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mardi, 21 octobre 2014 12:09

L'Irak d'Abadi, pays de la "Résistance"?!!

L'Irak d'Abadi, pays de la "Résistance"?!!
IRIB- L'Iran et l'Irak, c'est une vieille histoire !
Il s'agit de deux voisins, dont les relations, en dépit de bien des vicissitudes, de bien des querelles, d'une longue et dévastatrice guerre, qui a duré huit ans, aux dépens des deux peuples, et pour le grand bonheur des armuriers occidentaux, n'ont cessé d'être vitales à l’un et à l'autre. Et, aujourd'hui, plus que jamais : l'Irak, qui partage quelque 1.000 kilomètres de frontières communes avec l'Iran, se trouve placé, de par la diablerie néo-impérialiste, à l’épicentre  des combats anti-terroristes, combats qui donnent lieu à toute sorte d'ingérence euro-américaine, en Mésopotamie, et au delà, au Moyen-Orient. Si les agences de presse occidentales se paient le luxe de souligner, de façon obsessionnelle, et à travers fort analyses et commentaires,  la présence "des Pasdarans", en Irak, si elles s’intéressent de plus en plus à  afficher les photos des commandants militaires iraniens, accompagnés de combattants kurdes, chiites et sunnites irakiens, c'est que l'enjeu est de taille, et que tout l'Occident, quand il suggère, de manière aussi sournoise, «l'ingérence militaire iranienne, en Irak» , a peur de quelque chose, et cette chose est la suivante  : la possibilité de voir l'Iran et l'Irak «s'unir» contre la mascarade Daesh. Or, Abadi est l'homme de cette unisson : qu'on l'aime ou pas, qu'on voie à travers lui une marionnette UC /GB ou un patriote convaincu, cela ne change rien au fond de l’histoire, c'est avec lui que l'Iran pourrait espérer un déblocage syrien, une sécurisation de  son environnement, avant que l'ultime confrontation  contre les USA n'éclate…Pourquoi?


Al-Alabi est arrivé, en Iran, dans les habits d'un PM consensuel, celui qui a su rallier à sa cause Sunnites, Chiites et Kurdes, et cet aspect de rassembleur vient de se confirmer, à travers les trois ministres régaliens, qui ont rejoint le navire, tout dernièrement. Al-Abadi est, aussi, le chef de l'armée, ce qui lui octroie un pouvoir exécutif propre à ne pas laisser en rade des accords militaires conclus avec l’Iran, comme cela a été le cas, du temps de  son prédécesseur, Maliki. Par les temps trop périlleux qui courent, l’Irak et l’Iran pourront sceller leurs coopérations militaires, à quatre niveaux :

1- la réorganisation de l’armée irakienne

2- la formation d’un corps de volontaires, qui mobiliserait 2.5 millions de personnes, genre de travail, pour lequel l’Iran a une longue et fructueuse expérience

3- l’Iran est capable de fournir des armements et des équipements nécessaires à l’armée irakienne, les mêmes que les Etats Unis refusent de lui livrer  

4- ’Iran est à même d’entraîner les forces militaires et sécuritaires irakiennes, forces dont les défaillances ont été, grandement, mises à jours, au cours de la prise de Mossoul

Daesh a, curieusement, offert aux deux Etats, l’occasion de créer un front commun, d’échanger des renseignements militaires et sécuritaire, un besoin de première urgence, dans un contexte où les terroristes semblent avoir été bien informés des moindres recoins des forces armées irakiennes, de leurs plans, de leurs agissements, présents et futurs. Mais le partenariat Irak/Iran peut ne pas se réduire à cela. Personne ne parle, dans les médias mainstream, de la détresse économique, dans laquelle se trouvent plongées les populations irakiennes, dans les régions occupées par Daesh. C’est l’Iran, qui, via ses larges frontières, pourrait leur venir en aide. Il y a, aussi, le pétrole, ce nerf de toutes les guerres, qui fait, ces temps-ci, l’objet des manœuvres perfides des Saoudiens, et qui pourrait constituer un sujet de coopération et d’entente de plus entre Téhéran et Bagdad, dans la mesure où les deux Etats constituent deux poids lourds de l’OPEP. Mais à tout ceci, il existe une condition : Al-Abadi se devra de se montrer moins confiant envers le «Grand Satan» : ce n’est peut-être pas aux Etats Unis qu’il faudrait qu’Abadi demande des armements et des équipements militaires nécessaires, dans la guerre contre Daesh. Il est, désormais, clair que Daesh a été créé, pour offrir une courroie de retour aux forces d’occupation, qui meurent d’envie de s’emparer de l’Irak. Il est, aussi, clair que toute cette affaire Daesh n’est qu’un prétexte, pour que, lui, Abadi, signe ce que Maliki n’a pas signé, à savoir un accord sécuritaire, en bonne et due forme, Bagdad/Washington, qui autoriserait la construction de bases militaires permanentes US, en Irak. En ce sens, M. le PM ne devrait pas se soucier trop de la coalition US/Cie et ses aléas, son souci devrait être, surtout, les vrais Résistants irakiens, ceux qui, rassemblés, à l’appel de l’autorité religieuse, se font tuer, pas, seulement, sur le front des combats anti-Daesh, mais aussi, sous les bombes de la coalition ! C’est sur ceux-là qu’il faudrait compter, et pas sur les Américains, si, bien sûr, l’objectif est de mettre, vraiment, au pas Daesh !!  

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