This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
lundi, 16 juin 2014 10:10

Irak "désintégré", le prix à payer pour dé-terroriser l'Occident!!

IRIB- En transférant les terroristes de l’EIIL de Syrie en Irak, les pays européens et l’Arabie saoudite veulent se libérer du cauchemar du retour de ces terroristes dans leur pays d’origine. 

Les attaques rapides des terroristes du groupe de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) contre les régions du nord d’Irak, ont soulevé plusieurs questions importantes :

1- Quant les terroristes de l’EIIL ont-ils décidé d’attaquer l’Irak ne savaient-ils pas que les Etats-Unis et leurs alliés avaient subi la défaite militaire dans ce pays avant eux ?

2- Les terroristes de l’EIIL ne savent-ils pas que le gouvernement irakien est issu du vote démocratique des citoyens, et que la guerre qu’ils entament contre Bagdad pourrait finir par leur propre défaite ?

3- Les terroristes de l’EIIL ignorent-ils que la majorité des Chiites, des Sunnites et des Kurdes d’Irak sont loyaux à leurs sources et références religieuses et résistent à toute dérive en matière de la religion ?

4- Les terroristes de l’EIIL ne peuvent pas ignorer que malgré le soutien international dont ils profitaient en Syrie, ils ont fini par subir des défaites humiliantes devant l’armée et le gouvernement syriens. Compte tenu du soutien dont bénéficie l’Irak en matière de la guerre contre le terrorisme, comment ces terroristes croient-ils qu’ils seraient capables de fonder un « Etat » ?

5- Les terroristes de l’EIIL ont-ils choisi eux-mêmes d’aller s’aventurer en Irak ? Ont-ils été instrumentalisés par des courants ou des gouvernements d’autres pays ?

Tout le monde sait que la situation de l’Irak diffère beaucoup de celle de la Syrie. En Irak, la participation de tous les groupes politiques et ethniques à la vie politique donne au pays la chance d’avoir un système plus démocratique. Cela augmente, sans doute, la légitimité du pouvoir politique, notamment en ce qui concerne la question de la sécurité, surtout face aux menaces terroristes dont celle de l’EIIL. En outre, en vertu de l’une des clauses de l’accord de sécurité signé par Washington et Bagdad, au cas où l’Irak serait attaqué, la Maison Blanche s’engagerait à soutenir le gouvernement irakien. Ceci étant dit, qu’est qui a poussé les terroristes de l’EIIL d’intensifier leurs opérations en Irak ?

Pour réponde à ces questions, il faut tenir compte de deux points importants liés à ce qui se passe vraisemblablement dans les coulisses des attaques de l’EIIL contre l’Irak et l’avenir des évolutions politiques de ce pays :

A) Avant et après les élections législatives irakiennes, des débats ont eu lieu dans ce pays au sujet du maintien de Nouri al-maliki au poste de Premier ministre. Plusieurs acteurs régionaux et internationaux s’opposaient à l’idée que Maliki reste à la tête du gouvernement irakien, parmi lesquels l’Arabie saoudite, la Jordanie, les Emirats arabes unis, la Turquie, le régime sioniste, les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux. La raison en était claire : le gouvernement de Nouri al-Maliki avait pris position en faveur du gouvernement de Damas et contre la présence des groupes terroristes extrémistes en Syrie. A l’intérieur de l’Irak, la prise de position de certains groupes politiques dans ce sens a préparé psychologiquement le terrain au développement des activités des groupes terroristes dont l’Etat islamique en Irak et au Levant.

Ces groupes politiques croyaient que la présence des terroristes et les attaques de l’EIIL pourrait leur donner plus de marge de manœuvre pour discuter avec le gouvernement de Nouri al-Maliki, de lui arracher des concessions ou de se venger de lui pour sa victoire aux élections législatives. Autre objectif de ce courant était de porter préjudice à l’axe de la Résistance dans la région, axe dont le gouvernement de Bagdad fait effectivement partie. Et ce d’autant plus que l’axe de la Résistance a fait subir récemment un échec cuisant et humiliant à ses terroristes et leurs soutiens régionaux et internationaux. Des pays comme les Etats-Unis, la Turquie, l’Arabie saoudite, le Qatar, le régime sioniste et les pays membres de l’Union européenne se sentaient donc parmi les perdants de la crise en Syrie, et ils soutenaient l’idée du transfert de la crise vers l’Irak du Premier ministre Nouri al-Maliki.

B) Après les défaites successives de l’EIIL en Syrie et la tenue de la présidentielle dans ce pays, tout le monde parlait du départ des terroristes de l’Etat islamique en Irak et au Levant et d’autres groupes extrémistes. Dans ce contexte où ces terroristes devaient-ils aller ? Naturellement, on répondait qu’ils allaient regagner leur pays d’origine. Or tout le monde sait que beaucoup de ces terroristes sont d’origine saoudienne ou européenne. Cela veut dire qu’ils devaient alors rentrer dans ces pays et y transférer le terrorisme. Pour empêcher un tel désastre, ces pays ont essayé de trouver une autre destination pour ces terroristes sauvages : l’Irak.

L’Occident n’ignorait pas que le gouvernement irakien s’opposerait avec vigueur aux terroristes takfiris des groupes comme l’EIIL. En outre, en connaissant la situation géographique et démographique de l’Irak, les puissances occidentaux et leurs alliés régionaux savaient très bien que la guerre entre le gouvernement irakien et les groupes terroristes extrémistes pourrait devenir une guerre d’sure. Ainsi ils pourraient faire d’une pierre deux coups : porter atteinte à l’axe de la résistance dans la région, et empêcher les terroristes extrémistes de rentrer dans leurs pays d’origine. Ils voulaient ainsi que le peuple irakien paye à leur place, le prix du soutien que ces pays ont accordé aux terroristes en Syrie et dans toute la région. 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir