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mercredi, 03 octobre 2012 03:50

Le Racisme, les mots pour le dire!, par siatom

Le Racisme, les mots pour le dire!, par siatom
IRIB- La génétique a tranché, les hommes possèdent, environ, 35.000 gènes, ne différant que très peu d'une personne à l'autre.

L'alphabet génétique est composé de 4 lettres A, C, G ou T, formant un enchaînement de 3,2 milliards de signes hérités de chacun de nos parents. Or l'enchaînement de ces lettres au niveau des gènes ne varie qu'une fois sur dix mille entre des hommes ou des femmes issus d'Afrique, d'Asie ou d'Europe. Et si la génétique ne suffit pas, la politique viendra à son secours, «Il n’y a qu’une seule race, qu’une famille, c’est la famille humaine». En faisant référence à Jaurès en mars 2012, le candidat Hollande a promis de supprimer le mot ‘’race’’ de la constitution. Supprimons le thermomètre, la maladie disparaitra, merci docteur, combien je vous dois ?

Si ce n’est pas de la médecine, alors c’est de l’illusion, la magie du verbe, les mots soignent les maux, modifient les comportements, signent la disparition des racistes et les victimes collatérales sont les anti racistes professionnels.
 
Conséquence immédiate, si les races n’existent plus,le racisme doit s’auto dissoudre en même temps que SOS Racisme dont l’acronyme en anglais se traduit par Save our Subventions. Pour le MRAP et la LICRA, qui ont su se diversifier, l’affaire est moins grave puisque il ne s’agit que d’amputation d’une lettre de leur acronyme, il leur reste comme fonds de commerce résiduel l’anti sémitisme partiel, car à notre connaissance, dans ces deux associations le mot « sémite » ne concerne que les juifs, les arabes passant ainsi curieusement à la trappe.Pierre Desproges l’humoriste désabusé avait donc tort quand il disait «J’adhérerai à SOS-Racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire».
 
Tout autant que Léopold Sedar Senghor, l’un des deux chantres de la négritude quand il déclarait «Les racistes sont des gens qui se trompent de colère» Au moins, avaient-ils tous les deux l’excuse d’être morts avant la découverte complète du génome humain. D’ailleurs puisque cette chronique s’intéresse aux mots, l’invention du néologisme «négritude» par Aimé Césaire en renversant une insulte et en la transformant en un mot chargé de sens et porteur de valeurs est une trouvaille beaucoup plus intéressante et signifiante que la «bravitude» sur la muraille de Chine de la Joconde du Poitou qui n’est qu’une banale faute de français.
 
Mais voilà, contrairement aux attentes des scientifiques et de certains de nos politiques , le vocable «racisme» dont on attendait l’obsolescence programmée fait de la résistance sous diverses déclinaisons, racisme anti jeune, racisme anti vieux, racisme anti flic, et plus récemment racisme anti-blanc. Le glissement sémantique englobe même le sexisme, l’homophobie, le machisme, l’islamophobie.Quelle est l’explication de cette permanence de l’utilisation abusive du mot racisme notamment dans ces dernières acceptions ? Paresse intellectuelle, pauvreté du vocabulaire ? Sénilité improductive de nos académiciens ?
 
 Et pourtant, on a su faire preuve d’inventivité lorsque l’on a transformé les balayeurs en techniciens de surface, les nains en personnes de petite taille, les caissières en hôtesses de caisse, les femmes revêches en mal baisées etc.
 
De quels autres termes disposons nous ? Ethnophobie, Xénophobie, la palette n’est pas large.Ethnophobie, ce néologisme ne me semble pas adapté, car étymologiquement, il désigne la peur, l’aversion pour toutes les ethnies en y incluant la sienne. Si on a peur de son ombre, on est mal barrés.La xénophobie convient mieux, elle désigne les sentiments systématiques de crainte, d’hostilité, voire de haine envers les étrangers, c’est-à-dire de ceux qui n’ont pas la même nationalité que soi ou qui n’appartiennent pas au même groupe (culture, religion, langue...)
 
Dans ma jeunesse, l’étranger n’habitait parfois qu’à 4kms de chez nous, c’était le village à côté peuplé de ploucs et de cons dont il convenait de se moquer et parfois d’affronter. Xénophobie ou connerie ?Au Mali, le Sida, c’était les ivoiriens, la drogue : les africains anglophones, la prostitution : les ghanéennes, les nigérianes, anglophones elles aussi. En Côte d’Ivoire, les voleurs étaient burkinabés et les Ivoiriens partageaient l’avis des Maliens pour la drogue et la prostitution. La xénophobie au contraire de la définition du racisme d’antan qui contenait l’idée d’une supériorité d’un groupe sur un autre est plutôt le rejet d’une altérité qui pose problème, que l’on ne comprend pas et que l’on souhaite éloigner. Tous ces néologismes conçus à partir du grec ancien posent évidemment des problèmes de compréhension. 
 
Par conséquent, le mot racisme même employé à tort a de beaux jours devant lui, parce qu’il est compréhensible par tout le monde, n’en déplaise aux généticiens ; sa nouvelle déclinaison qui fait débat en ce moment est le racisme anti-blanc.J’avais lu en son temps, l’essai sur ce sujet de Tarek Yildiz « Le racisme anti-blanc ,ne pas en parler : un déni de réalité » dans lequel il décrit notamment ses diverses manifestations en milieu scolaire et dans certains quartiers. JF Copé, mu probablement par des arrières pensées politiciennes relance le sujet fort opportunément à l’approche de l’élection pour la présidence de l’UMP.Même si c’est pour de mauvaises raisons, et si sa découverte tardive d’un phénomène qui avait émergé au grand jour lors des manifestations lycéennes de 2005 nous parait relever de l’opportunisme politicien, les cris d’orfraie des vierges effarouchées de la bienpensance brandissant l’argument éculé de l’emprunt au Front National ne nous convainquent pas non plus.
 
Vous ne les entendrez peu ou pas s’exprimer, sur les Roms délogés par des habitants d’une cité de Marseille qui ont brulé le campement après leur départ. Des français issus de la diversité s’en prenant à des plus démunis qu’eux ? Même les flics de sarko le néo facho n’avaient pas osé. Il y a comme un bug dans leur logiciel idéologique.Puisqu’il faut égayer cette chronique automnale d’un parfum printanier, voici un petit écho du Festival de Kahn, celui-ci nous vient d’Axel le généticien « Le racisme anti-blanc est de l’ordre de la cruauté du gibier envers les chasseurs » c’est lui déjà qui avait comparé le meeting du Trocadéro avec les congres de Nuremberg. Voilà un double axel à faire pâlir Candeloro.L’inversion victimaire, Axel, comme tous ses amis de la bisounoursphère, il déteste.
 
Terminons sur une note résolument optimiste, le vocable "racisme" n’est pas prêt de céder sa place car il est une formidable arme rhétorique, au même titre que ‘’ fascisme’’ et ses dérivés , il cloue définitivement le bec du contradicteur, interdit de parole, mis au ban de la société.
 
 Les officines anti racistes, même celles à géométrie variable, ne souhaitent pas voir disparaitre leur produit phare, aspirateur de subventions, et parfois aussi ascenseur social (iste). En cette période de récession économique, qui ne se réjouit pas de constater la bonne santé de ces petites entreprises qui ne connaissent pas la crise.

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