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dimanche, 05 octobre 2014 06:34

Erdogan, l'anti-turc!!!

IRIB- Quand le président turc affirme vouloir changer de position....
vis-à-vis des terroristes de l’Etat islamique, quitte à prendre part à la coalition soi-disant anti-Daesh, personne ne peut nier qu’il s’agit là d’un aveu : Erdogan reconnaît, implicitement, s’être, jusqu’ici, tenu aux côtés de cette milice takfirie, dans le combat, sans merci, qu’est le sien, contre les Etats-nations de la région. L’aveu d’Erdogan  relève, d’ailleurs, de l’évidence, dans la mesure où Daesh se bat, depuis 2012, en Irak et en Syrie, avec des armements de fabrication turque, et que les médias turc ne consacrent qu’une place mimine aux crimes et exactions commis par cette redoutable organisation, afin d’éviter tout impact négatif sur l’opinion. Quel sera, alors, la réaction de Daesh, si Erdogan se met, réellement, à lui tourner le dos ? La versatilité est le propre de tout mercenariat : ni Al-Qaïda, ni Daesh ne peuvent constituer des alliés sûrs, pour les parties qui les soutiennent. Il s’agit de structures permissives, qui changent, constamment, de priorité, en fonction des intérêts conjoncturels. Et c’est ce cas de figure qui pourrait se produite, dans le cas présent : pour les observateurs politiques, l’affaire des ressortissants turcs, pris en otage, aux premières heures de la chute de Mossoul, ainsi que la prise du consulat de Turquie, dans cette ville, restent entourés de la plus grande ’incertitude. Les terroristes, qui ont enlevé les Turcs, ont fini par les libérer, deux mois plus tard, sans pertes, ni fracas, ce qui mène tout analyste à se demander la nature du marché, qui a sous-tendu cette curieuse libération : certaines sources n’écartent pas l’accès de Daesh à des documents compromettants, à l’intérieur du consulat, documents, qui auraient mis en lumière l’appuie inconditionnelle de l’armée et de l’Etat turcs aux violences terroristes, en Syrie et en Irak. Le silence pro-Daesh d’Erdogan viendrait peut-être de là. Mais il existe, aussi, une autre explication : le refus d’Erdogan de combattre Daesh, pire, sa volonté manifeste de le soutenir, en empêchant les Kurdes de Turquie d’aller se porterau secours de leurs congénères syriens, alors que l’Etat islamique continue d'étendre son emprise, sur les villages kurdes de Syrie, s’expliquerait par l’intention d’Ankara de voir émerger un no man’s land, propre aux terroristes takfiris, dans le Nord de la Syrie. Une zone tampon, qui, espère Erdogan, sera utilisée, comme une base militaire, grandeur nature, contre sa bête noire, à savoir, le PKK. Le parlement turc a, d’ailleurs, autorisé l’incursion de l’armée, dans cette soi-disant zone tampon, sur quoi compte Erdogan pour se débarrasser du PKK. Mais Erdogan, obsédé par ses rêves d’Empire, n’a, vraiment, pas l’air de comprendre le risque qu’il est en train de prendre : le PKK est, déjà, sur le point de rompre le dialogue avec Ankara et menace de mettre à feu et à sang  la Turquie entière… c’est presque à se demander si Recep Tayyeb ne fait pas ce méga coup anti-turc, à dessein, histoire d’arranger les choses, pour l’oncle Sam, et faire découper la Turquie, comme le prévoit la nouvelle carte du Moyen-Orient !!

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