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dimanche, 15 juin 2014 11:37

Le rôle destructif de la Turquie en Irak

IRIB- Comment se fait-il que la Turquie dit être à la recherche de la démocratie nominale

, mais elle ne tolère pas cela en Irak et cherche, tout à fait au contraire,  à ne ménager aucun effort pour changer le gouvernement à Bagdad ?    le problème de la Turquie e, Syrie et en Irak provient d'une étroitesse de vue et d'une tentative de modifier les équations du pouvoir des Alaouites aux Sunnites en Syrie et créer plus d'espace de la capacité démographique pour les sunnites en Irak. le plan du soutien aux droits de l'homme et de la démocratie en Syrie et le soutien à un gouvernement élargi en Irak est une couverture pour dissimuler les intentions d'Ankara. Comment se fait-il que la Turquie soutient la démocratie nominale en Syrie,  mais elle n'admet non seulement pas cette réalité en Irak, mais au contraire, elle ne ménage aucun effort pour la modifier en Irak ? Le monde a vu comment le gouvernement turc s'est rangé du côté des terroristes, avec l'objectif de perturber l'équation du pouvoir au détriment des Alaouite, tout en organisant des réunions et des conférences de presse pour les dirigeants d'Al-Qaïda, à Istanbul et en soignant sur son sol les commandants blessés des groupes terroristes d'Al-Nosra et de l'EIIL. Pour l'heure, la Turquie soutient les groupes extrémistes en Irak et dans la même logique d'étroitesse de vue qu'Ankara a abrité le vice-Président irakien fugitif  Tarek al-Hachémi et a refusé de l'extrader à l'Irak.

Dans le cadre de la logique qui est la sienne «  le pacte national », la Turquie considéré que la région s'étendant du nord de l'Irak jusqu'à Mossoul, lui appartient. Et d'un point de vue stratégique en profondeur, le Ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu voir en nord de l'Irak une zone d'influence stratégique de la Turquie pour s'introduire au Moyen-Orient. Cette vision est, en pratique, une nostalgie, car la Turquie est, elle-même, exposé au risque de démembrement. La Turquie considère que le démembrement de l'Irak où les chiites sont au pouvoir à Bagdad, permet Ankara de revitaliser son influence traditionnelle et historique en Irak.  Partant de là, la Turquie est très favorable  au démembrement de l'Irak  avec l'idée de la création des deux régions pétrolières et stratégiques,  et avec deux gouvernements sunnites, l'Un à Erbil et l'autre à Mossoul.

.  La Turquie n’a jamais su admettre les nouvelles équations en Irak.  Toutes les activités, effectuées, tout au long des années d’après chute de Saddam pour déstabiliser et insécuriser l’Irak, puisent leurs racines dans le refus d’accepter la démocratie nominale des Chiites en Irak. La Turquie, accompagnée de certains autres pays, a joué un rôle essentiel de créer des instabilités et d’affaiblir le gouvernement central en Irak et ce aidant à établir des liens entre les Baathistes et l’EIIL et en nouant des liens hors des normes diplomatiques avec Erbil. Le soutien d’Ankara à l’EIIL et au Front al-Nosra est quelque chose qui été évoquée, à plusieurs reprises, par l’opposition à l’intérieur de la Turquie et les médias turcs ont diffusé des documents et des preuves en cette matière. A cela s’ajoute la présence d’un grand nombre de ressortissants turcs parmi les forces de l’EIIL, dont certains d’entre eux ont été arrêtés, ce qui témoigne du rôle patent et latent de la Turquie dans le soutien aux salafistes pour insécuriser l’Irak. le système politique turc est différent au système d’un pays comme l’Arabie Saoudite, c’est pour cette raison que la Turquie suit par rapport à l’Irak une politique secrète et non pas ouverte.,

La Turquie a joué, également, un rôle  essentiel dans le soutien aux groupes sunnites extrémistes en Syrie et en Irak. On peut en mentionner comme exemple  le soutien apporté par le gouvernement turc au Front al-Nosra et à l’EIIL.  La vision que les Turcs porte sur les questions régionales n’est pas tellement différente de celle des Saoudiens et certains autres pays rétrogrades de la région. Si la Turquie menace, aujourd’hui, l’EIIL, elle veut s’en servir comme une couverture pour dissimuler ses soutiens à ce groupe et aux autres groupes extrémistes de la région, ce qui est en effet, une politique de la fuite en avant, adoptée par le gouvernement turc.  La Turquie a soutenu le vice-Président fugitif d’Irak, Tarek Al-Hachémi, et a apporté son aide logistique aux groupes extrémistes en Syrie et en Irak. Elle soutient, donc, tout comme l’Arabie Saoudite, une pensée qui vise à créer des affrontements entre Chiites et Sunnites. Les pays et ceux oeuvrent à déclencher des affrontements entre Chiites et Sunnites, ont ouvert, en fait, un espace de manœuvre pour Israël et sont au service de la stratégie globale de l’Occident.  D’un point de vue, l’occupation du consulat de la Turquie et la prise en otage des ressortissants turcs à Mossoul par l’EIIL pourrait être une action apparente et symbolique et même pour la protection des employés turcs. Car, il est exclu que l’EIIL nuise aux ressortissants turcs. Dans une partie de ses déclarations concernant la prise en otage des ressortissants turcs, Ahmet Davutoglu dit  aux Turcs d’attendre les bonnes nouvelles. Cette bonne nouvelle n’est pas, seulement, la libération des ressortissants de ce pays, mais le changement des équations en Irak après la chute de Mossoul et d’autres endroits d’Irak.  En coulisses, la stratégie globale des Turcs, de l’EIIL et de l’Arabie Saoudite, en Irak, est la même chose. La Turquie est l’un des pays qui n’ont pas digéré la chute de Saddam et les évolutions qui s’en sont suivies en faveur des Chiites.  Sous le gouvernement de Bülent Ecevit, la Turquie était opposée au démembrement de l’Irak et y voayent un facteur de guerre, car l’Irak de Saddam était sous l’emprise des Sunnites. La Turquie n’est pas favorable à un Irak où les Chiites sont au pouvoir. La Turquie a été, toujours, favorable à un Irak sous la domination des Sunnites et c’est dans ce sens qu’elle agit, aujourd’hui.   Ce qui a rapproché ces dernières années,  la Turquie et Erbil, c’est la vente du pétrole de la région du Kurdistan irakien à la Turquie sans l’autorisation du gouvernent central de Bagdad. C’est pour cette raison que le gouvernement central de Nourri al-Maliki à Bagdad n’est pas du bon goût ni dans le sens des intérêts des Turcs.   En  nouant des liens économiques et politiques, hors des normes diplomatiques, avec la région du Kurdistan irakien et en procédant à la vente du pétrole de cette région, les Turcs ont aplani le terrain à l’indépendance des Kurdes. L’intégrité territoriale de l’Irak n’est plus, semble-t-il, la ligne rouge de la Turquie et même l’émergence d’un gouvernent sunnite indépendant ayant Mossoul comme capitale peut être convenable pour les Turcs, autrement dit, ils sont favorables au démembrement de l’Irak lorsque le pouvoir est, à Bagdad, entre les mains des Chiites.  Ceci dit, la chute de Mossoul fait aujourd’hui, souffrir Nouri Al-Maliki, mais elle aura de graves conséquences et peut entrainer toute la région dans une spirale de la guerre confessionnelle et ethnique.

 

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