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lundi, 01 décembre 2014 11:00

Russie /Turquie : Le Tsar chez le Sultan .....

IRIB-Officiellement, il s'agit de parler Syrie, élargissement des relations bilatérales, énergie.
 Officieusement , les analystes ne peuvent ne pas y voir une visite peu habituelle dans la mesure où le président Poutine n'a pas l'habitude de se déplacer souvent et qu’il ne se déplace que dans les pays amis. Or la Turquie a tout pour ne pas être qualifié d' « amie » des russes en ce moment. Mais reprenons tout depuis le début :  RiaNovosti se réfère au conseiller de Poutine, Yuri Ushakov pour souligner la tenue de la cinquième réunion du conseil des coopérations mixtes, lequel a débuté ses travaux depuis 2009 et auquel La Russie compte cette année de prendre part au plus haut niveau. Le conseiller de Poutine dit que les relations commerciales russo-turques constitue l'enjeu majeur de cet escale de 24 heures car la Russie représente le second partenaire commercial de la Turquie après l'Allemagne, avec un volume d'échange qui s'est élevé en 2013 à 33 milliards de dollars. Les premiers 9 mois de 2014, ce volume d'échange s'est même progressé de 5%. A l'agence Anatolie qui l'interviewait, le président russe a même affirmé la semaine dernière que les échanges commerciaux de part et d'autre auront potentiellement la capacité de dépasser les 100 milliards de dollars. En ces temps de sanctions anti russe, cette hausse d'échange ne peut être prise à la légère par un président russe, soucieux d'aller de l’avant dans son bras de fer anti Empire. Les analystes relèvent donc un autre aspect patent de cette escale à savoir celui lié à  l'énergie. La Turquie s'apprête à accueillir une première centrale atomique de conception russe au large de la Méditerranée, Akkuyu, financée à hauteur de 20 milliards de dollars et qui contiendrait 4 réacteurs avec une capacité de production de 32 millions mégawatts d’électricité. Et puis, il y a la question du gaz entre les deux Etats avec en toile de fond un « Gazprom » qui a exporté rien qu'en 2013 quelques 26.7 milliards de mètres cubes de gaz vers la Turquie et qui envisage de se réactiver dans ce domaine. Mais du gaz , il n 'y en pas que dans des gazoducs reliant la Russie à la Turquie ! Poutine et Erdogan entretiennent des liens pour le moins orageux autour de la Syrie, pays que le sultan néottoman veut la fin et que le Tsar russe cherche à maintenir en l'état,  coute que coute ! Ceci dit, les observateurs  ne se laissent guère dupes des apparences : Si le puissant chef du Kremlin dont le dernier entretien téléphonique houleux avec son homologue turc remonte à il y a quelques jours quand Ankara prônait la formation d'une zone tampon dans le nord syrien, a décidé de se rendre à Ankara, c'est que Poutine entend très sévèrement mettre en garde Erdogan : les politiques turques contredisent de plus en plus les intérêts russes et pas seulement au Moyen Orient : la Turquie s'est très vite alignée sur les sanctions imposées par l'Europe à la Russie, emboitant le pas sans hésiter à l'Otan dans le dossier ukrainiens. On n’oublie pas en effet les agissements turcs en Crimée autour de la minorité tartare. Les stratèges qui entourent le sultan Recep croient pouvoir renforcer les assises turques, s'ils coupent l'herbe sous pied de Moscou en Asie centrale et au Caucase . Là, il est question pour la Turquie de jouer à fond sur la corde panturquiste, ce qui constitue effectivement un danger sécuritaire potentiel pour la Russie. Plus près de nous au Moyen Orient,  Poutine a aussi des choses à dire à son hôte et homologue mégalomane, genre : la Syrie demeure et demeurera la ligne rouge pour les Russes dont ils ne supportent aucun franchissement . Poutine n'a cessé de mettre en garde la Turquie, l'Arabie saoudite et même Obama que son pays n'irait d'aucune façon tolérer une action armée contre la Syrie d'Assad. Au moment où Erdogan affûte à nouveau ses Patriot, parle de la zone d’exclusion aérienne, d'offensive terrestre pour renverser " le bourreau Assad" , immerge Kobani sous un flot de terroristes takfiris et de l'ASL tout en lançant depuis son territoire les daechistes à l’assaut du sol turc, et ce, dans l'espoir d'en faire le siège d'un contre-Etat syrien, il est parfaitement opportun que Poutine lui rappelle certaines choses . On se souvient  en effet de ce septembre 2013- au plus fort de la menace d'une action armée contre la Syrie- ce même M Poutine lancer depuis Israël qu'il n'hésiterait pas à riposter militairement contre quiconque attaquerait la Syrie et message est allé droit, comme une flèche, au cœur des sionistes .  A Ankara donc, le Tsar Vladimir n'ira pas en "ami" mais en "ennemi" d'une Turquie qui a choisi « trop égoïstement » à se hisser sur un champ de ruine, fait de débris des Etats nations du Moyen Orient, et de la Russie ….. !!!

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