Imprimer cette page
lundi, 05 janvier 2015 07:31

Syrie : Washington veut l’échec de Moscou-I

IRIB- Washington est bien déterminé à faire échouer l’initiative de Moscou censée mettre fin à la crise syrienne.

Or cela signifie aussi l’échec des démarches de Staffan de Mistura. 

Les groupes opposants au gouvernement du président Bachar al-Assad disent qu’ils acceptent l’idée de la reprise du dialogue avec les représentants de Damas sans préalable. Ces négociations devront se tenir à Moscou, et le fait que les pourparlers doivent se tenir sans préalable ni condition témoigne de la position de force du gouvernement du président Bachar al-Assad sur le terrain, c’est-à-dire à l’intérieur de la Syrie.

C’est dans cette logique que les opposants syriens parlent maintenant de la nécessité de la participation de l’Iran aux négociations de Moscou, en tant que condition nécessaire à la découverte d’une solution politique pour mettre fin à la crise. Cela fait comprendre aux puissances occidentales que la position régionale de l’Iran devient de plus en plus forte. Depuis quatre ans, l’axe de la Résistance a toujours insisté sur sa position de principe envers la crise en Syrie. La position actuelle de la Russie renforce d’ailleurs celle de l’axe de la Résistance au détriment des Etats-Unis.

Mais pour le moment ce qui importe dans le processus des négociations directes entre Damas et les opposants, ce n’est pas la forme du dialogue, mais la structure de la délégation qui doit représenter les opposants lors des discussions avec les responsables du gouvernement de Damas. Autrement dit, dans le contexte actuel des choses, il est impossible que la délégation des opposants syriens prenne des positions ambiguës et incertaines, car c’est uniquement la transparence qui pourrait faire avancer le dialogue entre le gouvernement de Damas et l’opposition.   

D’ailleurs, tout le monde sait maintenant que contrairement aux prétentions des autorités américaines, les opposants ne représentent pas du tout l’opinion publique syrienne. Par conséquent, les différents groupes de l’opposition dont la plupart ne représentent, en réalité, qu’eux-mêmes, doivent se concentrer d’abord sur l’importance d’une prise de position commune lors des négociations à Moscou. Mais il est presque certain que ces groupes n’arriveront pas à le faire, et leurs divergences de vue serait sans aucun doute l’arme la plus puissante des Etats-Unis pour mener à l’échec l’initiative de Moscou et de faire durer la crise en Syrie dans la perspective de la partition des deux pays c’est-à-dire la Syrie et l’Irak en plusieurs micro-Etats.  

En outre, il est évident que le gouvernement de Damas sera la partie qui participera aux négociations de Moscou de position de force. L’acceptation des propositions des responsables russes est, en fait, le signe de la puissance de Damas, et non pas un signe de faiblesse du gouvernement du président syrien Bachar al-Assad. En outre, Damas a déjà annoncé que le but de sa participation à l’initiative de Moscou est de créer un consensus national plus large contre le terrorisme. Si ce consensus prend forme, les puissances qui soutiennent les groupes terroristes commenceront peu à peu à interrompre leur soutien aux organisations terroristes et aux opposants armés, ce qui ne sera pas du tout ce que souhaitent les dirigeants américains. En outre, si ce consensus est obtenu, il serait insignifiant de parler comme les Américains des « groupes armés modérés », expression que les Etats-Unis et les autres pays occidentaux utilisent pour justifier leur soutien politique et militaires aux groupes terroristes en Syrie. Pour le moment, les Etats-Unis et les pays comme le Qatar sont en train d’essayer de convaincre les représentants de différents groupes de l'opposition, réunis au Caire, pour prendre une position commune et mettre fin à leurs divergences internes, afin de pouvoir prétendre, lors des négociations de Moscou qu’ils représentent une partie du peuple syrien. En tout état de cause, les efforts des Etats-Unis et de leurs alliés dans ce sens, pourrait également faire échouer le plan de l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura qui veut établir le cessez-le-feu en Syrie, et d’abord à Alep. En outre, Washington voudrait mener aussi à l’échec l’initiative des Russes dans le cadre de la conférence de Moscou-I. 

Éléments similaires (par tag)

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir