mardi, 03 juillet 2012 09:43

L’étoile Monti!!!

L’étoile Monti!!!
IRIB- Le président du Conseil italien a mouché l'Allemagne et renvoyé la France à ses études, lors du Sommet de Bruxelles.

Le dernier sommet européen aura été, une fois encore, celui du sauvetage définitif de la zone euro. C'était, déjà, le cas, le 9 février 2010 ou le 17 juillet 2011. Sauf que, pour la première fois depuis longtemps, les observateurs ont senti que ce discours avait un fondement, car il y avait un vrai leader politique autour de la table. En réalité, il y en avait deux : le première ministre du pays assurant la présidence, à savoir, la danoise, Helle Thorning Schmidt, et le président du Conseil italien, Mario Monti.

Le Danemark était, déjà, aux commandes, en 1987, quand les crises à répétition du Système monétaire européen, l'ancêtre de la zone euro, avaient conduit aux accords de Nyborg, forçant en particulier la Bundesbank à soutenir les pays victimes d'une attaque spéculative sur leur monnaie. Au moment de l'expulsion de la livre du SME, en 1992, tout le monde a pu mesurer le cas que faisaient les Allemands de leurs engagements, mais l'important, c'est que des solutions concrètes et en soi plutôt crédibles avaient alors été adoptées.

Le couple franco-allemand

Il en a été de même cette fois –ci à Bruxelles où les Danois, qui ne sont pas membre de la zone à la suite d'un vote populaire négatif sur le traité de Maastricht, en juin 1992, ont rappelé que le projet européen ne pouvait se résumer aux bisbilles autour de la dette grecque et des banques espagnoles. Rappelant la nécessité d'une certaine prise de hauteur et qu'il n'était pas question de renouveler le Sommet du 17 juillet 2011 où les chefs d'Etat se sont mis d'accord sur l'avenir de la Grèce sans comprendre un traitre mot des longues considérations de technique financière dont ils débattaient, la présidence danoise a mis en évidence l'étroitesse des points de vue du couple franco-allemand.

La Hollande et le Hollande, les deux perdants du Sommet

C'est aussi ce qu'a fait Monti. Il a souligné que rassurer les marchés n'est pas un projet politique en soi et que l'Europe devait se donner des objectifs plus vastes. Avec finesse mais fermeté, il a stigmatisé l'hypocrisie de Berlin parlant de «saut fédéral», pour ne pas avoir à parler de ce qui fâche, à savoir le financement de la dette et l'amateurisme français dont la délégation se perdait dans la défense artificielle d'un insignifiant «pacte de croissance». Monti s'est gaussé de ce pacte qui entre directement dans son principe en opposition avec la logique de la baisse des dettes publiques et dont l'ampleur est d'autant plus dérisoire que pour lui donner une semblant de consistance, on s'est mis à y comptabiliser des sommes déjà engagées. Monti de rappeler l'urgence et qu'avant de se perdre dans des discussions oiseuses sur ce qu'est la croissance ou ce qu'est une construction politique fédérale, il fallait faire baisser les taux d'intérêt en Europe ; et que celui qui jouerait la politique de l'autruche en reportant les décisions à plus tard entrerait dans l'histoire comme le fossoyeur de l'euro et donc du projet européen, ce qui a priori ne devrait tenter personne.Face à Monti, le couple franco-allemand a pris une allure de «vieux couple», tout occupé à se chamailler sur des mesquineries, pendant que l'histoire se déroule à côté de lui.

En fait, les analystes soulignent que le sommet a fait deux victimes : la Hollande, dont le gouvernement se défait et dont le déficit public devrait atteindre, en 2013, 4,5% du PIB, et le Hollande, dont le programme en 60 propositions est, désormais, défait et qui n'arrive à persuader personne que sa politique économique ramènera le déficit public français à 3% du PIB, en 2013....

Source : www.bakchich.inf

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir