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dimanche, 28 septembre 2014 10:03

Syrie : Fayçal dénonce les "Pasdaran"!!

IRIB-Sur fond des rumeurs  non confirmées des contacts....
qui auraient été noués entre Riyad et Téhéran, les agences de presse reprennent ce dimanche les tous derniers propos du ministre saoudien des AE, interrogés par la CNN.  Le prince Saoud al Fayçal, dont le pays nourrit avec une étrange obstination  le vivier terroriste en armes et en combattants, qu’il se trouve en Irak, en Syrie ou encore au Liban, dénonce en Assad " le premier terroriste à abattre" , "le coupable à qui revient la faute d'avoir prolongé la Syrie " dans le chaos. Très remonté depuis que l'Amérique a chargé son pays de mener des raids -spectacle contre l'EI, raids qui visent très curieusement non pas Daech mais les puits de pétrole syriens et kurdes, Fayçal a renchéri dans le sens d'une diabolisation du président syrien , accusant ce dernier " d'avoir généré l'une des plus grandes catastrophes humanitaire du siècle".  Atteint par amnésie comme le reste de la famille, Fayçal a oublié en passant de souligner que cette catastrophe n'aurait jamais eu lieu, si ce n'était cette manie trop saoudienne de vouloir  "saoudiser"  tous les Etats-nations du Moyen Orient, c'est à dire de chercher à faire d’eux, des entités qui comme les monarchies du Conseil de coopération, se trouvent sous tutelle absolu, qui n’aient aucun rôle à jouer , si ce n’est  celui des chiens de garde du Royaume wahhabite. Mais Fayçal est allé encore plus loin : il s'en est pris directement à la soi-disante présence militaire iranienne en Syrie, exigeant que les Pasdarans " retirent leurs troupes" de la Syrie et que "le Hezbollah rentre chez lui"!! Belle sortie pour un haut diplomate qui prétendait il y a encore quelques jours à New York avoir ouvert un nouveau chapitre dans les relations Iran/ Arabie, à la sortie d'une entrevue avec  son homologue iranien Zarif.... Que le message soit donc dit très clairement : Après trois ans de blocage, d'impasse, de tournage à la ronde, Riyad se croit désormais être à même de remporter la dernière manche dans cette bataille qu'il a commencée en 2011 contre Assad. Les choses se passent à peu près ainsi dans l'esprit et la tête des saoudiens : après avoir déclenché les frappes aériennes contre Raqqa et Deir Ezzour, ces raids s'étendront à l'ensemble du territoire syrien et viseront dans la foulée, l'armée arabe syrienne. Ainsi que vient de le souligner Fayçal, Assad , pris entre deux feux, n'aurait aucun autre choix que de capituler ou mourir" . la Syrie tombera donc après trois ans d'entêtements et de résistance dans  l'escarcelle saoudienne, tout comme le Liban dont le tour viendra par la suite. la réalité est évidemment plus complexe que cette représentation trop simpliste sortie de l’esprit bédouin des dirigeants de Riyad.. Les  Etats Unis n'iront pas céder la Syrie à un prix aussi concurrentiel  au royaume wahhabite qui ont comme toujours   mis la charrue avant les bœufs, en faisant trop, confiance au Big Brother.  Dans les coulisses des Think tank occidentaux,  le jour où le Royaume devra être  coupé  en plusieurs morceaux comme le reste des pays du Moyen Orient n’est pas si loin. La présence  de Riyad au sein de la coalition anti Daech accélérera d’ailleurs ce processus de dislocation : car en terre d’Arabie, sont nombreux les sympathisants, les partisans,  les bailleurs de fond de Daech qui n’aiment guère voir leur roi  fleureter avec une Amérique,  bombardant ne serait-ce que pour s’amuser , les  positions désertées de Daech en Syrie et en Irak.. mais Riyad commet une autre bévue encore plus monumentale :  en s’en prenant  à la supposée présence des Pasdarans en Syrie et en Irak, en accusant de façon à peine  voilée  l’Iran de soutien aux terroristes, l’Arabie saoudite se met dans une posture difficilement défendable : aux yeux de la rue arabe, le gardien de la Mecque se fait  aujourd’hui le plus grand complice des crimes commis par  l’Occident contre les musulmans et les arabes , crimes dont Daech sert de catalyseur.  Il devient de fait,  la cible de haines, de rancœur des nations entières qui aux dires de Foreign Policy, voient de plus en plus à travers le régime saoudien une marionnette des USA  et en Iran, un ami fidèle des opprimés et des arabes . or cette perception inédite dans l’histoire de la région,  bloque de facto  toute perspective stratégique pour l’Arabie saoudite  : à l’avenir l’exemple yéménite où un gouvernement pro saoudien a fini par céder à la pression anti impérialiste de la rue , risque par conséquent de se multiplier … et de cette vague anti impérialiste, hostile aux modèles de gouvernance  stipendiée à l’occident que représente celui de Riyad , ce sera la Résistance qui tirera le plus grand bénéfice :  après tout, un Corps des Gardiens de la Révolution, agrandis par le ralliement des jeunes sunnites a été depuis toujours le rêve du seul Etat anti américain du Moyen Orient.

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