraison des systèmes balistiques S-300 à l’armée iranienne. Des observateurs disent que c’est un signe qui montre que les discussions sur le programme nucléaire iranien sont arrivées à la phase des pressions politiques intenses.
Le quotidien arabophone Al-Arab, publié à Londres, a rapporté que le sous-secrétaire du Conseil de la sécurité nationale russe, Evgueni Loukianov, a déclaré que le temps n’est pas encore opportun pour livrer les systèmes de missiles antiaériens S-300 à l’Iran, bien que Moscou ait décidé de lever l’interdiction de leur livraison aux Iraniens.
Auparavant, la Russie avait décidé aussi d’annuler la vente de ces systèmes balistiques au gouvernement de Damas. Cela a amené beaucoup d’analystes à croire que sous les pressions intenses des Etats-Unis et du régime sioniste, la Russie a décidé de ne pas livrer les missiles S-300 à l’Iran. D’autant plus que le report de la livraison des missiles à l’Iran est intervenu après la visite à Moscou du secrétaire d’Etat américain John Kerry. Il a annoncé que pendant son voyage en Russie, il s’était entretenu avec le président Vladimir Poutine de la Syrie, de l’Iran et de l’Ukraine. Ces déclarations de John Kerry ont laissé les observateurs deviner que dans les coulisses, les Américains ont demandé aux Russes de ne pas livrer les missiles S-300 à l’Iran, étant donné la colère accrue des pays arabes du développement de l’influence régionale croissante de l’Iran au Moyen-Orient.
John Kerry a rassuré l’Arabie saoudite et ses alliés au sein de la Ligue arabe que Washington ne permettrait pas que l’Iran développe davantage son influence au Moyen-Orient. Pour prouver sa sincérité, Kerry a promis qu’il empêchera l’accès de l’Iran aux missiles sophistiqués de S-300.
Alors que l’Iran et les grandes puissances s’approche de la date butoir du 30 juin pour conclure un accord final au sujet du programme nucléaire iranien, des sources bien informées font entendre que John Kerry aurait proposé à son homologue russe, Sergueï Lavrov, de se préparer pour une Syrie après la chute du président Bachar al-Assad. Il aurait promis au ministre russe des Affaires étrangères que les Etats-Unis seraient prêts à faire participer les Russes à déterminer le sort de la Syrie après la chute de Bachar al-Assad.
D’après ces sources, Lavrov n’a pas donné une réponse définitive à ces promesses de John Kerry, et n’a pas promis, à son tour, la fin du soutien de Moscou à Damas. Cependant, les deux parties auraient accepté que le système politique de la Syrie reste et que seul Assad quitte son poste à la tête du pouvoir. Ces évolutions peuvent signifier que les Etats-Unis auraient décidé de faire d’une pierre deux coups : conclure un accord nucléaire avec l’Iran et faire avancer le dossier syrien dans le sens qu’ils souhaitent.
De retour de Moscou, Kerry a annoncé qu’il s’était d’accord avec le Kremlin sur la nécessité de plus de soutien aux rebelles syriens que la Maison Blanche qualifie de « modérés », et de la poursuite du dialogue des parties syriens dans le cadre des conférences de Genève. Certaines sources disent que Moscou aurait accepté cette approche et qu’il existe maintenant des signes qui prouveraient que la Russie commence à changer de position en ce qui concerne le maintien du gouvernement du président Bachar al-Assad à Damas.
Les analystes disent que l’avancée que Washington souhaite dans le dossier syrien est également dans l’intérêt des alliés de Washington dans les pays arabes du sud du golfe Persique. La Maison Blanche leur prouvera ainsi qu’elle se préoccupe de leurs inquiétudes, et qu’elle désire continuer son partenariat avec eux. C’est la promesse que le président Barack Obama à fait lors du sommet de Camp David, en soulignant que Washington ne permettrait pas que l’équilibre des forces change dans la région du Moyen-Orient. Obama a promis aussi qu’après la conclusion d’un accord nucléaire avec Téhéran, les Etats-Unis ne permettront pas que Téhéran menace les pays membres du Conseil de coopération du golfe Persique (CCGP) par sa supériorité militaire. Le report de la livraison des missiles russes S-300 à l’Iran pourrait s’expliquer dans ce sens. En avril 2015, le président russe Vladimir Poutine a signé la levée de l’interdiction de la livraison des missiles S-300 à l’Iran. Auparavant, Moscou s’était engagé à livrer ces missiles à Damas aussi, mais plus tard, les dirigeants russes ont changé d’avis et ont annulé la livraison des S-300 à la Syrie, en prétendant que Damas n’était pas en mesure de payer le prix de ce contrat. Or, les analystes disent que ce qui a convaincu la Russie de ne pas livrer ces missiles à Damas, c’était les pressions intenses des Etats-Unis et du régime sioniste.
Le missile russe S-300 est l’un des systèmes de défense antiaérienne les plus sophistiqués du monde. Actuellement, le Venezuela est le seul pays à qui les Russes ont vendu ces missiles. L’Egypte serait probablement le deuxième pays qui recevra ces missiles russes. Les négociations pour conclure un contrat de vente des missiles S-300 ont commencé en 2014 entre le Caire et Moscou.

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