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jeudi, 29 mai 2014 07:52

Iran/USA: valse dangereuse....

Iran/USA: valse dangereuse....
IRIB-Tout en brandissant ses « fameuses options sur la table » contre l’Iran ,
options à la fois  sanctionnelles et guerrières, le président de la  « seule nation indispensable du monde » a plaidé mercredi à West Point en faveur  de la poursuite des pourparlers avec l’Iran en vue d’un accord global. L’homme qui compte sur le dit accord comme seul et unique acquis de  ses deux mandats-catastrophe à  la  tête de l’Amérique, estime qu’une entente qui sortirait d’une table de dialogue, serait moins contingents, plus durable qu’un accord arraché à coup de baïonnette !  Au moment où Obama tenait du haut de sa tribune ce discours quelque peu grandiloquent, trois experts américains faisaient paraitre un article dans les colonnes de Washington Post où ils mettaient en garde «  l’Iran  contre un danger imminent : « le successeur d’Obama pourrait ne pas s’intéresser autant que lui par une entente avec les Iraniens ».  Mais de quoi l’Iran devra-t-il avoir peur ? les milieux officiels ne l’ont pas assez souligné , n’empêche que  ‘ Vienne 4’ a été un total fiasco : la délégation américaine a sorti de sa mallette un pléthore d’exigences nouvelles, n’ayant aucun  rapport avec le dossier et pour lesquelles ni Zarif ni Araghtchi ni personne d’autres n’étaient habilités à répondre. Les négociateurs iraniens se sont d’ailleurs sentis désagréablement surpris quand les Américains ont « tancé » les capacités balistiques d’un Etat souverain, encerclés comme tout le monde le sait, par les Etats Unis et leurs alliés arabes et israélien. Mais la surprise a-t-elle été justifiée ? Depuis novembre 2013, Rohani a entamé une valse dangereuse avec Obama qui, toute raison garder, n’a aucune chance d’aboutir et ce, pour plusieurs raisons :  l’Iran que Bush a intégré en 2002 au nombre de composantes de l’axe du mal, y figure toujours  et rien ne dit que l’axe en question soit délesté de sa facteur iranien de sitôt :  En termes de relations étrangères, l’Iran compte, accord ou pas, préserver son entière indépendance d’action et de politique, ce qui se traduit  en langage claire comme suit : l’Iran continuera à soutenir les peuples opprimés de la terre, que cela plaise ou non à l’Amérique. Le soutien à l’axe de la résistance qui s’étend désormais de l’Irak à la Syrie, en passant par la Palestine, le Liban, le Yémen ne sortira jamais de son agenda des priorités. Sa priorité consiste aussi à se battre contre le principal cheval de Troie de l’impérialisme au Moyen Orient qu’est Israël. C’est d’ailleurs en ce sens que l’Iran n’abandonnera jamais ses capacités défensives et que ceux qui croient à Washington ou ailleurs pouvoir faire pression sur l’Iran pour obtenir son désarmement balistique, donnent des coups d’épée dans l’eau . Pour dire la vérité, l’entente avec l’Amérique ressemble aux yeux d’aucuns –de plus en plus nombreux en Iran- au mariage du lapin avec  la carpe. Car de quelle entente s’agirait-il quand les Américains , ayant subi d’échec sur échec  à « envahir l’Iran « ont été amenés par la force des choses à «  se faire à l’idée de s’accommoder avec un Iran tenace et fort.. En 2001 , Bush a attaqué l’Afghanistan avant de s’en prendre à l’Irak deux ans plus tard . cette double campagne guerrière a été un prélude à l’invasion de l’Iran : le double projet a servi paradoxalement non pas le bourreau mais bien sa victime « collatérale » puisque l’Iran est sorti géostratégiquement renforcé du bras de fer. Ce double échec a aussi donné lieu à des secousses telluriques sans précédent dans l’ordre unipolaire avec à la clé, l’émergence des puissances nouvelles Russie/Chine/Inde qui, si ne sont pas toutes les alliés de l’Iran, souhaitent au moins le devenir… Depuis quand ? Depuis qu’en Syrie,  Téhéran et le Hezbollah ont fait comprendre à l’Amérique que le tango se danse à deux ou à plusieurs mais jamais à un seul  …

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