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jeudi, 16 avril 2015 09:41

Nucléaire iranien: le rôle trouble de Pékin ...

Nucléaire iranien: le rôle trouble de Pékin ...
IRIB- Après la conclusion d’un accord-cadre, le 2 avril, à Lausanne,
en Suisse, au sujet du programme nucléaire iranien, la Chine a vite pris des mesures, pour renforcer ses relations commerciales avec Téhéran, après la levée des sanctions. Les Etats-Unis ont, longtemps, essayé d’exploiter le régime des sanctions contre l’Iran, pour briser les liens économiques et commerciaux entre la Chine et la République islamique d’Iran. Mais, finalement, Washington a été obligé d’exempter la Chine des sanctions portant sur l’achat du pétrole iranien. Selon les statistiques de l’Agence internationale de l’Energie, en janvier 2014, le taux des exportations pétrolières de l’Iran vers la Chine a atteint les 1.32 millions de barils, par jour, c’est-à-dire, 32% supérieur au taux que le régime des sanctions avait fixé pour les exportations du pétrole iranien, dans le cadre des accords de novembre 2013 entre l’Iran et les grandes puissances.
Il est, maintenant, tout à fait, clair que la Chine attend, avec impatience, la levée officielle de toutes les sanctions économiques et commerciales contre la République islamique d’Iran. En effet, l’Iran se trouve au cœur de certains intérêts stratégiques du gouvernement chinois. Le pétrole iranien permet à la Chine de diversifier son approvisionnement en énergie. En outre, l’Iran est la pièce maîtresse de la revivification de la Route de la Soie, qui relie la Chine et l’Asie centrale à l’Ouest. Le développement du projet de la Route de la Soie est très important, pour Pékin, et peut augmenter, considérablement, le poids de la Chine, dans le commerce international.
La coopération entre l’Iran et la Chine ne se limite pas, seulement, au commerce et à l’énergie. Les deux pays ont coopéré, autrefois, dans le domaine de la défense, aussi. La Chine a vendu, autrefois, de la haute technologie militaire et défensive à la République islamique d’Iran, et les Iraniens ont profité, également, autrefois, de l’assistance technique et scientifique de la Chine, dans le domaine des missiles balistiques.
En mai 2014, le ministre chinois de la Défense avait annoncé que Pékin désirait développer sa coopération avec l’Iran, dans le domaine de la défense. Cela a été annoncé, après une visite de quatre jours du ministre iranien de la Défense, Hossein Dehqan, à Pékin.
La question que certains analystes se posent est de savoir si l’existence des sanctions anti-iraniennes de l’Occident et le besoin accru de la Chine en énergie ne sont pas les vraies raisons de l’intérêt que les Chinois portent à promouvoir leurs relations économiques et commerciales avec la République islamique d’Iran.
Pour le moment, la partie iranienne est mécontente du peu d’intérêt que la partie chinoise exprime à développer son investissement direct, dans les différents secteurs industriels et économiques, à l’intérieur de l’Iran, en se contentant, uniquement, de la vente de produits finis aux Iraniens.
En avril 2014, l’Iran a décidé d’annuler, enfin, un contrat de 2.5 milliards de dollars avec la Société nationale des coopérations pétrolières de la Chine, au sujet du développement du champ gazier d’Azadegan, au Sud de l'Iran, en raison du report de l’application de ce projet, plusieurs fois, par la partie chinoise. En outre, les responsables iraniens se plaignent, aussi, de la mauvaise qualité des services et des équipements chinois, dans certains domaines.
Par ailleurs, le régime des sanctions internationales a créé, aussi, des difficultés à la coopération entre les sociétés iraniennes et chinoises, car, dans de nombreux cas, les hommes d’affaires et les industriels chinois craignent que la poursuite de leurs affaires avec les sociétés iraniennes aient des conséquences négatives, sur leurs liens économiques et commerciaux avec les Etats-Unis. De grandes sommes de devises appartenant aux sociétés iraniennes sont, encore, bloquées, dans les banques chinoises. En outre, tout le monde dit que, malgré l’éventualité de la conclusion d’un accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances, avant le 1er juillet, le processus de la levée des sanctions anti-iraniennes pourrait être assez lent.
Le gouvernement chinois a annoncé être prêt à signer l’accord nucléaire final entre l’Iran et les 5+1, (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine et Allemagne). En outre, la Chine défend, toujours, l’adhésion de l’Iran aux organisations et groupes multilatéraux, en Asie. Le but du Pékin est, peut-être, de pousser l’Iran à établir plus de liens avec les pays de l’Est. La Chine et la Russie ont promis, aussi, aux Iraniens de faciliter l’adhésion de Téhéran à l’Organisation de coopération de Shanghai, (OCS). La semaine dernière, la Chine a annoncé que l’Iran sera, aussi, l’un des cofondateurs de la Banque d’investissement des infrastructures d’Asie. Cela facilitera, considérablement, le développement des échanges économiques et commerciaux entre la Chine et la République islamique d’Iran. Dans un mois, le Président chinois, Xi Jinping, effectuera sa première visite officielle, en Iran. C’est la première fois qu’un président chinois se rend, à Téhéran, depuis 13 ans.

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