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samedi, 07 septembre 2013 07:09

Missiles contre sourire ! (Audio)

IRIB- C'est de l'évidence même !
Nul ne doute que Barack Obama s'adresse ces derniers temps en premier lieu à Hassan Rohani. Apparemment, le président US parle de la Syrie mais au fond il s'adresse à l'Iran, allant même parfois plus loin, oubliant protocole et diplomatie pour dire ouvertement qu'il attaquait la Syrie pour que les pays qui « ne respectaient pas les lois internationales », qui « transgressent les lignes rouges », et qui « ont l'intention de fabriquer la bombe atomique » soient châtiés !! Une telle rhétorique, le projet américain d'attaquer manu militari la Syrie seraient-ils une réponse sans ambages ni équivoque des Etats-Unis à la stratégie de modération d'Hassan Rohani ? Pourquoi ? M. Rohani a essayé tout au long de sa campagne électorale, dès le jour où il a gagné la présidentielle, bref dans tous ses discours, à envoyer des signaux positifs à l'Occident. A ses côtés, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad-Javad Zarif a suivi le même projet dans de nombreux cas, à travers un discours mesuré et sage. M. Rohani a affirmé qu'il avait l'intention de renforcer le climat de confiance et la transparence à propos du nucléaire iranien, qu'il avait l'intention de dissiper les inquiétudes de l'Occident. Il a négocié avec le Sultan Qabous et Jeffrey Feltman qui étaient pratiquement les émissaires des Etats-Unis ; il a annoncé dans une lettre à l'AIEA que le lancement de la centrale d'Arak serait reporté, que le dossier nucléaire sera confié au ministre des Affaires étrangères, qu'il a remis le portefeuille des Affaires étrangères à une personne dont les Américains disent qu'il comprend mieux que quiconque en Iran leur langage et enfin de compte il a dénoncé le recours à l'arme chimique en Syrie sans en mentionner l'auteur. Tout cela représente des signaux pour montrer à l'Occident qu'un autre capitaine a pris en main le vaisseau de la politique en Iran et que l'Occident notamment les Etats-Unis, peuvent désormais compter sur l'ouverture d'un nouveau chapitre d'interaction et de diplomatie en Iran.
Logiquement parlant, on s'attendait à ce que les Etats-Unis patientent du moins quelque temps pour permettre que ce nouveau processus se renforce en Iran, s'ils n'accueillent pas favorablement ce processus.
Qu'ont-ils fait les Américains en réponse à Rohani
Primo, ils ont annoncé qu'ils n'accordaient pas beaucoup d'importance aux propos de Rohani et de Zarif, pour les prendre au sérieux, ils attendraient voir si le gouvernement Rohani est, dans quelle mesure, vraiment prêt à faire des concessions.
Secundo, le 22 juin, ils ont mis en vigueur, d'après le calendrier fixé, le projet de sanction selon lequel la politique de pétrole contre marchandise serait pratiquement appliquée à propos de l'Iran.
Tertio, un mois après, ils ont fait passer à la Chambre des représentants une loi dont la vocation est de réduire à zéro les revenues pétrolières de l'Iran.
Quarto, et maintenant, ils ont explicitement et officiellement annoncé qu'ils attaqueraient la Syrie, la plus importante alliée de l'Iran dans la région et ils ont ouvertement renchéri qu'ils effectueraient cette attaque pour que l'Iran prennent au sérieux les lignes rouges.
Qu'en serait la réaction de l'Iran ? L'Iran pourrait-il faire confiance aux Etats-Unis et aux propos de leurs dirigeants ? Il n'en y a qu'une seule réponse : si l'Occident n'admet pas de la part de Rohani le pilotage du compromis, il n'aura d'autre choix que de le voir le porte-étendard de la Résistance.

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