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dimanche, 26 octobre 2014 06:33

Où en est la stratégie syrienne d'Israël?!

Où en est la stratégie syrienne d'Israël?!
IRIB- Depuis 2011, date à laquelle la Syrie a plongé, dans un spirale....
de violences terroristes planifiée par les Occidentaux et leurs alliés arabes, Israël s'est démarqué par une ambiguïté positionnelle qui donne du mal aux analystes, qui cherchent à le classifier : les stratèges de l'Entité sioniste pratiquent, en effet, ce que les analystes qualifient de "diplomatie hospitalière" , ce qui leur permet d'éviter "les hostilités takfiris", aux frontières, à peu de frais: en prodiguant des soins aux assassins takfiris, Israël se garde bien de recevoir leurs foudres. Al-Mayadin se penche sur ce stratagème particulier, qui a consisté, depuis 2011, à ouvrir les portes des hôpitaux sionistes sur Al-Nosra et cie, et à éloigner, de la sorte, toute menace sécuritaire, que pourraient faire peser les terroristes sur Israël et les frontières de ce dernier. Depuis trois ans, Israël a mobilisé tous ses moyens, pour contrôler et canaliser les efforts de guerre des terroristes, à en profiter, au maximum : cette politique lui a, d'ailleurs, bien réussi, dans la mesure où Al-Nosra, devenu son instrument, sème l'insécurité et les troubles, contre le régime Assad. le plus gros souci d'Israël étant les hauteurs stratégiques du Golan, le régime sioniste a, dès le début de la guerre anti-syrienne, renforcé sa présence, dans cette zone, y a déployé ses unités spéciales, pour éviter tout risque d'embrasement. Et Israël n'avait pas tort : le calme olympien, qui régnait, depuis 1973, au Golan, n'est plus et l'Entité s'attend, à tout moment, à l'ouverture d'un nouveau front de combat : le Golan cristallise, à l'heure qu'il est, la somme des cauchemars vécues, depuis plus de 60 ans, par Israël . c'est une région exposée, non seulement, aux tirs de roquettes et de missiles qu'on dit appartenir aux milices en guerre, en Syrie, mais aussi, aux opérations d'infiltration qu'on attribue au Hezbollah. Ces opérations se sont, d'ailleurs, multipliées, depuis mars 2013: elles ont commencé par une attaque directe contre une patrouille militaire israélienne, laissant quatre soldats blessés, et se sont poursuivies, tout en s'intensifiant : la dernière a impliqué le tir de roquettes et causé la mort d'un soldat sioniste. Depuis un an, Israël ne peut plus se contenter du statut quo, au Golan, vu que les assauts s'y multiplient, sans qu’il soit, pour rien au monde, capable de se défendre. Israël n’a pas eu d’autre choix que de modifier l’équation ou, du moins, d’essayer de la changer. C’est là qu’entre, à nouveau, en ligne de compte, Al-Nosra. Israël a décidé, alors, de réactiver Al-Nosra, dans la région de Quneitara, cette zone, hautement, stratégique,  située aux confins syro-libanais, et nettoyée, en 2013, par le duo Armée syrienne /Hezbollah. Zone, qui, pour avoir été ratissée, reste un abcès, dans la mesure où des poches «terroristes»  continuent à y vivoter, coupées, totalement, du reste du monde. Les assauts répétés des Nosratistes de Quneitara contre les positions de l’armée syrienne, et leur relatif succès à s’emparer de l’un des principaux points de passage de cette région, n’auraient été possible, sans l’appui de l’artillerie lourde d’Israël,  qui a, dans le même temps, ouvert grand les portes de ses hôpitaux aux Takfiris. Ce coup «hospitalière» rassure Israël du fait qu’Al-Nosra n’irait plus jamais retourner ses armes contre lui. Mais les vertus de la diplomatie hospitalière n’en restent pas là : selon les analystes israéliens, Al-Nosra fournit, désormais, un vaste réseau d’espions, à la solde d’Israël, placés, sur les frontières ou encore à l’intérieur du territoire syrien.  Mais Israël peut –il être sûr de l’éternelle amitié des Takfiris- Qaïdistes ? Pour ceux des analystes, qui voient, à travers Daesh et Al-Nosra et cie, des créatures du Mossad et de la Cia, la réponse est affirmative. Pour d’autres, qui ne croient pas au concept de ligne droite, dans ce genre de jeu trouble, qui affecte la totalité d’un pays, d’une région et au-delà, un continent , il y a tout lieu d’émettre des réserves : si la Syrie tombe entre les mains des Takfiris et d’Al-Qaïda, il serait difficile, alors, pour les vainqueurs, de vendre « l’amitié éternelle» avec Israël aux disciples d’Al-Baghdadi, vue l’inimitié qui anime les foules musulmanes contre l’Entité sioniste. Les choses se gâteront, alors, pour Israël, et l’Entité se devra, donc, contraint de trouver une autre solution que celle dite «diplomatie hospitalière» .

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