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jeudi, 30 avril 2015 19:44

Israël fait sa propagande, au Népal

Israël fait sa propagande, au Népal
IRIB- Le directeur de l’Organisation "Human Rights Watch"
a critiqué Israël, pour avoir déployé des moyens en aide d’urgence, pour le Népal, suite au tremblement de terre, tout en continuant à bloquer la reconstruction, à Gaza.«Il est plus aisé de traiter une catastrophe humanitaire lointaine que celle qu’Israël impose à sa voisine, Gaza», a tweeté Kenneth Roth, en faisant référence à l’annonce, par Israël, que des équipes médico-militaires étaient envoyées à Katmandou.«Cessez le blocus !», a exigé Roth. Plus tôt, ce mois-ci, 46 organisations humanitaires internationales ont appelé à des sanctions contre Israël, s’il ne mettait pas un terme à son blocus sur Gaza, qui a empêché la reconstruction même d’une seule maison, depuis les huit mois qui se sont écoulés, depuis l’assaut dévastateur de l’armée israélienne, l’été dernier.«Le blocus est une véritable punition collective. Il est imposé, en violation de la [loi d’humanitaire internationale]; et, selon les Nations Unies, il peut entraîner une condamnation; pour crimes de guerre» dit le rapport, signé par "Oxfam" et "Save The Children", entre autres organisations. Malgré le fait que plus de 100.000 personnes, dont les maisons ont été détruites par Israël, restent sans abri, «aucun logement permanent n’a été reconstruit», ajoute ce rapport. Plus de 2.200 Palestiniens ont été assassinés, dans l’assaut israélien, avec, parmi eux, 547 enfants. Au moins, 11.000 Palestiniens, ont été blessés. En dépit de l’urgence de l’appel des organisations humanitaires, pour Gaza, le rapport a été, pratiquement, ignorée par des médias dominants, dans le monde. L’ambassadeur des États-Unis se met de la partie. Les derniers rapports estiment le nombre de morts, au Népal - suite au tremblement de terre de samedi et aux dizaines de répliques sismiques - à plus de 3.000, avec une grande partie des dévastations, concentrées dans la capitale de Katmandou. En attendant, l’ambassadeur des États-Unis, en Israël, Dan Shapiro, s’est mis, également, à vouloir exploiter à son profit la tragédie, tweetant que les États-Unis et Israël «ont la même réponse : annoncer des secours et une aide humanitaire immédiates». Propagande sur le dos des victimes. L’exploitation par Israël de l’aide internationale, en cas de catastrophe, pour polir son image sanglante, est une routine bien huilée, qui fait partie de la politique officielle. «Vous êtes envoyés, pour une mission importante», a éructé le Premier ministre Benyamin Netanyahu aux soldats expédiés au Népal. «C’est le vrai visage d’Israël - un pays qui fait tout ce qui est en son pouvoir, en de tels moments». En 2013, Israël a déployé des équipes d’aide, aux Philippines, après que des milliers d’habitants eurent été tués par l’ouragan "Haiyan". Il avait, alors, monté une campagne sophistiquée de propagande en multimédia, avec, entre autres moyens, un compte dédié, sur Twitter, et des vidéos, sur YouTube, pour se vanter de ses initiatives. Le blogger sur The Electronic Intifada, Benjamin Doherty, a qualifié ce genre de propagande de «blanchissement d’image». Doherty, écrivant, avant la dernière attaque dévastatrice d’Israël sur Gaza, avait noté que les efforts d’Israël étaient loin d’être exceptionnels, bien qu’ultra-médiatisés, et dans le cadre des événements, dans sa propre région, étaient infimes : «Une catastrophe humanitaire, en Syrie, a poussé des millions de réfugiés, dans les pays voisins, alors qu’Israël a fait quelques efforts, pour fournir des soins de santé à quelques Syriens. Les efforts minuscules de l’armée israélienne, pour fournir de l’aide à une poignée de Syriens, sont sur-exposés, dans les médias du monde, alors que les camps et les villes de réfugiés, en Jordanie, en Turquie et au Liban, sont surchargés de réfugiés voulant échapper à la violence. Il n’y a aucun autre pays qui fait aussi peu, et qui fasse, cependant, autant de bruit». Des moyens, qui n’ont rien de particulier. En effet, des dizaines de pays et d’organisations humanitaires envoient de l’aide d’urgence au Népal. Ramenée à l’importance de son budget militaire, la contribution israélienne à l’assistance humanitaire ne contraste en rien avec ce que d’autres pays font. En plus des approvisionnements, le Royaume-Uni a envoyé sept équipes de recherche et de secours, quatre chiens dressés, à la recherche de victimes, et une équipe de médecins spécialisés dans les traumatismes. Le Qatar a annoncé qu’il avait mis en service un «pont aérien», avec plusieurs avions transportant un grand nombre d’équipements et un hôpital de campagne. La Turquie a, également, offert d’envoyer un hôpital de campagne de cinquante-lits. L’Iran a indiqué être, déjà, en rapport avec ses voisins, pour envoyer des approvisionnements et des équipes de secours, en toute urgence. Le Pakistan a expédié quatre avions militaires de transport C-130, avec des approvisionnements et un hôpital de campagne de 30 lits. En dépit de la publicité surdimensionnée, Israël, en réalité, «se range