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samedi, 28 juin 2014 06:24

Le nouveau Sykes-Picot est un chimère....

IRIB-L’aveu vient trop tardivement :
le premier ministre par intérim d’Irak dont le pays est assailli depuis le 11 juillet par une offensive conjointe takfiri-baathiste, offensive préméditée de très longue date par les puissances qui ont échoué à déclencher sur la terre syrienne, le processus de l’atomisation du Moyen orient, a reconnu jeudi à demi mot avoir commis une «  fatale erreur ». Comment diable, Maliki a-t-il pu croire un seul instant que la force d’occupation US, la même qui a diligenté trois grandes guerres (Irak/Iran, Irak/Koweït, Invasion 2003) en l’espace de plus de 20 ans contre la nation irakienne, irait lui fournir des avions de combat, une aviation et une DCA digne de ce nom, des missiles, des roquettes et d’autres ingrédients pour que l’Irak puisse s’immuniser contre tout agresseur ? Cette première erreur est d’autant plus incompréhensible que le gouvernement Maliki , objet de moult pressions US depuis 2010 pour signer un accord sécuritaire aux clauses des plus douteuses ,  s’est obstinément refusé à reconnaitre  aux soldats américains une quelconque immunité judiciaire ainsi que le réclamait Washington et on ne sait que trop bien à quel point les rancunes des Yankees ont la peau dure. Mais là n’est pas la seule erreur stratégique de Maliki : sa  second erreur aura été sa décision, prise là aussi sous pression, d’annuler en 2012, des contrats géants d'armement  à hauteur de 4,2 milliards de dollars avec la Russie, sur fond de prétendus  soupçons de corruption. Sans cette résiliation unilatérale qui a suscité d’ailleurs  l’ire et l’entonnement russe, l’armée irakienne si faiblarde et anémique en termes d’équipements, aurait pu être à l’heure qu’il est, dotée  de 30 hélicoptères Mi-28 et de 42 systèmes de missiles sol-air Pantsir-S1 ainsi que d’ un certain nombre de MiG-29, des avions de chasse et d'autres hélicoptères, soit un arsenal dont a si cruellement besoin l’armée irakienne en ces temps de guerre. Mais  l’Amérique qui planifiait déjà à l’époque, le démembrement de l’Irak n’a pas permis que le contrat Bagdad/Moscou arrive à bon port , quitte à empêcher la Russie à devenir le second fournisseur d’armes des irakiens et à raffermir ses assises au Moyen Orient. En ce juin 2014, l’Irak paie le prix de la double erreur stratégique de Maliki qui ajouté à d’autres défauts gestionnels de son équipe, fait que la Mésopotamie plonge de plein pieds dans la quatrième guerre, à cette différence près que cette guerre-là est celle pour sa survie : cette Amérique occupante qui a fondé l’Irak post Saddam sur les sables mouvants, de façon à lui arracher le temps venu son Kurdistan, croit que l’heure est arrivée. Elle croit qu’il est grand temps d’amputer à l’Irak après son Kurdistan, ses régions sunnites et à ne lui laisser à la fin  que son sud chiite. La carte de ces trois nouveaux Etat apparaît d’ailleurs très clairement dans le dernier numéro de Time. Mais est-ce la fin ? Maliki a peut être à son actif une gestion défaillante de  l’Irak pendant et après l’occupation, mais il n’est pas sûr que cette gestion suffise à ce que l’Oncle Sam puisse redéfinir le MO , suivant son nouveau  Sykes- Picot. Depuis une dizaine de jour, des forces de Résistance anti impérialistes convergent vers l’Irak : Assad y envoie son aviation bomber Daesh et Al Qaida  tandis que l’Iran maintient  sur place des conseillers qui se sont fixés pour mission celle de déjouer les coups fourrés des pseudo conseillers US, débarqués à Bagdad sous prétexte de protéger l’ambassade-base militaire américaine. On parle de drones iraniens qui chasseraient à la fois les drones US et les terroristes takfiro- baathiste. La Russie, elle, vient d’établir un canal direct pour acheminer son aide militaire urgente vers l’Irak et les Sukhoï vont envahir sous peu le ciel irakien. Frappés au cœur,   les takfiris commencent d’ailleurs  à fuir Tikrit vers le Kurdistan, ce qui constitue déjà un tournant. Sur le terrain des combats , des milliers de sunnites et de chiites, de membres de tribus, indignés par les viols, les meurtres, les pillages commis, s’entrainement à l’arme pour aller prêter main forte à l’armée nationale. Nujaifi, l’homme par qui est venue la chute de Mossoul en mord déjà les doigts et il est difficile de l’imaginer en Jarba-bis , trainant derrière lui une « coalition des opposants irakiens » , d’une ville européenne à l’autre. Quant à Barzani, comme le disent les kurdes irakiens patriotes, « son euphorie séparatiste lui passera » , quand les monts et merveilles qui lui ont promis Ankara et Washington s’arcbouteront sur les réalités du terrain. On ne peut faire un Etat  avec 300000 barils/J exportés via la Turquie vers Israël  quand à Erbil le prix à la pompe est six fois plus cher qu’en Europe !! On ne peut surtout pas le faire quand le Kurdistan a pour voisin  l’Iran et la Turquie ; soit deux Etats dont le Kurdistan irakien dépend entièrement sur le plan économique.

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