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dimanche, 28 décembre 2014 17:54

La conférence de Moscou sonnera-t-elle le glas du Plan « Mistura » ?

IRIB- l'annonce officielle par Moscou du lancement des négociations entre le gouvernement syrien
et les opposants découle des efforts réels et d'envergure de la diplomatie russe pour mobiliser l'Opinion publique et la préparer à accepter le lancement de ce processus qui élargira le champ d'accord et de consensus national en Syrie pour combattre le terrorisme. Cette stratégie d'une importance primordiale. La logique implique, quelques soient les résultats de ces rencontres, cela ne doit pas avoir un impact sur les opérations de l'armée syrienne. Cela étant dit, l'armée syrienne a besoin d'un consensus des parties syriennes pour la soutenir, surtout que les groupes armés terroristes opèrent, actuellement, en territoire syrien et des groupes takfiris qui voient en la politique, l'expression démocratique d'opinion et d'opinions comme une sorte « d'hérésie ». La Syrie a combattu, tout seul, au cours de ces 4 dernières années, le terrorisme. Cependant, le développement du champ des accords politiques et des consensus pour présenter un cadre en vue de définir le terrorisme et une ligne directive nationale afin de combattre le terrorisme en Syrie, renforcera l'armée et le gouvernement syriens dans leurs opérations contre les groupes terroristes et takfiris. Il n'est caché à personne que les opposants qui croient en une solution politique, n'ont, en pratique, aucune influence sur les groupes armés terroristes opérant en territoire syrien. Bien que le groupe terroriste « l'armée libre syrienne », se présente comme le représentant de « la coalition nationale, basée à l'extérieur », toutefois ce groupe terroriste n'a jamais suivi les décisions prises par cette coalition. Donc, il est tout à fait naturel de voir les chefs de l'ASL (l'armée libre syrienne), faire défection, successivement, de la coalition d'opposition, sous divers prétextes dont l'interaction avec le pouvoir syrien. Or, la question qui se pose est de savoir si les partis d'opposition se mettent d'accord, que se passera-t-il sur le terrain ? Les groupes armés, soutenus et incités depuis l'extérieur, mettront-ils un terme à leurs activités ? Par ailleurs, il semble que le lancement des négociations à Moscou n'ait pas besoin du gel des combats proposé, dans son plan, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan De Mistura. Dans son plan, il avait proposé le gel des combats, surtout, à Alep pour lancer un dialogue au niveau local avant d'engager un dialogue national syro-syrien. Mais, comment expliquer l'insistance de l'Occident sur la mise en application du plan de l'émissaire de l'ONU, M. De Mistura ? Cette insistance n'est-elle pas destinée à sauver les officiers des services de renseignements d'autres pays, actifs à Alep, et qui collaborent avec les groupes terroristes dans cette ville ? C'est pour pourquoi, il y a ceux parmi les analystes qui disent que les parties, qui ne souhaitent pas l'accès à une solution politique pour la Syrie et qui œuvrent pour la poursuite de la guerre et du chaos et en fin de compte, le partage de la Syrie, tenteraient, dans les prochains jours, d'inciter les groupes terroristes actifs en Syrie, à perturber davantage la situation sécurité en Syrie. C'est un scénario auquel, nous assisterions, probablement, dans les jours à venir. Car ces parties savent très bien que le succès de la conférence de Moscou et l'accès à un accord pour un dialogue syro-syrien sonnera le glas du plan de l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.

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