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mardi, 16 septembre 2014 07:07

Coalition anti-Daesh : le rôle des "Frères"?!!

IRIB- Qu'est-ce qui a poussé le Qatar à lâcher les Frères et la Turquie,
à bouder la coalition US/OTAN contre Daesh? Selon les observateurs? qui suivent de près les évolutions syro6irakiennes, il y a là la concrétisation des ententes arrachées par Kerry? en marge de la réunion de Jeddah, cette parodie anti-terroriste que le royaume le plus pro-terroriste du monde a parrainé avec fracas. La volonté de Washington de faire du Moyen-Orient une "bouilloire", constamment, en ébullition, où le couple Syrie/Irak servirait de catalyseur à un processus de désintégration générale, l'a poussé à mettre de l'ordre, dans son camp, à coordonner les efforts de nuisance de ses partenaires, bref, à se donner du mal. Pour s'en convaincre, il suffit de revoir les noms de ces dix Etats qui sont censés faire partie de la coalition anti Daesh : si Doha a fini par renoncer à son soutien viscéral aux Frères musulmans, ne serait-ce qu'en apparence, cela s'explique, bien sûr, par la présence de l'Egypte et de l'Arabie saoudite, au sein de la coalition, qui ne tolèrent pas les liens étroits entre le Qatar et les Frères musulmans. Cette concession qatarie appelle, bien sûr, à une autre, de la part de Riyad, que voici : le Qatar jouit d'une large influence, au sein des "rebelles anti-Assad" et l'ASL occupe une bonne place, parmi ces rebelles. Dans la guerre anti-Daesh, qui vient de s'annoncer, l'ASL sera chargée de jouer un rôle axial, ce qui est propre à redonner confiance à l'allié qatari. Cette concession se combine à l'appel du Président Obama, à l'adresse du Congrès, à qui il demande une aide de 500 millions de dollars, pour armer et entretenir les "rebelles armés anti-Assad". Les Etats Unis tentent, donc, de réconforter, du mieux qu'ils peuvent, Doha, façon de s'offrir la possibilité de recaser le frère ennemi de Riyad, au sein de la coalition, et de stopper, de facto, tout tentative saoudienne de faire cavalier seul. L'émir Tamim est, peut-être, bien jeune, mais cela ne lui enlève pas une très grande ambition de conserver le même poids, la même efficacité que ceux de son père, dans ce dossie. La décision de Tamim de mettre de l'eau dans son vin pro-frérisme renvoie, donc, à ces ambitions qui ne pourront pas s'épanouir, sans qu'un certain équilibre soit établ, dans le camp des alliés européens. Mais la Turquie, pourquoi ce refus de rejoindre la coalition ? La nature des relations entre la Turquie et Daesh n'est un secret pour personne. Ankara participe à la vaste entreprise de détournement des ressources énergétiques syro-irakiennes et il en est même l'un des piliers. Mais Erdogan est loin d'être la seule partie à piller le pétrole et le gaz syro-irakien et à en faire un fond de commerce fort juteux. Il y a, aussi, tous ces Etats, qui achètent ce pétrole volé et qui en tirent un maximum d'argent et qui ,paradoxalement, siègent, au sein de cette prétendue coalition anti-terreur. Washington a intimé à l'allié turc l'ordre de bouder la coalition, afin de préserver les profits de ses autres alliés, qui volent le pétrole syrien et irakien et qui le vendent, pour financer Daesh. Sans la Turquie, le soutien financier, militaire à Daesh, le trafic d'armes et de terroristes, à son intention, subiraient un coup fatal. Ce serait, alors, la fin du grand rêve américain, celui de voir cette milice terroriste, composée d'agent du Mossad et de la CIA, renverser le régime Assad, démembrer la Syrie et l'Irak et créer entre les deux pays un émirat dit "sunnistan", un émirat que, suivant l'ordre d'Obama, 112 pays membres de l'ONU sont prêts à reconnaître. Dans cette veine, il est simpliste d'octroyer une quelconque indépendance d'action au Qatar et à la Turquie, dans l'attitude qui est la leur, depuis que l'idée d'une coalition anti-terreur a refait surface. Tamim et Erdogan veulent rester, à tout prix, au pouvoir, ne serait-ce qu'au prix de salir l'image du Qatar et de la Turquie. Pour la Maison Blanche, le fait de renverser Tamim  ne relève pas de la quadrature du cercle. Quant à Erdogan, il suffirait de jeter un regard, du côté de l'armée, de la charger d'en finir avec ... ce serait l'affaire de quelques semaines, comme à l'époque de l'ex-Premier ministre turc, Erbakan.

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