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samedi, 18 octobre 2014 11:34

Turquie/Iran : la guerre?!!

Turquie/Iran : la guerre?!!
IRIB- On aurait presque envie de s’apitoyer sur son sort,
de verser quelques petite larmes,  pour le sultan, éternellement, en herbe qu’est Erdogan, si la situation se prêtait un tant soit peu à sourire. Mais elle est beaucoup plus grave, pour qu’on puisse s’en amuser : Kobani vient de porter au grand jour les profondes dissensions, qui opposent,  depuis 2011, l’Iran à  la Turquie, et que les deux parties, trop liées, par la géographie, par les intérêts géostratégiques et économiques, ont préféré, jusqu’ici, bien taire : il y a quelques jours, Erdogan accusait le Guide suprême,  la plus haute instance iranienne, d’être indifférent au sort des civils syriens, victimes du bourreau Assad. Trois jours plus tard, ce fut le tour de son ministre des A.E, dont le porte-parole a presque insulté l’Iran, en termes très peu diplomatiques, lui intimant l’ordre de «se taire sur le sort de Kobani, avec honte et humiliation, dans la mesure, où l’Iran soutient Assad,  l’homme à qui «revient la faute des violences terroristes, qui ont mis à feu et à sang le Moyen-Orient». Ce samedi, MIT, le puissant renseignement turc, qui n’a bougé, ces trois dernières années, que dans l’objectif de précipiter le Moyen-Orient, dans le gouffre du takfirisme, accuse la journaliste de Presstv, d’espionnage. L’intéressée se dit victime collatérale de la couverture octroyée par la chaîne  à la complicité d’Erdogan  avec  Daesh, à Kobani. Cette campagne anti- iranienne, d’une violence inouïe, combinée aux propos du Saoudien Al-Fayçal, qui voit dans l'Iran une «partie du problème syrien, et non pas sa solution», devrait faire penser à ce qui s’est produit, ces  deux dernières semaines, de si grave, pour mettre sens dessus dessous le camp de la guerre et le pousser à déchirer le voile des convenances, à parler à cœur ouvert,  à vociférer contre l’Iran  :  l’axe de la Résistance gagne, l’une après l’autre, les batailles ! A Kobani, Erdogan s’est engagée, corps et âme, croyant pouvoir occuper, au bout  de deux et trois jours, tout au plus, la ville – les Kurdes syriens lui semblaient  épuisés - en faire une base d’entraînement terroriste , d’y faire massacrer les Kurdes syriens , d’y expédier les Pkkistes, pour s’y faire massacrer,  à leur tour, et se débarrasser,  de la sorte, une bonne fois pour toutes, du dossier kurde. Kobani aurait dû devenir, aussi, ce que Lattaquié n’est pas devenu : une ville, à vocation dislocatrice. Une zone tampon, formée  à Ain al-Arab, aurait provoqué  le grignotage du territoire syrien, sur le flanc Nord, laissant à Israël et à son allié Nosratiste de reproduire la même dynamique de démembrement, dans le Sud syrien, plus précisément, au Golan et à Qalamoun. Seulement, les choses ne se sont pas passées comme la Turquie le souhaitait. Les Kurdes syriens au chef de qui, (Saleh Muslim), Ankara a promis la sécurité et la vie sauve, s’il lâchait, sur le champ, Assad, ont surpris Erdogan, par leur pugnacité, leur courage, leur combativité anti-Daesh. Pour la première fois, depuis l’entrée en vigueur du scénario de Mossoul, Daesh a eu peur. Même les raids -spectacles de la coalition, qui visent, souvent, ses adversaires, en son lieu et  place, n’ont pu aider Daesh à s’emparer de Kobani, tant est, admirablement, grand, le courage de ces Kurdes syriens, qui  refusent de capituler.  Mais la défaite d'Erdogan, à Kobani, n’en est pas restée  là : Kobani  a bousillé le processus de réconciliation avec le PKK et  jeté des milliers de Kurdes de Turquie, dans les rues, qui, malgré des arrestations massives, des morts et des blessés, ne comptent plus se taire. C’est comme les Alaouites, que le PM frériste s’est payé le chic de se mettre à dos, en suivant, tel un aveugle,  le  projet guerrier atlantiste contre Assad.  Et que fait, actuellement, Erdogan ? Cet homme, en qui la presse occidentale loue un habile politicien, a fini, donc, par se  brouiller avec le dernier carré sûr qui lui restait : l’Iran …. Seulement, l’Iran n’est, ni l’Irak, ni la Syrie. En coulisse, les experts parlent bien de ces convois d’armes iraniennes acheminés vers le Kurdistan irakien, avant d’atteindre Kobani.. Il n’est  pas question de laisser le sort de toute une région entre les mains d’un fou furieux, qui ne pense qu’à singer Soleiman 1er …..

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