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vendredi, 20 juin 2014 10:12

Irak : Daesh, épée us contre les urnes...

IRIB-Du haut de sa tribune de président de 'l'unique superpuissance du monde",
Obama a exigé jeudi que le premier ministre Malikim démocratiquement réélu, démissionne, s'il veut que l'Etat irakien ne tombe pas comme un château de carte dans l'escarcelle des cannibales de Daesh ! Cette extraordinaire facilité avec laquelle le super président menace un Etat souverain a fait d'ailleurs rappeler à plus d'un analyste une autre peuso crise pas si lointaine, celle de l'Ukraine . Au bout de trois petits mois de protestations-spectacles, les néonazis ( avatar chrétien de Daesh) ont pris d'assaut Kiev, ont mis à la porte Ianoukovich et se sont emparé du pouvoir avec l'aide de leurs mentors occidentaux. Depuis, les néo nazis  règnent en maitre sur la destinée des milliers d'ukrainiens bien qu'ils vouent aux gémonies une bien grosse partie de la population ( les pro russes de l'est ) et qu'ils multiplient raids, bombardements, attaques à l'artillerie, attentats contre eux , leurs villes et villages, quitte à vider l'Ukraine ou ce qu'il en reste de ses russophones! En Irak, c'est Daesh et les baathistes qui font office du "rouleau compresseur" contre l'Etat et ses institutions. le 30 juin, le parlement irakien s'est renouvelé au terme d'un premier vote en l'absence de l'Occupent et  "l'Etat de droit" soit la coalition de Maliki, s'est accrédité de 92 sièges à pourvoir, reléguant au second plan ses rivaux, qui n'ont rien manqué ni en termes de soutiens financiers ni en matière de l'appuie politique pour manipuler l'opinion irakienne mais qui chose inouie, n'ont pas réussi à défaire le coriace Maliki aux urnes. Sur la liste des députés qui sortent vainueur des urnes figurent , tout de suite après l'Etat de droit,  le courant sadriste, le courant de Hakim, le courant de Nujaifi( sunnite) , le courant de Allaoui ( chiite pro saoudien) et les kurdes. Une belle brochette presque homogène pour que Maliki puisse diriger l'Etat , sans trop accros, au contraire de ses deux précédents . Parallèlement à l'émergence de cette liste,  plusieurs faits se sont succédés :  la prise de l'université de Al Anbar par les terroristes de l'EIIL, la prise d'otage de plus de 1000 étudiants , l'embrasement de Samarra puis de Mossoul, la chute de cette ville , le retrait prémédité des effectifs de l'armée nationale sur l'ordre de leurs commandants, la fuite du gouverneur de Mossoul à Erbil , la libération de 1400 prisonniers , le pillage des banques, des entrepôts d'armes de Mossoul, la descente des peshmergas à Kirkuk, de curieuses annonce de Barzani.. 

sur fond de ce décor à haute dose de hémoglobine, de suspense , d'actes de sauvagerie, comme nous ont habitué les scénarios de Hollywood , se tramait un autre jeu  : l'ex vice président irakien Hachemi a promis depuis son exile turc que "Maliki et ses compagnons seront perdants". ce fut ensuite le tour du  ministre saoudien de l'information d'appeler à la formation d'un gouvernement d'union national suivis des EAU qui ont rappelé leur ambassadeur à Bagdad... Dans ce troisième scénario à avoir été écrit contre l'une des composantes de l'axe de la Résistance - après celui de la Syrie et du Liban- l'objectif se précise peu à peu : les Etats Unis et Cie ne veulent plus voir Maliki à la tête de l'exécutif même si ce dernier a réussi pour ce troisième mandat à liguer derrière lui bon nombre de sunnites et de kurdes . le seul ennuie est que Washington est en assez bons termes avec Bagdad et que les puits de pétrole irakiens, de plus en plus porteurs et pour Washington et pour l'occident ne sont pas chose à sous estimer.  s'il reste, Daesh aussi restera et ce sera alors une longue descente de l'Irak dans les affres du terrorisme. D'où  ces contratses qui caractérise en ce moment même la politique irakienne d'Obama :  

Washington veut aider l'Irak mais à condition de ne pas avoir Maliki comme interlocuteur... N'était-il pas étrange de voir le successeur de Bush hésiter à déraciner les successuets de Ben Laden?

Washington veut se faire aider par l'Iran : n'était pas étrange que la Maison Blanche en pleine discussions tensions avec Téhéran tend la main aux Pasdarsn, alors qu'un jour ne se passe sans que les congressistes ne traitent pas ces mêmes pasdarans de " soutiens aux terroriste"?

La politique irakienne d'Obama  comme celle qu'il a menée en Syrie, en Ukraine, en Libye et ailleurs est le signe d'une seule et même chose : la fin proche de la "superpuissance".  Seul le fait de se sentir engagée dans la sprinte finale, pourrait pousser un Etat prétendument démocratique à user du "terrorisme" pour désavouer la voix des urnes, renverser tel ou tel dirigeants politique, nouer avec ses ennemis, se tourner le dos à ses amis … bref à faire tout et son contraire pour un résultat de plus en plus médiocre voire inexistant !

 

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