parmi les derniers, dans les pays développés, pour ce qui est de l’aide aux pays en développement», selon une étude de l’université hébraïque. Politique officielle. Envoyer des missions d’aide d’urgence, dans des pays, comme le Rwanda, l’Arménie, la Turquie, Haïti, les Philippines et la Macédoine, au cours des dernières décennies, a aidé «à apporter le respect envers l’Israël» a observé, en 2013, le général israélien en retraite, Shuki Shemer. «Les missions à l’étranger contribuent à la hasbara israélienne». Hasbara - le mot Hébreu, pour «explication» - signifie ici, la propagande étatique, dans le cadre des efforts de gouvernement, pour améliorer l’image du pays. En effet, c’était une recommandation spécifique de l’Institut Reut, un groupe de réflexion israélien, qui a mis au point la feuille de route d’Israël et de ses alliés, pour saboter et attaquer le mouvement de solidarité avec la Palestine et combattre la ainsi-nommée «délégitimation». «Par rapport à la lutte contre la délégitimation et stigmatisation d’Israël, Tikkun Olam a une grande importance, parce qu’il crée une dissonance avec l’image diabolisée d’Israël, qui est mise en avant par les délégitimeurs», a dit le groupe Reut, dans son rapport de 2010, à propos de la façon de combattre les critiques d’Israël. Tikkun Olam est une expression, qui signifie en hébreu «réparer le monde», ce qui exprime une valeur morale, dans beaucoup d’interprétations modernes du Judaïsme. C’est, également, la bannière, sous laquelle Israël, «l’Etat juif auto-proclamé» mène à bien ses missions d’aide, qui deviennent, ainsi, un outil commode de hasbara. Israël peut chercher à nous faire croire qu’il faut réparer le monde, mais il ne croit, certainement, pas qu’il faut réparer Gaza. «Trafic humain». Le tremblement de terre, au Népal, a mis en lumière une pratique internationale que certains comparent à du trafic d’êtres humains. En tant qu’élément de ses «secours», Israël évacue 25 bébés, mis au monde par des mères porteuses népalaises, neuf d’entre eux étant nés, prématurément. «Beaucoup de couples masculins israéliens ont engendré des enfants, avec l’aide de mères porteuses, au Népal, parce que cette pratique est illégale, en Israël, pour des couples du même sexe», rapporte "The Guardian". Les officiels israéliens ont déclaré qu’ils accéléreraient les procédures du ministère de l’Intérieur, pour permettre aux bébés, qui sont des citoyens népalais et ne seraient, donc, pas considérés comme juifs, selon la loi israélienne, d’entrer dans le pays. Les procédures habituelles exigent des tests ADN, démontrant que le père d’un bébé est israélien. Il y a eu une forte campagne, pour légaliser ce système de mères porteuses, (substitution), pour les couples "gays", en Israël, afin de venir à bout de ce problème et de recruter ces couples, dans la guerre d’Israël contre la ainsi-nommée «menace démographique», représentée par les Palestiniens. Les activistes "gays" juifs voient la pratique de substitution, pour des couples du même sexe, comme importante, pour «maintenir l’avantage démographique, par rapport aux non-juifs», explique Hertz, un avocat pro-Israël du LGBT. «Légaliser la substitution, pour des homosexuels, en Israël, permettrait à des oeufs, (sic) juifs, d’être dans des mères juives», a argumenté Fred Hertz. Tandis que les bébés sont transportés, par avion, hors du pays, il n’y a aucun mot sur le destin de leurs mères. La substitution à but lucratif, où les gens des pays riches payent des femmes, dans les pays, désespérément, pauvres, pour porter un bébé, pour leur compte, est une industrie en croissance rapide, dans des endroits, comme l’Inde, la Thaïlande et le Népal, ce dernier ayant un PIB, par habitant, d’à peine 730 dollars US. La pratique de la substitution commerciale est illégale, dans beaucoup de pays européens. On permet la substitution non-commerciale, dans quelques pays européens. Quelques Etats, aux États-Unis, permettent les transactions commerciales, mais l’attraction de pays, comme l’Inde et le Népal, est liée au fait qu’ils sont bien meilleur marché. Un article, paru en 2010, dans Mother Jones, sur les entreprises de «location d’utérus», en Inde, a décrit «les dortoirs de gestation», qui sont de véritables «usines à bébés» et a repris les accusations, selon quoi les femmes font face à des procédures, qui peuvent mettre en danger leur santé. L’Inde a, récemment, imposé de nouvelles restrictions à son industrie commerciale de substitution, estimée à 1,5 milliards de dollars, par an. L’été dernier, la Thaïlande a lancé un enquête, après que neuf bébés de remplacement eurent été trouvés, dans des circonstances, qui suggéraient qu’ils étaient victimes d’un trafic impliquant l’Australie. Cette industrie mondiale, mal réglementée, a gagné, l’année dernière, une certaine notoriété, après qu’un couple australien eut été accusé d’avoir abandonné un bébé, né d’une mère de substitution, en Thaïlande, après avoir découvert que le garçon, appelé Gammy, était trisomique. La Thaïlande envisage d’interdire cette pratique.
 Info palestine.

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