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vendredi, 15 mai 2015 12:01

Yémen...le fiasco...!

 Yémen...le fiasco...!
IRIB – Un regard attentif sur les résultats préliminaires de l'agression saoudienne contre le Yémen, par rapport aux objectifs qu'avaient annoncé Riyad
au début, révèle un ensemble d'axes de la défaite dans cette guerre. L'autre conclusion qui en résulte, c'est que les Saoud se sont ruinés à travers cette guerre devenue maintenant un cauchemar pour eux. Plus de détails, dans une note du journal libanais Al-Akhbar dont voici la traduction française dans les lignes qui suivent :

''L'agression saoudienne contre le Yémen n'a pas abouti aux résultats escomptés et les Saoud se sont embourbés dans une crise avec cette guerre. Les Saoud sont entrés en une guerre criminelle avec juste trop d'arrogance contre les yéménites dont ils se vengent ; ils détruisent les infrastructures du Yémen et à travers les efforts désespérés, cherchent à contraindre le peuple arabe de ce pays à se soumettre et à ne pas soutenir sa propre révolution libératrice. Tel est le statut de la guerre contre le Yémen qui est entrée dans son 2ème mois. Loin de pouvoir donner les résultats auxquels attendaient les Saoud, la guerre contre le Yémen les a embourbés dans une crise. Cette guerre a abouti par contre à plusieurs échecs : l'échec dans l'objectif de démanteler le mouvement Ansarallah et de détruire l'armée yéménite et d'enrayer surtout leurs avancements consécutifs dans les provinces du Sud. Mais le bilan de la coalition de guerre a été réussi dans les crimes contre civils et la destruction des infrastructures non-militaires dont les ponts, les aéroports, les ports, les hôpitaux, les écoles et les usines. Et parlant de leur deuxième échec, les Saoud et alliés ont échoué à contraindre le peuple yéménite à rester aux côtés des forces pro-saoudiennes, ce qui aurait pu assurer leur autre objectif qui consistait à isoler Ansarallah. Cet échec a été d'ailleurs confirmé par l'appui populaire grandissant à la révolution et au soulèvement censé libérer le peuple de la mainmise saoudo-américaine, mais aussi, par les vastes mobilisations populaires dans différentes provinces yéménites, pour condamner l'agression de la coalition saoudienne contre ce pays. Leur troisième échec vient du fait qu'ils n'ont pas réussi à refaire parvenir au pouvoir à Aden, le président stipendié yéménite Mansour Hadi qui s'est enfui le Yémen pour aller à Riyad. Malgré les attaques par air, terre et mer et l'appui en argent et en armement aux forces stipendiées, les Saoudiens n'ont pourtant pas réussi à transformer la ville d'Aden un en refuge sécurité, afin que Mansour Hadi puisse s'y installer et orienter avec l'appui saoudien les courants contre-révolutionnaires. Leur quatrième échec s'explique par l'effondrement du camp d'agression, depuis que le Pakistan a annoncé sa non-participation à la guerre, tandis que la Turquie aussi a annoncé qu'elle privilégiait l'option politique, sans oublier les hésitations de l'Egypte pour envoyer des effectifs pour participer aux opérations terrestres. Aucun des objectifs politiqués ou militaires envisagés par les Saoud n'a été réalisé avec la guerre contre le Yémen et l'effondrement de la coalition a de plus en plus conduit les Saoud vers le doute et un bourbier dont ils ne sauraient pas comment sortir. Quant à leur cinquième défaite, ils ont échoué à contraindre Ansarallah et les forces qui lui sont proches à prendre du recul dans leur rejet pour les préalables imposés par Riyad. Ansarallah insiste sur le fait que les négociations doivent reprendre dès le point qu'elles avaient été abandonnées c'est-à-dire à Sanaa. Autrement dit, l'agression saoudienne n'a pas pu conduire les forces révolutionnaires à céder aux diktats de Riyad. Et enfin leur sixième échec, s'explique par ce sentiment de déception et de déception qui touche ces jours-ci les Saoud, avec pas mal de contradiction auprès de la classe dirigeante saoudienne qui voit le peuple yéménite rester solidaire aux côtés des forces révolutionnaires. La guerre contre le Yémen s'est débouchée sur une crise qui pourrait mettre fin probablement à la mainmise du Prince Mohamed Ben Salmane, fils du Roi et Ministre de la guerre saoudien, sur les processus décisionnels au sein du gouvernement de Riyad.

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