jeudi, 19 juillet 2012 02:25

La Grèce n'arrive pas à boucler le plan d'économies, nécessaire, pour obtenir des prêts

La Grèce n'arrive pas à boucler le plan d'économies, nécessaire, pour obtenir des prêts
IRIB- La Grèce peine à trouver les économies réclamées par ses créanciers pour remettre ses finances publiques sur les rails.

Le Premier ministre, Antonis Samaras, a lancé un ultimatum à son gouvernement.

Après avoir pris un bon semestre de retard sur la mise en oeuvre de son programme de redressement, la Grèce va devoir sérieusement se remettre à la tâche. La troïka conduite par la Commission européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) retourne à Athènes le 24 juillet, sans date de retour... Seule perspective : la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro, annoncée pour début septembre par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Lequel a aussi averti qu'il n'y aurait pas de renégociation de l'aide, sans avoir eu de signes tangibles que le pays tentait de remettre en oeuvre le programme réclamé. Aucun versement n'est prévu dans l'attente de l'accord.

A Athènes, l'ancien ministre des Finances et actuel dirigeant du Pasok, Evángelos Venizélos, s'est plaint hier que la mission était quasi impossible. «Nous n'avons presque aucune chance de parvenir à économiser 11,5 milliards d'euros, sur 2 ans, grâce à des économies budgétaires, en 2013 et 2014», a-t-il déclaré à la radio, en invoquant l'aggravation de la récession.

En outre, le pays s'inquiète car il aura besoin d'argent dès le mois d'août, pour respecter ses échéances. «Nous nous battons pour obtenir un prêt-relais», aurait déclaré un responsable paniqué du ministère des Finances. Le 20 août, le pays doit rembourser 3,3 milliards d'euros d'obligations à la BCE et il doit, en théorie, se débrouiller avec la dernière tranche d'aide de 4,2 milliards d'euros, débloquée, en mai dernier, et renforcée de 1 milliard, en juin.

Ramener le déficit à 3 %, en 2014

A Athènes, le ministre des Finances, Yannis Stournaras, tente, désespérément, de trouver une liste convaincante d'économies à présenter, dès le 26, à la troïka, dans la perspective de ramener le déficit budgétaire de 9,3 %, l'an passé, à 3 %, en 2014. Le nouveau gouvernement a promis une relance des privatisations, la suppression de 150.000 postes de fonctionnaires et il considérerait, pour la première fois, de demander à l'Eglise grecque de payer, au moins, la moitié du salaire des prêtres, jusqu'à présent rémunérés par l'Etat. Hier, le Premier ministre, Antonis Samaras, a lancé un ultimatum à ses ministres, énervé par l'absence d'avancées dans les discussions. Par ailleurs, "Standard & Poor's" a estimé à 15 milliards d'euros le plan d'aide adéquat, pour Chypre, sur trois ans.

 

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