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jeudi, 10 février 2011 10:08

Course contre la montre pour empêcher la fuite de la fortune des Moubarak

IRIB - L’ancien ambassadeur égyptien, Ibrahim Yousra, a confié au quotidien londonien "Al-Quds Al-Arabi", avoir saisi le Procureur général, afin de geler les avoirs de Moubarak, de sa famille et de certains de ses collaborateurs, et de leur interdire de voyager, afin de les traduire en justice.
«Une cinquantaine de personnalités ont signé la plainte», a-t-il signalé. Selon Mamdouh Ismaïl, qui est membre du Conseil de l’Ordre des avocats égyptiens, une des plaintes concerne le directeur de la banque Arabe-Afrique, accusé d’avoir transféré des comptes sans noms, avec des codes, seulement. Ce qui permettrait, à son avis, la fuite de capitaux, loin de tout contrôle. Il a, aussi, mis en cause une banque appartenant à un saoudien milliardaire, proche du pouvoir, non soumis au contrôle de la Banque centrale, et qui procède à des transferts de grosses sommes d’argent à l’étranger. Citant des sources moyen-orientales, le journal avait signalé que les 70 milliards des Moubarak sont distribués en comptes bancaires, dans des établissements britanniques et suisses ou en des biens immobiliers, acquis, en Grande Bretagne, aux États-Unis et en Égypte. Le journal anglais détaille: «Durant les trente années, pendant lesquelles, il était président et haut responsable militaire, Moubarak est parvenu à collecter des bénéfices d’une valeur de plusieurs millions de dollars, dont la plupart ont été expatriés et déposés dans des comptes secrets, dans des banques suisses et britanniques, à l’instar d’UPS, et de la banque de Scotland, ou ont servi à s’acquérir des biens immobiliers». Des messages électroniques évoquent des actions et des bons du trésor, ainsi que des comptes courants en devises étrangères, dans des banques suisses, des sociétés financières américaines et des fonds d’investissements britanniques. Se confiant au "Guardian", Christopher Davidson, professeur universitaire britannique en politiques moyen-orientales, explique les sources de cet enrichissement: «Moubarak, sa femme Suzanne et ses deux fils ont collecté des fortunes en millions de dollars, en coopérant à des activités d’investissements avec de nombreuses sociétés étrangères et locale». D’après ses informations, les deux fils Moubarak possèdent, à eux seuls, des biens immobiliers, à Manhattan, à Beverley Hills et à Londres, estimés, à des dizaines de millions de dollars. «Tout projet d’investissement, en Égypte, nécessitait un parrain officiel ; c’est Moubarak qui se présentait tel quel, non pas, pour développer son pays, mais pour s’accaparer une part des bénéfices du projet», assure Davidson. N’en demeure pas moins que l’exemple le plus éblouissant de cet enrichissement vorace est le palais présidentiel qui appartient à la famille des Moubarak, comme l’avait assuré le frère de ce dernier. Ses images dégagent un luxe et une somptuosité que l’on ne trouve pas dans les palais présidentiels des plus grandes puissances mondiales.
Source: Al-Manar

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