This Website is discontinued. We changed to Parstoday French.
mercredi, 12 février 2014 15:38

Libye : l'Otan de retour ....

Libye : l'Otan de retour ....
IRIB-Des unités de l'armée libyenne sont et seront formées d'après les standards de l'OTAN en Europe et aux Etats-Unis.
Ce fait a été récemment confirmé par le premier ministre libyen par intérim Ali Zidan.

«A l'heure actuelle 5 000 stagiaires militaires sont formés à l'étranger, sans compter les militaires envoyés récemment en Italie, en Turquie et en Grande-Bretagne. Ces officiers et sous-officiers suivent des stages au Pakistan, dans les pays du Golfe, au Maroc, en Algérie, en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans d'autres pays du monde ».

Zidan a ajouté qu'en outre « nous allons envoyer plus de 400 hommes en Italie. La Turquie accueillira environ 3 000 stagiaires, la Grande-Bretagne commencera par 400 pour porter ensuite leur nombre à 2 000 ». Mais le plus grand nombre de Libyens sera formé par les Américains, en été prochain, dans un centre d'entraînement en Bulgarie : environ 8 000 militaires libyens y suivront un stage d'entraînement de 4 mois.

Pour une Libye en effervescence, une armée moderne bien formée est l'unique et principal garant de la sécurité et de la stabilité. L'activiste politique libyenne Nadia Jaaoda a déclaré dans un entretien au portail Madharebia que « sans créer une armée, il n'y a pas d'espoir d'édifier un Etat ».

Cependant il n'est plus possible de former des forces armées aptes au combat sur le territoire de Libye. Depuis le début de cette année les affrontements entre les forces du gouvernement intérimaire, les islamistes et les partisans de Kadhafi se sont attisés en Libye. Les possibilités du gouvernement central de contrôler la situation se sont rétrécies. Ainsi le colonel Hassan al-Akouri a déclaré que le sud de la Libye était contrôlé par des tribus pro-Kadhafi. « Elles peuvent créer une région autogérée ou leur propre Etat et nommer à sa tête le fils de Kadhafi, Saadi. Cet Etat nouveau vendra le pétrole via les ports de Tripoli et si les autorités s'y opposent, il coupera l'approvisionnement de la capitale en eau et les obligera à céder ». Le 14 janvier dernier, le chef de la tribu Toubou Issa Mansour, dans son entretien à Paris Match, a rappelé un autre adversaire dans le sud de la Libye : « Nous combattons Al-Qaïda. Ils veulent nous éradiquer pour occuper nos terres et contrôler les frontières avec le Tchad et le Niger ».

Les forces partisanes du gouvernement intérimaire de Tripoli devraient, semble-t-il, s'unir pour faire face à la menace commune. Mais cela ne se produit pas. Un ancien commandant de rebelles a relevé que des hommes forts du gouvernement et du parlement « tentaient de former des unités militaires nouvelles sous des noms nouveaux, comme la garde nationale, pour disposer d'une force armée de dissuasion ». Il va de soi que tous les groupes opposés s'évertuent à créer des obstacles à la création d'une armée unie et forte. Frederic Wehrey, expert de Libye au sein de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, partage cette opinion. Selon lui, toute tentative pour former une nouvelle structure militaire par un groupe d'influence est considérée par les autres groupes comme la victoire de l'adversaire.

Même les moindres tentatives d'inverser la situation ont échoué. Une petite base de formation d'une compagnie d'opérations spéciales créé en été dernier aux environs de Tripoli a été fermée lorsque les combattants avaient pillé ses arsenaux.

Aussi l'armée du pays dont les citoyens se battent entre eux pour des idées tout à fait différentes est-elle formée en Europe. Il est notoire que parmi les stagiaires il y a beaucoup d'anciens militaires de l'armée de Kadhafi.

Le programme de l'OTAN est appelé à intégrer des anciens révolutionnaires dans les forces armées en état de reconstruction. Mais des milliers de Libyens combattent actuellement les forces gouvernementales en Syrie. Le fait que l'Europe forme éventuellement les renforts pour les forces anti-gouvernementales libyennes n'est pas nié même par les militaires américains. La question reste de savoir si un stagiaire libyen formé d'après les standards de l'OTAN voudra apporter ses idées révolutionnaires en Europe.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir